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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Le mystère de l'avenue d'Italie

1899

Un crime dont les mobiles restent encore mystérieux a été commis hier soir, à six heures et demie, au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique habitée par un brocanteur, âgé de soixante-trois ans, nommé Estault.

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Le drame de l'avenue de Choisy

1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Avenue d'Italie

Les fauves de la Goulue

1904

Les époux Droxeler, plus connus, le mari, sous le nom du dompteur José, et la femme sous celui de La Goulue, promènent, comme on le sait, dans les foires parisiennes une ménagerie qui fait de temps en temps parler d’elle. Cette ménagerie est actuellement installée avenue d’Italie, en face de la gare de la Maison-Blanche.

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rue du Banquier

Le miracle de la rue du Banquier

1866

Hier matin, à neuf heures, le concierge du n° 5 de la rue du Banquier, n’ayant pas vu paraître, selon sa coutume, l’une des locataires de sa maison, Mlle S..., blanchisseuse, et se rappelant que cette jeune personne semblait depuis quelques jours fort préoccupée et morose, conçut de tristes soupçons.

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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Le meurtre de l'Avenue d'Italie - 1903

Le meurtre de l'Avenue d'Italie

L’Écho de Paris — 7 janvier 1903

Tué d'un coup de couteau. — Le pari d'un apprenti « Apache ».

La gloire malsaine dès Apaches de Paris empêche de dormir plus d'un mauvais garnement. De jeunes bandits rêvent d'un exploit qui leur ferait connaître, du jour au lendemain, les douteuses délices de la grande publicité.

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

Voici dans quelles circonstances fut perpétré ce meurtre stupide :

Quelques pâles voyous du quartier, parmi lesquels Louis Ferront, âgé de 18 ans, teinturier, demeurant 16, rue des Malmaisons ; son frère, Alfred Ferront, 16 ans, apprenti cordonnier ; Georges Courtil, 16 ans, également apprenti cordonnier, et Louis Gaubert, 15 ans, apprenti menuisier, demeurant 55, rue du Moulin-de-la-Pointe, avaient passé l'après-midi à boire et à flâner, s'excitant mutuellement au mal.

— Je parie, s'écria tout à coup un boiteux qui les accompagnait, nommé Georges Delhomme, âgé de 20 ans, dit « Becquillard », dit « Trois-Pattes », je parie que je dégringole tout à l'heure un pante !

— Tenu ! répliqua Louis Ferront.

— Eh bien, tu vas voir !

Et toute la bande se mit en quête du « pante » à dégringoler. Il était six heures du soir, les passants étaient assez nombreux dans l'avenue de Choisy. Pour se donner du courage, Delhomme, ayant avisé une voiture de livraison d'une distillerie stationnée devant un marchand de vins, profita de l'absence du garçon pour s'emparer d'un litre de rhum qu'il alla boire dans l'avenue d'Italie.

Quelques instants plus tard, M. Rollin, et non Rollet, comme nous l'avions écrit par erreur, entrepreneur de fumisterie, âgé de quarante-deux ans, et demeurant 152, avenue d'Italie, passait devant les vauriens pour rentrer chez lui. Delhomme s'élança, armé de son couteau-poignard à cran d'arrêt. Il plongea l'arme terrible dans le dos du passant, qui tomba sans pousser un cri. Toute la bande s'enfuit. Les passants n'ayant pas compris ce qui arrivait n'essayèrent pas de les arrêter et s'assemblèrent autour du blessé, qu'ils croyaient renversé d'un simple coup de poing. Quand on vit sa pâleur et le sang qui coulait, on le releva et on le porta en hâte dans la pharmacie située avenue d'Italie, 160. Il y rendit le dernier soupir. L'arme, traversant l'épaule gauche, avait perforé les poumons.

Une demi-heure plus tard, Delhomme, dit Trois-Pattes, était ramassé sur la chaussée de la rue de la Vistule, par des agents qui le trouvèrent là, ivre-mort. On le porta au poste de la rue Nationale. Quand il fut dé grisé, il avoua son crime, accusant l'ivresse d'être toute la cause du mal.

Son couteau a été retrouvé sur le toit d'une maison, 22, rue des Malmaisons. On suppose qu'un des amis du jeune malfaiteur l'a jeté là.

Les vauriens, dont nous citons plus haut les noms, ont été arrêtés hier et ont rejoint au Dépôt le boiteux, qui y était depuis la veille.



Les apaches dans le 13e

Le terme d'"apache" désignant un certain type de délinquants fit son apparition dans les années 1900-1901 avec l'émergence des activités d'une bande s'étant auto-dénommée "Les apaches de Belleville". Son emploi de renforça avec l'affaire "Casque d'Or" et la popularité accordée à Joseph Pleigneur (19 avril 1876, Paris - 1936, Cayenne) plus connu sous le nom de "Manda" que l'on surnommait, avec exagération de son autorité réelle, le chef des "Apaches de la Courtille" lequel était opposé à François Leca présenté comme le chef des "Apaches de Charonne".

Dans son numéro du 12 décembre 1900, le quotidien Le Matin, sous la signature d'Henry Fouquier, donnait une première définition de l'apache :

« Je n'entends pas parler des derniers survivants de la grande tribu des Peaux-Rouges qui portaient ce nom et qui errent encore, chaque jour moins nombreux, sur les confins du Mexique et des Etats-Unis, assez volontiers qualifiés de bandits et de pillards par les Européens qui leur ont pris leurs territoires. Ces Apaches-là ne sont pas d'actualité. Par contre, nous avons l'avantage de posséder, à Paris, une tribu d'Apaches dont les hauteurs de Ménilmontant sont les Montagnes-Rocheuses. Ceux-ci font beaucoup parler d'eux. Ils ne sont point de haute stature et bons cavaliers commis leurs homonymes d’Amérique et ne se mettent pas de plumes dans leur chevelure insolemment relevée en chignon pour défier le scalp de leurs ennemis. Ce sont des jeunes hommes pâles, presque toujours imberbes, et l'ornement favori de leur coiffure s'appelle les rouflaquettes. Tout de même, ils vous, tuent Leur homme comme les plus authentiques sauvages, à ceci près que leurs victimes ne, sont pas des étrangers envahisseurs, mais leurs concitoyens français. »

D'autres suivirent, nombreuses et variées avant que la mode des "apaches" ne disparaisse progressivement à partir de 1910.

Études, citations et autres article

  • Verlaine à la Butte-aux-Cailles (1905)
  • Les apaches de la rive gauche (1907)
  • La tournée des édiles (1909)

Apaches et bandes d'apaches

  • Le meurtre de l'avenue d'Italie - 1904
  • Fiancialles d'apaches - 1904
  • La pègre - 1907
  • Agents attaqués - 1907
  • La bande des « Deux-Moulins » - 1907
  • La bande de « Saute-aux-Pattes » - 1907
  • Les « Pirates de la Glacière » - 1908
  • Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908
  • La défense de la chiffonnière - 1909

Dans la littérature

  • Les apaches de la Butte-aux-Cailles - Lucien Victor-Meunier (1907)
  • La goutte de sang - Jules Mary (1908)

À lire également...

Une enquête du commissaire Perruche

Le perroquet enlevé

1896

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts

1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

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Quartier de la Gare

Haustrate aux Assises

1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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quai de la Gare

Une voiture dans la Seine

1901

Un singulier accident s'est produit, hier matin, vers nuit heures, quai de la Gare, au coin de la rue Watt.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926).

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La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.

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En octobre 1936, une épidémie de diphtérie sévissait parmi les enfants fréquentant les écoles de la rue Daviel et habitant dans l’îlot insalubre de la Glacière. Huit cas dont un mortel étaient établis à la date du 31 octobre.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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