Dans la presse...

 Le Métro sur la rive gauche - 1903

Le Métro sur la rive gauche

Le Journal — 6 juillet 1903

La « Circulaire Sud ». — De l'Etoile à la place d’Italie, par Grenelle et Montrouge.

Parlons donc un peu de la rive gauche, qui a paru, jusqu'ici, plutôt délaissée dans l’établissement des premières lignes du réseau métropolitain. Porte Maillot-Vincennes, Dauphine-Nation, Étoile-Trocadéro sont déjà en exploitation   Courcelles - Ménilmontant est très avancée ; on travaille au remaniement des égouts nécessité par le passage de la Transversale Nord - Sud, entre Clignancourt et les Halles ; comme on le voit, on a fait la part très belle à la rive droite, qui, seule, possède, jusqu'à ce jour, la totalité des lignes en service et où les travaux de lignes nouvelles sont activement poursuivis.

De l'autre côté de la Seine, cependant, une importante section est aujourd’hui en pleine voie d'exécution : c'est celle qui porte le nom de « Circulaire-Sud », et qui complétera la ligne de Ceinture établie sur tout le parcours des anciens boulevards extérieurs, quand elle aura été reliée par les ponts projetés à ses deux extrémités à la grande « Circulaire-Nord », inaugurée au commencement de cette année.

La « Circulaire-Sud » --- en y comprenant ses raccordements avec les lignes de la rive droite — aura son véritable point de départ à la station de l'Etoile. La petite section actuellement ouverte, de l'Etoile au Trocadéro, y sera incorporée. Au delà de ce dernier point, le tracé de la voie nouvelle suit en souterrain la rue Franklin, puis tourne à gauche, sous la rue Alboni, pour aller déboucher, à ciel ouvert, dans la direction du quai de Passy. Il franchit, en cet endroit, les deux bras de la Seine, sur un pont à double tablier, dont nous avons publié le dessin, et qui servira, à la fois, pour le passage du Métropolitain, à la partie supérieure, et pour celui des voitures et des piétons, à l’étage inférieur.

Sur la rive gauche, la ligne se développe en viaduc le long des boulevards de Grenelle et Garibaldi, jusqu'au boulevard Pasteur où elle entre en souterrain, un peu avant la rue de Vaugirard. Elle continue ainsi, sous les boulevards de Vaugirard, Edgar-Quinet et Raspail, pour reparaître au jour après avoir dépassé le faubourg Saint-Jacques.

Dans cette partie du trajet, la ligne passe en dessous des voies de l'Ouest (R. G.) et du chemin de fer de Sceaux. Elle franchit ensuite la vallée de la Bièvre, en suivant, en viaduc le boulevard d'Italie jusqu'à la rue Corvisart., où elle s'enfonce encore en souterrain sous la butte dont la place d'Italie occupe le sommet. De là, un embranchement se détachera ultérieurement pour descendre vers la Seine par le boulevard de la Gare, et gagner la place de la Nation.

La ligne principale, après avoir contourné la place d'Italie, s'engage, toujours en souterrain, sous le boulevard de l'Hôpital, puis va déboucher au coin du boulevard Saint- Marcel. C'est en ce point que se termine le tracé de la Circulaire-Sud proprement dite.

Son prolongement en viaduc, vers la gare d'Orléans, avec traversée de la Seine en amont du pont d'Austerlitz et ses raccordements avec la gare de Lyon et la Bastille appartiennent à la ligne n° 5, qui se dirigera sur la gare de l'Est, par les boulevards Richard-Lenoir, Voltaire et Magenta, où elle rejoindra la grande Transversale Clignancourt-Montrouge.

Ce qui caractérise la Circulaire-Sud, c'est la grande étendue des parties en viaduc. Sur une longueur totale de 10 kilomètres 107, comprise entre l'Etoile et le boulevard Saint-Marcel, 3,382 mètres (soit le tiers) sont sur viaduc.

Le type de construction adopté est identique à celui des autres lignes, aussi bien pour la voie que pour les stations.

Une particularité que nous avons déjà signalée, est relative au passage à la gare d'Orléans. À cet endroit, le viaduc de la ligne s'infléchira de façon à pénétrer dans le grand hall des voyageurs de cette gare, qu'il traversera à la hauteur d'un premier étage. Des escaliers relieront la station du Métropolitain, établie ainsi dans la gare même, à tous les quais de départ et d'arrivée du réseau d'Orléans. Cette innovation, qui aurait bien dû être imitée à tous les points de rencontre du Métropolitain avec les autres lignes, sera très appréciée, surtout des voyageurs de banlieue.

Nous donnons ci-dessous la nomenclature des stations de la Circulaire-Sud, qui sont situées aux points correspondant aux numéros d'ordre de notre plan :

1. Etoile ; 2. avenue Kléber ; 3. rue Boissière ; 4. Trocadéro, en souterrain (section déjà ouverte). - 5. Quai de Passy ; 6. quai de Grenelle, 7. rue Duplex ; 8. avenue de la Motte-Piquet : 9. place Cambronne ; 10. avenue de Suffren, en viaduc. - 11. Rue de Vaugirard ; 12. gare Montparnasse ; 13. boulevard Edgar-Quinet, 14. boulevard Raspail ; 15. place Denfert-Rochereau, sous terrain. - 16. place Saint-Jacques, à ciel ouvert, — 17. Rue de la Glacière, en viaduc. — 18. rue Corvisart, à ciel ouvert. — 19 Place d'Italie, 20. rue de Campo-Formio ; 21. boulevard Saint-Marcel, en souterrain.

Les travaux de la ligne proprement dite, retardés par les difficultés relatives aux consolidations de carrières, dans la partie voisine des catacombes, sont aujourd'hui en bonne voie d'achèvement. Cependant il n'est pas probable que la Circulaire-Sud puisse être ouverte à l'exploitation, même partiellement, avant l'achèvement du pont de Passy, par lequel elle se reliera aux lignes de la rive droite. Or, on vient de commencer seulement les fondations des piles de cet important ouvrage, et, en mettant les choses au mieux, il ne faut pas espérer qu'on puisse faire passer des trains sur son tablier supérieur avant l'été de 1905. C'est la date qu'il nous parait raisonnable de fixer pour l'inauguration de la ligne entière sur la rive gauche.

Un chiffre éloquent donnera, d'ailleurs, une idée de l’importance du travail à exécuter. Le coût total de la ligne, entre le Trocadéro et la place d'Italie, s'élèvera à 22,807,000 francs, soit exactement à 3,095 fr. par mètre de longueur ! Sur la rive droite, la ligne de Maillot-Vincennes n'a coûté que 2,646 francs le mètre, et la Circulaire-Nord 2,811 francs. Le prix de revient plus élevé de la Circulaire-Sud provient, d'une part, de la plus grande proportion de voie en viaduc, et, d'autre part, du grand pont prévu pour la traversée de la Seine.

Salagnac


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Le monument aux mères françaises est présenté la presse

Aujourd'hui, à 10 heures, sera présenté à la presse, boulevard Kellermann, le monument élevé à la gloire des mères françaises, sous le patronage du Matin, qui sera inauguré le 23 octobre, à 14 h 30 en présence du président de la République et des plus hautes personnalités. (1938)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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Saviez-vous que... ?

La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.

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En 1882, un poste-vigie dit encore poste avertisseur, c'est à dire un local où un pompier serait toujours présent afin d'y recevoir la déclaration des personnes venant faire connaître un incendie, était installé au numéro 26 de la rue des Cinq-Diamants.
Chaque poste avertisseur était en communication avec la caserne des pompiers la plus voisine à l'aide d'un télégraphe à cadran.

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C'est le 10 juillet 1899 que le Conseil municipal de Paris décida de donner le nom d'Abel Hovelacque à la rue de Gentilly.

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C'est en 1868 que la rue de la Barrière-des-Gobelins prit la dénomination de rue Fagon, premier médecin de Louis XIV, directeur du Jardin-du-Roi, mort en 1718.

L'image du jour

Eugène Atget - Bastion 87 boulevard Kellermann