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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

(1912)

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La Butte-aux-Cailles

Coeur d'enfant

par
Charles de Vitis

— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.

(1899)

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L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

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La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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Les mémoires de Rossignol - 1894

Les mémoires de Rossignol

Extrait précédent

 

V

En 1877, je commençais, comme l'on dit, à me faire la main. Je devenais débrouillard et les chefs de la police m'avaient remarqué.

Je comptais toujours parmi les agents désignés pour une expédition difficile. On me choisissait surtout pour les tournées de nuit, dans les quartiers excentriques, mais le récit de ces tournées ne viendrait pas en son temps aujourd'hui, car — il ne faut pas l'oublier — je n'étais qu'un simple agent, à cette époque, et je ne pouvais avoir d'initiative que dans un tout petit cadre. Plus tard, je fus à la tête de nombreuses affaires et je raconterai certainement plusieurs visites aux bouges de la capitale. On appréciait mon agilité. Je ne suis pas grand et, je crois l'avoir déjà dit, je suis assez bien, découplé, assez habile aux exercices du corps. Je n'avais point mon pareil, disait-on, pour annihiler les forces d’un individu récalcitrant : je l'enlevais de terre, le faisais basculer sur mon dos, la tête en basset, comme un fort de la halle porte un sac de blé, je menais au poste mon délinquant très étonné.

On préfère avec raison à la Sûreté, les hommes petits aux hommes grands. Ils se dissimulent beaucoup plus facilement et leur taille les fait pour ainsi dire oublier. Je me rappellerai toujours un agent de mon service nommé Saindo. Ah ! qu'il était petit ! 1 mètre 52, tout au plus. Et dégourdi ! Un jour, comme il se trouvait dans le quartier des Halles, deux individus lui offrirent d'acheter une montre à un prix dérisoire.

Mon Saindo, examinant la montre, réfléchissait au moyen de pincer les deux gaillards. Ils étaient deux, ils étaient grands ; il était seul, il était tout petit.

Il imagina de fourrer la montré dans sa poche et de se sauver à toutes Jambes dans la direction de la rue des Prouvaires, où se trouvait un poste. Ce qu'il pensa arriva. Les deux voleurs volés cherchèrent à le rattraper mais, près du poste, à. proximité du gardien de planton, l'agent de la Sûreté s'arrêta court, entama une lutte, fut bientôt rejoint et défendu, ses « clients » furent mis au violon.

Comme dans toutes les administrations, à la Sûreté se trouvent des jaloux. Mes premières affaires inquiétèrent les camarades. On me qualifia d'ambitieux. Comme si l'ambition était un crime ! Certes, je n'avais guère l'envie de moisir dans les bas emplois et de gagner cent francs par mois durant toute ma vie. Un jour, en tournée, près du pont d'Austerlitz avec un inspecteur principal et un brigadier, j'entrai au bal Émile, dont, il y a deux ou trois ans, l'existence fut rappelée avec scandale. Serait-il convenable que je donnasse des renseignements détaillés sur le tenancier de ce bal, que j'ai beaucoup connu, sur sa femme, la célèbre mère Émile, sur sa fille, que souvent je vis jouer, l'après-midi, sur le plancher où, le soir, gambadaient les filles ?

Inutile, je pense, car tout au long l'histoire fut dite, par les journaux, et il est inutile de raviver de tristes propos. À ce bal, pour amuser mes deux chefs, je me mis à faire le clodoche, et j'obtins un vrai succès. On en parla dans les bureaux.

— Emmenons-le à l'Opéra, proposa le chef.

Et, depuis, je fus-toujours parmi les agents désignés pour la surveillance des bals de l'Opéra. Le public pourrait se figurer que, dans cette cohue de travestis, au milieu de cette atmosphère surchauffée, en ce lieu de plaisir à outrance, où chacun ne pense qu'à s'amuser, qu'à se frôler, qu’à se prendre par la taille, les vols sont fréquents.

Ce serait une erreur. Les pickpockets n'opèrent que très rarement au bal de l'Opéra. Voilà une déclaration qui vaut son prix et qui me fera, j'espère, avoir, mes entrées, bien que je ne pense guère à quitter ma rivière et mon bateau pour aller me mêler à la foule des galants habits hoirs, des toilettes claires, des pierrots, des bergères...

II est donc très rare qu'une plainte en vol soit déposée chez le commissaire de service. Cependant, il n'y a pas très longtemps, une jeune dame, Mme S.N., fit demander un agent de la sûreté. On lui avait volé, disait-elle, au bal de l'Opéra, une broche d'une valeur de quarante-cinq mille francs.

Quelle était donc cette dame ? Quelle était son influence auprès des pouvoirs publics ? Je ne sais, mais ce fut un grand remue-ménage dans nos bureaux. Au lieu d'un simple agent, on désigna le brigadier Rossignol.

On me donna l'adresse. Je partis près de l'avenue de Villiers et sonnai bientôt a la porte du petit hôtel, luxueux et confortable, qu'habitait la plaignante.

Je trouvai Mme N... en compagnie d'un financier, célèbre alors par ses relations politiques, et, aujourd'hui, par l'extrême habileté avec laquelle, à travers l'Europe, il dépiste mes anciens collègues. Je fus bien vite fixé. II fallait se « dégrouiller », car je me trouvais au milieu d'importants personnages. Le financier voulut, pour mes recherches, me signer un chèque de deux cents francs. Je n'acceptai point. Je fis bien de refuser, car, depuis, on n'aurait pas manqué de m'accuser d'avoir touché au Panama.

Je n'eus pas à me donner beaucoup de peine, car le lendemain même un commissaire de police avertissait la Sûreté qu'un jeune homme arrêté en flagrant délit de vol à l'étalage était porteur d'un superbe bijou. J'allai chercher cet individu, qui raconta, qu'il avait trouvé la broche en ramassant des confettis à la sortie du bal de l'Opéra.

Mme N…, immédiatement prévenue enchantée de rentrer eu possession de son bijou, remit cinquante francs au voleur, que, nous gardâmes naturellement.

Extrait suivant

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Madame Sept-Quatre

par
William Cobb
(Jules Lermina)

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

(1873)

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De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

(1912)

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La rue du Dessous-des-Berges

La dame de pique

par
Jules de Gastyne

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

(1906)

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A travers la Maison-Blanche

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

(1907)

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La poterne des Peupliers

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

(1910)

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La rue des Peupliers

Perdues dans Paris

par
Jules Mary

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

(1908)

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Le quartier Croulebarbe

Les esclaves de Paris

par
Émile Gaboriau

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

(1868)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.

*
*     *

A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

*
*     *

Afin que cesse la confusion entre la rue Thiers dans le 16e arrondissement et la rue Tiers dans le Treizième, on donna à cette dernière, en 1929, le nom de Paulin-Méry (1860-1913), ancien député du 13e (1889-1902), docteur en médecine, partisan et admirateur indéfectible du Général Boulanger, et victime des rayons X.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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