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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue des Gobelins

Drame de la jalousie

1905

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

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Sur la Zone...

Le Crime du Petit-Ivry

1903

En franchissant les fortifications par la porte d'Ivry, le boulevard de la Zone se trouve à deux cents mètres environ du poste de l'octroi, mais pour y parvenir il convient de faire un assez long détour, abandonnant la rue de Paris pour s'engager dans la rue Barbès, une voie large et régulière regagnant extra muros l'avenue de Choisy...

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Marché des Gobelins

Quadruple empoisonnement

1893

Une dame Choquenot, demeurant avec son mari, ouvrier cordonnier, et ses quatre enfants, rue du Moulin-des-Prés, envoyait hier matin un de ses petits garçons au marché des Gobelins pour acheter des arlequins, pour le repas.

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

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Boulevard de l'Hôpital

Une vache à l’eau

1882

On parle souvent de « vache à lait ». Hier, dans le treizième arrondissement, on ne parlait que de la « vache à l'eau. »

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Le meurtrier de Gauzy est arrêté - Le Matin

Le meurtrier de Gauzy est arrêté

Il se rendait à la poste restante pour retirer l'argent qui devait lui permettre de fuir à l'étranger

Le Matin — 7 juin 1914

Identifié seulement quarante-huit heures après l'attentat dont il s'était rendu coupable, Antonin Mazoyer, dit « le Marseillais », le meurtrier du soldeur Gauzy, avait eu le temps de dépister les policiers lancés à sa recherche. Bien qu'il ait eu soin de ne point reparaître dans les différents endroits où il avait coutume de fréquenter, Antonin Mazoyer a fini par être découvert. Il a été arrêté, hier après-midi, dans le vingtième arrondissement, au moment où il se rendait à la poste pour retirer, bureau restant, de l'argent que sa maîtresse lui envoyait, afin qu'il pût fuir à l'étranger. Vendredi matin, Mme Gauzy avait reçu une carte-lettre d'Antonin Mazoyer, dans laquelle il lui demandait pardon d'avoir fait feu sur son mari.

M. Guillaume, commissaire divisionnaire, chef du quatrième district, ayant eu connaissance de la missive reçue par Mme Gauzy, fit saisir la carte-lettre. Elle émanait bien du Marseillais et elle portait le cachet du bureau de poste de Nogent-sur-Marne. Ainsi Mazoyer se trouvait jeudi dans la petite ville où les deux tragiques bandits Garnier et Vallet furent assiégés et tués. Avait-il donc trouvé à Nogent-sur-Marne l'hospitalité discrète d'un camarade ? M. Guillaume envoya des inspecteurs à Nogent. En dépit de leurs investigations, ils ne recueillirent aucune indication pouvant les mettre sur la trace du Marseillais.

En filant la "Belle Marie"

Mais, dans la soirée d'avant-hier, un renseignement des plus intéressants parvenait au quatrième district. Si le Marseillais restait introuvable, sa maîtresse, une fille soumise, connue sous le nom de la « Belle Marie », venait de faire son apparition aux abords de la gare Montparnasse.

Des inspecteurs du quatrième district prirent en mature la Belle Marie. Ils furent assez heureux pour apprendre que la maîtresse de Mazoyer cherchait à se procurer le plus d'argent possible, afin de le faire parvenir au meurtrier de Gauzy.

Hier matin, les policiers virent la Belle Marie remettre de l'argent et une enveloppe toute préparée à une amie qui se rendit aussitôt dans un bureau de poste voisin de la gare Montparnasse. Ce ne fut qu'un jeu pour les policiers d'apprendre que les bons de poste pris au guichet par la camarade de la Belle Marie avaient été glissés dans une enveloppe pneumatique pourtant des initiales et l'adresse restante d'un bureau du quartier de Charonne.

Arrêté, le Marseillais avoue et pleure

M. Guillaume décida d'établir une surveillance autour de ce bureau de poste, où, sans aucun doute, Mazoyer viendrait chercher l'argent qu'il attendait. De nombreux inspecteurs furent postés dans toutes les rues avoisinantes.

Vers trois heures et demie, les inspecteurs Bornel, Borelly et Daniel., qui se tenaient à l'angle de la rue des Vignoles et de la rue Planchat, aperçurent tout à coup, à quelques mètres d'eux, un fort gaillard d'une trentaine d'années, brun vêtu d'un complet marron et coiffé d'une casquette grise. C'était Antonin Mazoyer. Il sortait d'un café que fréquentent habituellement des anarchistes.

D'un bond, les policiers s'élancèrent sur le Marseillais qui, d'ailleurs, sans esquisser le moindre geste de défense, se laissa docilement passer les menottes et pousser dans un taxiauto.

Le prisonnier, conduit directement à la mairie du treizième arrondissement, était introduit peu après dans le cabinet de M. Guillaume.

Après que le commissaire divisionnaire eut fait fouiller Mazoyer — il n'avait aucune arme sur lui et était en possession de 14 francs — il lui fit subir un simple interrogatoire d'identité.

Antonin Mazoyer se mit alors à pleurer à chaudes larmes et déclara eue c'était bien lui qui, dans la salle du café des Trois Marches vertes, avait tiré un coup de revolver sur Gauzy.

"Je suis un malheureux"

D'une voix lasse, le Marseillais, tout en sanglotant, fit ensuite le récit suivant :

— Je suis un malheureux. C'est dans un geste de colère que j'ai blessé Gauzy, mon ami, car je n'avais nullement prémédité mon acte.

» J'avais avec Gauzy des difficultés d'intérêts au sujet du « déballage » que nous avions ouvert en mars à Gentilly. Nous nous étions rendus au Café des Trois Marches vertes, précisément pour nous expliquer en présence du patron, M. Guignard. Mais Gauzy se fâcha. Il me parla alors en patois, me reprochant de m'adonner à l'absinthe et de vivre aux crochets de la Belle Marie. Puis il m'accusa d'être un mouchard, une « casserole ». Sous cette insulte, je perdis la tête et, m'emparant du revolver que j'avais toujours sur moi, je fis feu sur lui.

» M. Guignard me désarma... Je partis... Pendant quatre jours, j'ai erré aux Halles, dans Paris et la banlieue. J'ai couché à la belle étoile, n'osant pénétrer dans un hôtel de peur d'être reconnu et arrêté. Jeudi, je me trouvais à Nogent-sur-Marne où, dans un petit hôtel, situé près de la rivière, on n'a point voulu me recevoir, parce que je n'avais ni papier ni bagage. J'ai écrit de Nogent à Mme Gauzy pour implorer son pardon et celui de son mari.

» Dans la nuit, j'ai regagné Paris et me suis rendu dans le quartier de Charonne où je connais des amis, des camarades. Aucun n'a voulu me recevoir. On me reprochait durement d'avoir attenté à la vie de Gauzy.

» Je résolus alors de fuir à l'étranger. Mais je n'avais pas assez d'argent en ma possession. Je fis prévenir mon amie, la Belle Marie, ne voulant pas aller la retrouver, me doutant bien qu'on la surveillait.

» Sur mes recommandations, elle devait me faire parvenir de l'argent poste restante. J'allais à la poste quand j'ai été arrêté.

» Je suis un malheureux. Je regrette ce que j'ai fait... Pardon... Ma pauvre mère ! »

Mme Gauzy se porte partie civile

Le Marseillais, dont le repentir est sincère, a été conduit dans la soirée au Palais, où il a comparu devant M. Corne, juge d'instruction. Après un court interrogatoire, le meurtrier de Gauzy a été écroué à la prison de la Santé.

Mme Gauzy a décidé de se porter partie civile au nom de son mari dans le procès qui va être engagé contre Antonin Mazoyer. Me André Berthon en a fait part à M. Corne, en indiquant que Mme Gauzy n'entendait réclamer qu'un franc de dommages-intérêts, ayant surtout l'intention de veilleur à ce que la réputation de son mari, dont l'état est des plus inquiétants, ne fût point attaquée.

Disons que les inspecteurs du quatrième district ont retrouvé les deux clients qui, consommant mardi soir au café des Trois Marches vertes, furent témoins de l'attentat. Ce sont MM. Louis Louvet, vingt-sept ans, sellier, rue Nationale, à Paris, et M. Auguste Blandet, trente-sept ans, ouvrier raffineur, demeurant à Ivry. Les deux ouvriers, entendus par le juge d'instruction, ont confirmé tous les détails qui ont été déjà donnés sur la dispute ayant mis aux prises Gauzy et son ex-associé.


Antoine Gauzy, né à Nîmes le 4 septembre 1879, est mort à Viry-Châtillon le 12 juin 1963, à l'âge de 83 ans. Il se remit donc des blessures causées par Antonin Mazoyer.


A lire également

L'article paru dans Le Matin du 4 juin

Les articles parus dans Le Matin des 5 et 6 juin

À lire également...

Au bas de la pente

1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le crime de l'avenue d'Italie

1899

Au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique, un vieillard de soixante-trois ans avait installé, il y a quelque temps, un atelier de réparations de bicyclettes. Une jeune fille de vingt-six ans, nommée Lucie Carronneille, qu'il faisait passer pour sa fille, demeurait avec lui.

...


Quartier de la Gare

La pègre

1907

Un cocher, M. Louis Bodard, demeurant 5, rue Nationale, attendait, près de sa voiture, hier après-midi, rue du Château-des-Rentiers, à la hauteur du numéro 108, la sortie d'un client.

...


Boulevard Masséna

Deux bœufs chez le marchand de vins

1896

Une aventure singulière est arrivée hier matin, à neuf heures, boulevard Masséna.
Un marchand de bestiaux, M. Etienne Clerc, conduisait un troupeau composé de douze bœufs destinés à être embarqués à la gare de la Glacière.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

C'est le 25 mai 1827 que Honoré-François Ulbach tua de plusieurs coups de couteau Aimée Millot, la bergère d'Ivry.

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En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.

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*     *

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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