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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

Les chauffoirs publics

En octobre 1895, le conseil municipal de Paris, sur une proposition du Dr Louis Navarre, représentant du 13e arrondissement, déposée au mois de mars précédant, décidait de l’établissement de 20 chauffoirs publics dont trois dans le 13e : rue Bobillot, place jeanne d’Arc et rue Rubens, la décision précisant que le terrain communal sur lequel aurait lieu cet établissement devrait être déblayé sur un mètre de hauteur.

La construction de ces chauffoirs commença à la mi-janvier 1896. Il s’agissait de petits hangars composés d’une charpente en bois et couverts de toile sous lesquels étaient placés des poêles ou des braseros. Leur surface était de l'ordre de 200 mètres carrés. L'éclairage était fourni par de simples appliques à l'huile.

Dès les premiers jours de février, la Presse se faisait l’écho de multiples incidents intervenus dans ces chauffoirs « ne servant en réalité qu’aux malfaiteurs et rôdeurs des boulevards extérieurs. Ils sont ainsi devenus l'asile de tous les gens sans aveu qui en expulsent les vrais pauvres ou parfois leur font subir des traitements ignobles. »

La multiplication des faits imputés à ces « mauvais pauvres » comme aurait dit Hugo, conduisit le préfet Lépine à placer des gardiens de la paix à la porte de ces chauffoirs.

La situation ne s’améliorant pas, leur démantèlement était décidé le 24 février.

Dans le 13e, seul le chauffoir public de la rue Rubens attira l’attention, car en quelques jours trois miséreux venus chercher un peu de chaleur moururent.

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

Un meurtre boulevard de la Gare

1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

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Horrible accident

1903

Il y avait foule hier soir sur les quais de la station de la Maison-Blanche. Trois cent cinquante voyageurs environ attendaient le train arrivant de la gare d'Orléans-Ceinture et se dirigeant vers Auteuil. Quand ce train parut, tout le monde se précipita pour le prendre d'assaut.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un mort et deux blessés au cours d'une bataille sur la zone

1932

Une véritable bataille rangée a mis hier soir en émoi la zone annexée au treizième arrondissement. Rue Blanqui, dans une baraque, vivant depuis quelques années René M... et son amie, Florence T..., née R...

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rue des Chamaillards

La pipe homicide

1895

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

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Au retour de la place d'Italie

Les mésaventures de la Goulue

1901

La ménagerie de Mme José est actuellement installée au carrefour des Quatre-Chemins, à Aubervilliers. La fête foraine tirant à sa fin, José et sa femme décidèrent d’aller, en phaéton, aux Gobelins, afin de choisir un emplacement pour s’y installer lors de la fête de ce quartier.

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Pauvre vieux ! ( 1896)

Pauvre vieux !

Le Petit-Parisien — 15 février 1896

Un vieillard, nommé Rémy Bouvine, âgé de soixante-dix-huit ans, sans domicile, pénétrait hier soir vers cinq heures et demie, dans le chauffoir public installé rue Rubens et priait les miséreux qui s'y trouvaient déjà de lui faire une petite place autour du poêle. Les pauvres hères, touchés d'une misère qui paraissait plus grande encore que la leur, s'écartèrent pour lui permettre de se chauffer.

Un chauffoir public vers 1880

Le vieillard se confondit en remerciements et s'approcha du poêle en murmurant : « Oh ! que j'ai froid, que j'ai faim ! » Tout à coup, on le vit chanceler et s'affaisser sans connaissance. Un gardien de la paix le releva tandis qu'un autre agent allait prévenir M. Perruche, commissaire de police, qui vint accompagné du docteur 0llier. Grâce à un cordial, le malade reprit ses sens puis il avoua au magistrat qu'il n'avait pas mangé depuis la veille au matin. On voulut alors lui faire prendre de la soupe, mais son estomac, affaibli, ne put la supporter : il la rejeta aussitôt absorbée il fut même impossible de faire boire à l'infortuné une tasse de bouillon, et le docteur dut l’envoyer à l'hôpital de la Pitié, où il a été admis d'urgence.

L'histoire de ce malheureux vieillard est des plus navrantes.

Originaire du département de l'Yonne, il était resté veuf avec deux fils, il y a six ans. L'ainé était marié et également père de deux enfants. Le plus jeune habitait avec lui et le nourrissait de son travail, car le pauvre vieux, en raison de son grand âge et à cause de douleurs dont il est perclus, ne pouvait plus gagner sa vie. Ce fils mourut il y a six mois environ et le vieillard demeura sans appui. L'aîné, il est vrai, habitait Paris, mais il n'en avait pas eu de nouvelles depuis plus de deux ans. Il lui écrivit et ne reçut pas de réponse. Il résolut alors d'aller le rejoindre, et ayant réuni les quelques sous qu'il possédait, il vint à Paris. Là, une douloureuse déception l'attendait. Son second fils était mort également l'an dernier, et sa veuve refusa formellement de se charger du beau-père.

Alors commença pour le vieillard une vie de misère indicible.

Il vécut de mendicité, puis entra à l'hôpital. Il en était sorti il y a deux semaines, lorsque hier il vint échouer dans le chauffoir da la rue Rubens.

A l'hôpital de la Pitié, on n'a aucun espoir de sauver le malheureux, dont l'organisme est absolument usé par l'âge et les privations.


A lire également

Encore l'assistance ! (1896)

Les chauffoirs publics (Le Matin — 17 février 1896)

Les chauffoirs publics (Journal des débats politiques et littéraires — 18 février 1896)

À lire également...

Encore un crime dans le 13ème

1896

Un camelot, nommé Navasseur, âgé de trente-deux ans, habitait 94, rue Broca, dans le quartier Croulebarbe, en compagnie d'une femme.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Brillat-Savarin

1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Porte d'Ivry

Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le meurtre de l'Avenue d'Italie

1903

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Paris comptait 140 cités ou villas en 1865. Parmi celle-ci la cité Doré "formée de murailles en plâtras, en planches, occupée par les chiffonniers les plus pauvres du 13eme arrondissement" selon le guide de M. Joanne.

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Le 27 juillet 1916, 724ème jour de guerre, un violent orage causait quelques dégâts au 1 de la ruelle des Reculettes et la foudre blessait légèrement aux jambes Mme Paris, une locataire du lieu.

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*     *

Pierre et Marie Curie, au moment où ils reçurent le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel », habitaient au 108 du boulevard Kellermann, alors bordé par les fortifications crêtées de gazon vert, une petite maison dont la façade de brique rouge s’abritait derrière un minuscule jardinet, nid de verdure dont le silence était propice aux méditations scientifiques.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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