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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Rue Croulebarbe

Un mari meurtier

1903

Un employé la recette principale des postes, Pierre Jamais, âgé de quarante-huit ans, demeurant 19, rue Croulebarbe, avait de fréquentes querelles avec sa femme, de dix ans plus jeune que lui.

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Cité Jeanne d'Arc

Une cartomancienne assassine son ami

1921

En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

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Boulevard de la Gare

La veuve Rigolot a malgré tout de la chance

1873

La dame veuve Rigolot est une bonne vieille qui tient, boulevard de la Gare, 6, une baraque pour la vente des journaux.

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Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

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Place d'Italie et ses alentours

Combat de « Terreurs »

1897

Une bande d’une dizaine de souteneurs étaient venus hier de Charonne pour s’amuser dans le quartier d’Italie, mais les gars de la Maison-Blanche virent cette invasion sur leur territoire d’un mauvais œil.

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Drame de la place Pinel 2 - 1935

Vingt ans de travaux forcés pour avoir tué une femme à coup de hachette

Excelsior — 23 juillet 1935

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Elise Chavannes, de six ans son aînée.

A six reprises il a été condamné, dont quatre fois pour vols ou tentatives, la dernière fois à trois ans de prison. Il a été également condamné à quatre mois de prison pour coups à agents et il a déjà comparu devant la cour d'assises, qui lui a infligé sept ans de réclusion, pour émission de fausse monnaie.

Cette fois, il s'agissait d'un assassinat, celui d'Elise Chavannes.

Le 17 mars dernier il l'injuria, la frappa, et la sexagénaire s'alita.

Ceci n'empêcha pas Pruvot de faire la fête avec des amis toute la journée du lendemain.

Le 19 mars, Elise, qui était alitée, lui reprocha sa conduite et il la quitta pour aller boire dans divers débits.

— J'en ai assez, dit-il à un camarade ; je vais la tuer, je laisserai un mot sur la table ; il y aura : « Elle est morte. » Comme ça, tu seras averti...

L'autre essaya de le calmer, lui représentant qu'il valait mieux qu'il quittât son amie. Mais Pruvot s obstina.

— J'en ai « marre » ; je vais la « butter » et je me « buterai » ensuite !

Et c’est ce qu'il fit une heure après, empoignant une hachette et broyant les os de la face et du crâne de la malheureuse d'une demi-douzaine de coups.

La pauvre vieille n'était pas belle à voir. Pruvot aperçut une poupée offerte par lui en des jours meilleurs, il la plaça sur la figure de la morte, écartant la robe pour masquer les plaies.

Il alla ensuite replacer la hachette, maculée de sang et de cervelle, sur la cuisinière où il l'avait prise, et il écrivit sur un papier, au crayon, l'aveu de sa culpabilité. Après quoi, il alla boire encore et se constitua prisonnier.

— Je lui ai donné un bol de lait, a-t-il expliqué aux jures, et, au lien de me remercier, elle m’a injurié, me traitant de fainéant. J’étais fou de rage; je me retournai et J'aperçus la hachette. J'ai frappé, sans trop savoir ce que je faisais ; j’étais vraiment fou...

Le président Glard lui objecta qu'il avait indiqué à l'avance qu'il allait tuer, Pruvot se contenta de répliquer que, depuis huit jours, sa « femme » le faisait enrager par ses injures et ses récriminations continuelles.

Après le réquisitoire de M. Picard, avocat général, Me Robert Bilis puis M" Maurice Guerrier présentèrent la défense de l'accusé.

Le jury délibéra ensuite et, écartant la préméditation, accorda les circonstances atténuantes. Pruvot fut alors condamné au maximum possible, soit vingt ans de travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour.


A lire également

Le drame de la place Pinel

À lire également...

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Rue du Dessous-des-Berges

Le drame du quartier de la Gare

1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Quartier de la Maison-Blanche

L'oie à lunettes

1915

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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rue Coypel

Au bal-musette

1892

Hier soir, quatre individus entraient dans un bal-musette, rue Coypel, 4, et faisaient un tel boucan que les danses durent être interrompues.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La boucherie centrale de l'Assistance Publique était installée en 1860 au sein de l'abattoir de Villejuif situé 181 boulevard de l'Hôpital. Elle livrait 112.000 kilogrammes de viande par an.

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C'est en octobre 1894 que le conseil municipal de Paris décida, sur le rapport de M. Caplain, que la rue du Pot-au-Lait serait désormais appelée rue Brillat-Savarin. On décida lors de la même séance que la rue des Cornes prendrait le nom de rue Oudry.

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La rue Rubens (511 mètres, entre la rue du Banquier, 33, et le boulevard de l'Hôpital, 140), existait au XVIIe siècle. Elle s'appela primitivement rue des Vignes, à cause des treilles de la Salpêtrière. Par décret du 24 août 1864, elle reçut sa dénomination actuelle, en mémoire du peintre flamand (1577-1646), à cause du voisinage des Gobelins.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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