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La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.
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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

Littérature
Les mémoires de Rossignol
Jusqu'à présent, ce sont les grands premiers rôles qui ont écrit leurs Mémoires. Est-il besoin de rappeler les ouvrages de Canler, ceux de M. Claude, les livres de M. Macé ? Cette fois, un agent, qui est sorti du rang, qui a débuté par le plus modeste emploi, racontera ce qu'il a vu, ce qu'il a entendu.
Son récit n'aura de valeur que les détails vécus, par les péripéties dramatiques exigées dans le métier de ceux qui agissent et inventent, mais ne commandent pas.
Le lecteur excusera la forme un peu décousue des lignes qui vont suivre. L'auteur est un ancien enfant de troupe, sans grande, instruction première, mais qui a beaucoup lu, beaucoup observé, un peu écrit, et qui tâchera de ne pas s'en tirer trop mal. Au besoin, je me ferai aider. Je ne suis pas un écrivain, je suis un homme d'action. Les nombreux témoignages de sympathie, les nombreuses marques d'estime que j'ai reçus au cours de ma carrière d'agent voué à la découverte et à l'arrestation des pires criminels, me suivront-ils dans mon écriture ? Je le souhaite. En tous cas, ici encore, je mettrai toute ma franchise et toute ma loyauté.
Mais, je le répète, il faut qu'on m'excuse au cas où la littérature serait atteinte dans sa dignité. Je parlerai comme ça viendra. Je dirai quelque fois des mots un peu durs. Je ne sais pas « camoufler » les phrases.
J'en suis, du reste, tout étonné, d'écrire ces mémoires. Au moment où j'ai pris ma retraite, je n'aspirais qu'au repos et à la vie champêtre. Un journaliste est venu causer avec moi. Je crois que c'est lui qui m'a « travaillé », comme jadis, je « travaillais » les escarpes dans mon bureau de la Préfecture ou dans les arrière-boutiques de mastroquets. J'ai cédé : j'écris mon dernier rapport.
À la fin de l'année 1873, en même temps qu’un ami qui, depuis, s'est enrichi dans le commerce de gros, j'achetai une feuille de papier timbré et fis une demande d'emploi à la Préfecture de police. Depuis ma libération du service militaire, qui avait eu lieu au mois d'avril précédent, j'avais travaillé comme manœuvre au chemin de fer de Lyon, poussant des wagons toute la journée et gagnant un salaire d'une maigreur désespérante ; puis, chez un fabricant de pendules anciennes de la rue Amelot qui m'employait à faire les courses ou bien à polir des cuivres et de l'écaillé.
Pour un sergent-major, plusieurs fois médaillé et pourvu d'une superbe cursive, la position n'était pas mirifique, et je grillais d'envie d'entrer dans l'administration.
Je fus appelé à subir la visite réglementaire un beau matin de décembre. Dans une grande salle de la caserne de la Cité, nous étions là une vingtaine de gaillards de tous les genres et de toutes les formes, auxquels un vieux brigadier de gardiens de la paix enjoignit de se déshabiller. Je fis comme les autres et fus mis, après une heure de nudité, en présence du docteur N…
— Tiens, vous êtes râblé, vous, me dit-il. Qu'est-ce que vous faites ?
—Je suis employé de commerce, mais j'ai été enfant de troupe, puis zouave...
— Ah zouave… En Algérie ?
— Dame ! Et pendant une insurrection, encore ! Je me suis battu plus d'une fois avec les Arbicos et même avec les Chacals.
— Vous avez été libéré comme sous-officier, hein ? Je n'aime pas à recevoir les sous-officiers. Ils trouvent toujours des places à Paris. Il est bien inutile que nous les prenions à la Préfecture. Mais, enfin, je le voudrais, que je ne pourrais, pas vous refuser. Vous avez une belle santé !
— Merci, monsieur le docteur…
Je n'avais plus qu'à attendre ma nomination.
Quinze mois après, je reçus l'avis de me présenter au service de la Sûreté. Un de mes futurs collègues me prévint que M. Jacob – le successeur de M. Claude – allait me recevoir.
[...]
Le 13e en littérature
Le quartier Croulebarbe
La vieillesse de Monsieur Lecoq
par
Fortuné du Boisgobey
Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.
(1878)
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La ruelle des Reculettes
par
Paul Mahalin
Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...
(1879)
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Le quartier Croulebarbe
par
Henri-Jacques Proumen
Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...
(1932)
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L'octroi de la porte d'Italie
par
Eveling Rambaud et E. Piron
Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.
(1894)
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De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins
par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.
(1912)
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La Butte-aux-Cailles
par
Charles de Vitis
— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.
(1899)
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L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859
par
Adolphe Favre
Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...
(1859)
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Saviez-vous que... ?
En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.
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Le 13 juillet 1880 furent organisées des retraites au flambeau dans les principaux quartiers du 13ème arrondissement et le 14, eût lieu à 2 heures, une grande cavalcade au profit des écoles. Des fêtes foraines se tenaient sur les places et avenue de l'arrondissement et des concerts furent donnés par les sociétés instrumentales et chorales.
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Ernest Rousselle (1836-1896) -C'est lui ! - et son fils Henri (1866-1925) étaient négociants en vins.
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En juillet 1895, la petite Jeanne Monseux, âgée de 7 ans, se rendait comme chaque jour chez les époux Lorphelin demeurant boulevard Kellermann afin d’y nourrir leur chèvre qui, depuis quelques jours, affectait un comportement bizarre. Soudain, l’enfant se mit à crier. Les époux Lorphelin se précipitèrent dans la cabane et aperçurent la pauvre petite luttant désespérément contre la chèvre qui lui avait fait au visage et aux bras de profondes morsures, d'où le sang s'échappait.
Il s’avéra que la chèvre était enragée. Elle fut abattue.
Quant à la petite Jeanne, elle fut sans retard transportée à l'institut Pasteur.
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La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.