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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Gare

Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934

1934

Des incidents très graves qui ont rapidement pris le caractère d'une véritable émeute, se sont produits tard dans la soirée rue Nationale, dans le XIIIè arrondissement.

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Cité Jeanne d'Arc

Une cartomancienne assassine son ami

1921

En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

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Boulevard de l'Hôpital

Une vache à l’eau

1882

On parle souvent de « vache à lait ». Hier, dans le treizième arrondissement, on ne parlait que de la « vache à l'eau. »

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

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Rue du Moulin-de-la-Pointe

Arrestation d'un voleur

1903

En entendant des cris : Au voleur ! qui semblaient partir de la rue du Moulin-de-la-Pointe, la nuit dernière vers une heure du matin, des sergents de ville se sont mis en quête et ont aperçu dans la rue du Bel-Air un individu qui fuyait à toutes jambes dans la direction de la porte de Bicêtre.

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paris-treizieme.fr — Un drame rue Richemont
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Un drame rue Richemont

Les deux Ouvriers Chauffeurs. — Sous les Yeux des Enfants. — À Coups de Revolver. — Tentative de Suicide du Meurtrier. — Les Blessés à l'Hôpital.

Le Petit Parisien — 21 septembre 1904

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

Les circonstances qui ont entouré cette sanglante tragédie sont des plus émouvantes.

Les deux Amis

Au numéro 19 de la rue Richemont, se trouvent de tout petits logements occupés par des familles d'ouvriers et de modestes travailleurs.

Tous les locataires se connaissent entre eux, et se rendent mutuellement service. Parmi ces humbles ménages, celui de M. Beauvigné était particulièrement estimé. Le mari est employé comme chauffeur dans une grande raffinerie du quartier la femme fait des ménages, et donne tous ses soins à ses deux fillettes, l'une âgée de cinq ans, la deuxième de dix-huit mois. Il y a un an environ, M. Beauvigné fit la connaissance d'un nommé Gustave Rombillan, exerçant le même métier que lui, et les deux hommes ne tardèrent pas à devenir des amis inséparables. Gustave Rombillan, âgé de vingt-neuf ans, était marié, lui aussi, et demeurait au numéro 20 de la rue Lahire. Mais il venait très souvent rendre visite à ses amis de la rue Richemont.

S'éprit-il des charmes de Mme Beauvigné, fort jolie brune de vingt-huit ans, et trompat-il la confiance de son nouvel ami ? C'est ce que le drame que nous allons relater permet de supposer, sans toutefois rien affirmer.

Sous l'empire de l'Ivresse

Gustave Rombillan, il y a deux mois, entra comme chauffeur à la même raffinerie que Beauvigné. Seulement, les deux hommes n'étaient pas occupés aux mêmes heures. Rombillan prenait son service au moment précis où Beauvigné quittait le sien. De même, celui-ci n'abandonnait son ouvrage qu'à l'arrivée de son camarade de labeur. La nuit dernière Beauvigné se rendit à la raffinerie. Il devait être remplacé dans sa besogne, à six heures du matin, par Rombillan. Mais ce dernier avait d'autres projets en tête. On le vit, toute la nuit, dans le quartier des Gobelins, se trainer de débit de vins en débit de vins, si bien qu'un de ses amis qui la rencontra lui conseilla de s'aller coucher.

— Laisse-moi tranquille, lui dit-il, et occupe-toi de tes affaires.

Dès les premières lueurs de l'aube il se rendit dans la rue Richemont, maie ne pénétra dans l'immeuble qu'à cinq heures et demie du matin.

La porte d'entrée s'ouvre à l'aide d'un secret qu'il devait connaitre, car il n'eut pas recours à la concierge pour avoir accès dans la maison. Il se dirigea vers le logement de Beauvigné, qui est situé au rez-de-chaussée, et frappa violemment à la porte. La femme du chauffeur lui ouvrit. Que se passa-t-il ensuite ? C'est ce que l'on ne sait pas encore, les magistrats n'ayant pas encore interrogé Mme Beauvigné,

Toujours est-il que dix minutes après l’entrée de Rombillan dans le logement de son ami, on entendit le bruit de plusieurs coups de revolver.

Des voisins se levèrent en hâte et virent Mme Beauvigné dont le visage était ensanglanté se précipiter hors de sa chambre, affolée, en s'écriant :

— Il veut me tuer, sauvez-moi

Avec l’aide des témoins de ce drame, la malheureuse fut transportée dans une pharmacie de la rue de Patay, où des premiers soins lui furent prodigués. Puis, on transporta la blessée à l'hôpital Cochin.

Entre temps, des agents s'étaient rendus rue Richemont. En pénétrant dans le logement, ils aperçurent, étendu sur le plancher, Gustave Rombillan. Le meurtrier, après avoir voulu tuer la jeune femme, avait tenté de se faire justice. Il s'était logé deux balles dans la tête. Mais il n'avait réussi qu'à se blesser affreusement. Les gardiens de la paix le relevèrent et le transportèrent également à l'hôpital Cochin.

L'Arrivée du mari

Les deux fillettes des époux Beauvigné, réveillées par le bruit des détonations s’étaient mises à pleurer. L'aînée, une jolie enfant blonde aux grands yeux bleus, contemplait avec épouvante la large flaque de sang tachant le parquet, et criait d'une voix plaintive :

— Maman ! Je veux maman !

Les deux enfants furent habillées par une voisine compatissante et confiées aux bons soins de la concierge jusqu'à l'arrivée du mari.

Celui-ci avait attendu pendant une heure l'arrivée de son « remplaçant ». Enfin, las de ne pas le voir venir, il avait prié un de ses camarades de faire la besogne de Rombillan et s'était dirigé vers son domicile. Beauvigné ne veut pas croire encore que son ami a trahi la confiance qu'il avait placée en lui.

Il a agi, dit-il, sous l'influence de l'ivresse ou dans un moment de folie passagère.

Les médecins n'ont pu se prononcer encore sur l'état des deux blessés.

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts.

1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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A la cité Doré

Un rôti de chien enragé

1873

On sait peut-être que la cité Doré, près de l’ancienne barrière des Deux-Moulins, est un quartier composé de cahutes singulières, habitées par des chiffonniers. Quartier modèle s'il en fut... Sa population tient à ce que tout s'y passe pour le mieux, à ce que rien ne vienne entacher la réputation d'esprit pacifique...

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Quartier de la Salpêtrière

Sauvés des ténèbres

1863

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1890, la raffinerie de sucre Say dite "Raffinerie de la Jamaïque", installée boulevard de la Gare, produisait 20.000 pains de sucre par jour soit 240.000 kilogrammes.

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En 1860, Il y avait un commissariat pour deux quartiers dans chaque arrondissement de Paris. Pour le 13e, ces commissariats étaient installés 36 route d'Italie pour Croulebarbe et la Maison-Blanche et 62 boulevard de l'Hôpital pour les quartiers de la Salpêtrière et de la Gare.

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La place d'Italie a été dénommée par arrêté du 30 décembre 1864 et la route de Fontainebleau ou route d'Italie est devenue avenue d'Italie par ce même arrêté.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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