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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 octobre 1874 (un lundi), la Société municipale de Secours mutuels des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe, donnait, à 2 h., au théâtre des Gobelins, un concert au profit de sa caisse des retraites.


L'école 8 rue Kuss, a été construite en 1934, par l'architecte Roger-Henri Expert, qui utilisa largement le béton.


C’est en juillet 1938 que fut posée, par le Ministre Jean Zay, la première pierre du stadium universitaire qui allait prendre place à l’angle du boulevard Kellermann et de la porte de Gentilly et qui, plus tard deviendrait le stade Charletty.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Macabre découverte - 1880

Macabre découverte

Le Gaulois— 6 juin 1880

M. Moller, commissaire de police du quartier Croulebarbe, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une mort qui semble mystérieuse. On a retiré du puits de la maison sise avenue de Choisy, numéro 92, le cadavre d'une locataire, la dame C. âgée de trente-cinq ans.

La mort remontait à environ huit jours. L'enquête s'attache à rechercher quels peuvent avoir été les motifs qui auraient poussé cette malheureuse au suicide; or, jusqu'à présent,il semble établi que la dame C… vivait heureuse, et n'avait nulle raison d'attenter à ses jours.

L'instruction se poursuit.

MONSIEUR LECOQ.

 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 La ramasseuse de crottes - 1893

Type de Paris

Un métier inconnu

Le Figaro — 28 janvier 1893

Les gueux, inventeurs de petits métiers peu connus, n'habitent pas en général les grandes cités de misère. Les cloisons minces révéleraient aux voisins les secrets du négoce. D'ailleurs, les propriétaires ne permettraient pas à un fabricant d'asticots ou à un ramasseur de crottes de chiens de remiser sa marchandise dans un immeuble déjà empuanti par la crasse humaine. Ils habitent donc de petites cabanes accroupies en des jardins fleuris de linges qui sèchent, près des terrains vagues aux clôtures brisées par les « Terreurs » de quartiers.

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie.

Le sac sur l'épaule, armée d'une cuillère à soupe, elle explore la chaussée, s'arrêtant près des arbres, des tas de sable, des amoncellements de cailloux.

Elle sait que les toutous aiment la solitude pour vaquer à leurs petites affaires. Les chantiers de construction, les jardinets abandonnés sont pour elle de véritables champs d'or où la cueillette est toujours abondante. Elle trouve de petites crottes non pas dans le gazon, mais dans les recoins hérissés d’orties ou de chardons, ce qui fait croire que les chiens ont à cœur de ne point salir l'herbe courte où se roulent les gosses du quartier.

Gravure parue dans Le Monde Illustré en 1893

Le commerce n’allait point trop mal autrefois, au temps où les chiens vaguaient en liberté. Mais depuis les arrêts préfectoraux, elle doit se rendre chaque matin au domicile des toutous. Les propriétaires ou les domestiques mettent ça de côté en petits tas, pour la vieille mère. Marchands de futailles, marchands de caisses, charbonniers, possèdent de gros chiens de garde : terre-neuve ou saint-bernard qui emplissent vite le sac d'un fumier de première qualité; Délicatement, d'un coup de cuillère, elle les fait sauter une à une dans le sac. Pas un grain de sable, pas une épluchure dans sa cueillette. La pauvre vieille est si expérimentée que, n’y voyant presque plus, elle ne se trompe jamais entre ce qui en est et ce qui n'en est pas.

Elle a de terribles concurrents même dans son quartier, des hommes presque jeunes, qui ont des jambes très vites, eux, et un vieux bonhomme qui l'injurie quand il la rencontre chassant sur ses terres. Ce vieux, le doyen, l'inventeur du métier, a fait une petite fortune, mais il voyage par habitude et aussi pour laisser un peu moins de butin à ses successeurs et disciples./p>

Bonne récolte ou mauvaise récolte, la ramasseuse ne rentre jamais rue Xaintrailles sans porter sur son dos trois ou quatre seaux de crottes molles ou dures. Molles ou dures, cela a son importance.

Molle, la marchandise se tassera ; dure, elle emplit plus vite le boisseau du mégissier ou du corroyeur qui l'achètera pour travailler ses cuirs.

La pauvre vieille courbe l'échine sous ses crottes de chiens, et les femmes de ce quartier ouvrier lui crient sur le seuil des portes :

— Vous ne voulez donc pas acheter une hotte, la Mère-aux-chiens ? Votre marchandise vous pèserait moins.

— Une hotte ! Ah non ! Ça aurait trop l'air chiffonnier. Je n'ai pas toujours ramassé de crottes er si je suis gueuse, je ne suis pas encore biffin !

Arrivée chez elle, la ramasseuse entasse sa cueillette en un coin de la chambre où elle fait sa cuisine, dort et mange. La pièce est aussi propre que possible. Les murs sont ornés de vieilles chromos chamarrées de couleurs encore neuves et crues. Des photographies encadrées de bleu sont disposées en rayons autour d'un globe fêlé qui protège les fleurs mi-écloses d'un antique bouquet nuptial.

Chaque après-midi, la Mère-aux-chiens porte sa récolte aux tanneries qui ne travaillent que des cuirs fins. Elle vend sa marchandise au seau, quinze sous ou vingt sous, selon le cours et selon la saison.

Le cours baisse de plus en plus, non pas que le mérite des crottes de chien diminue, mais parce que les négociants en crottes deviennent de plus en plus nombreux. Il y a à Paris actuellement quinze ou seize ramasseurs et deux ramasseuses. Il y a dix ans, le commerce était entre les mains d'un accapareur, source à de bien jolis revenus. L'homme vendait son engrais à raison de quinze francs le décalitre.

Prévoyant la baisse, ce singulier spéculateur a gagné la campagne où il habite un petit chalet ornementé, parait-il, de bizarres sculptures représentant des chiens faisant... sa fortune.

Que devient la crotte ?

Des ignorants prétendent que les teinturiers s'en servent pour donner aux gants cette jolie teinte safranée ou beurre frais qui fut, il y a quelques années, si fort à la mode. Il n'en est rien.

Le mégissier qui achète la cueillette de la Mère-aux-Chiens verse dans une cuve trois seaux de crottes, plus quelques dix litres de jaunes d'œufs. Il brouille le tout comme pour la confection de quelque gigantesque omelette, puis remplit sa cuve d'eau après avoir enfoncé dans le mélange les peaux à travailler. Les cuirs de daim ou de chevreau sortent de là blancs comme lait et tout préparés pour Il confection de petits souliers et des gants que des amoureux baisent dévotement.

Léon Roux.

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Les chasseurs de cabots (1868)

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