Faits divers

 Sur les « fortifs

Sur les « fortifs »

Le Journal — 10 janvier 1894

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

Celle-ci parvint à entraîner son adorateur sur les fortifs, pour parler, sans doute, d'amour au clair de lune.

Le couple se promenait amoureusement enlacé depuis quelques minutes à peine, lorsque tout à coup trois individus, qui se tenaient blottis dans l'ombre derrière un talus, surgirent et s'élançant sur Fultot, le terrassèrent, lui enlevèrent sa montre et son porte-monnaie et le précipitèrent dans le fossé.

Ce n'est qu'un quart d'heure plus tard que les gémissements du malheureux furent entendus. Relevé par des gardiens de la paix, Fultot, qui avait la cuisse gauche et plusieurs côtes cassées, a été dirigé sur l'hôpital Cochin. Il n'a pu donner que le signalement de la femme qui est activement recherchée.

 

Dans son numéro daté du 11 janvier, le quotidien L’Éclair, sous le titre « Épilogue » rapportait que Fultot était mort à l’hôpital.

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En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

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En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

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Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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Lorsque la gare de marchandises de la rue de Tolbiac entra en fonctionnement en mai 1903, cette ouverture s'accompagna de la création d'une nouvelle porte pour Paris dite « Porte des Gobelins » dotée d'un bureau d'octroi pour surveiller les entrées et sorties des biens et des personnes de la capitale.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912