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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

La traite des blanches

1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

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Quartier Croulebarbe

Le drame de la rue des Tanneries

1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

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Crime avorté

1905

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

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Quartier de la Gare

Le meurtre de la rue des Chamalliards

1887

Ce crime horrible a produit, dans ce quartier si populeux, une émotion des plus vives.
Les époux Madelenat habitaient rue des Chamaillards, 80, depuis quelques mois seulement.
Le mari, Charles-Émile Madelenat, était âgé de trente-et-un ans ; sa femme. Marie Désirée Ticquet, avait le même âge que lui.

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Quartier de la Gare

Haustrate aux Assises

1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Le soldeur Gauzy blessé - 1914

Est-ce un épilogue de l'affaire des bandits en auto ?

Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver

Le Matin — 4 juin 1914

Un homme dont il fut beaucoup parlé dans l'affaire des bandits tragiques, Antoine-Etienne Gauzy, âgé de trente-cinq ans, ce soldeur d'Ivry chez qui Bonnot trouva momentanément asile et chez qui le chef adjoint de la Sûreté Jouin fut tué, agonise sur un lit d'hôpital. Mardi soir, Gauzy a reçu dans le ventre une balle de revolver, tirée dans des circonstances fort mystérieuses.

On sait que Gauzy avait été arrêté le 24 avril 1912, peu d'instants après le meurtre, de M. Jouin, commis par Bonnot. Condamné, le 26 février 1913, à dix-huit mois de prison, le soldeur fut libéré au mois de juillet suivant. Il revint habiter Ivry où, en compagnie de sa femme, il reprit l'exploitation de son commerce de soldes, 63, avenue de Paris.

Dans certains milieux anarchistes, Gauzy, malgré qu'il eût été poursuivi et condamné, était désormais considéré comme suspect. D'aucuns estiment, en effet, que la police, arrivant chez Gauzy alors que Bonnot s'y trouvait encore caché, avait dû être avertie.

Ç'est pourquoi l'on est assez disposé à croire que le soldeur d'Ivry a été, avant-hier soir, victime d'une vengeance anarchiste. Les circonstances dans lesquelles il fut blessé sont d'ailleurs bien étranges. De plus, Gauzy, ainsi que ceux qui pourraient fournir des renseignements utiles à l'enquête, ne sont nullement disposés à confier à la justice tout ce qu'ils savent.

Autour du café des Trois Marches vertes

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

Avant-hier soir, vers huit heures. M. Fauvel, secrétaire du commissaire de police du quartier de la Gare, était avisé que des passants avaient entendu deux coups de revolver tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. Peu après, ils avaient vu trois individus, coiffés de casquettes, sortir furtivement du débit et s'enfuir à toutes jambes dans la direction de la porte d'Ivry. M. Fauvel se transporta aussitôt chez M. Guignard, interrogea le débitant qui lui affirma que rien d'anormal ne s'était passé, qu'il n'y avait eu aucun coup de feu tiré chez lui et qu'en outre il n'avait rien entendu du dehors.

La Porte d'Ivry, vue vers Paris

Le secrétaire regagna donc le commissariat de police du passage Ricaut.

Vers onze heures du soir, le directeur de l'hôpital de la Pitié l'informait qu'on venait d'admettre un nommé Antoine Gauzy, blessé d'une balle de revolver au ventre.

M. Fauvel se rendit à l’hôpital de la Pitié et apprit qu’Antoine Gauzy, soldeur à Ivry, avait été conduit à l’hôpital par son frère. En raison de la gravité de sa blessure, il avait dû subir l’opération de la laparotomie. Étant encore sous l’influence du chloroforme, le blessé ne pouvait être questionné.

Pourtant M. Fauvel apprit que le frère du soldeur avait déclaré aux internes que Gauzy avait reçu un coup de feu alors qu’il traversait le « champ de manœuvres d’Ivry ».

Sans aucun doute, il y avait corrélation entre l’admission de Gauzy à l’hôpital et les détonations entendues dans le voisinage du café des Trois Marches vertes.

Le récit de la victime

Hier matin. M. Fauvel reprenait son enquête.  II put interroger à l’hôpital Gauzy qui lui dit :

— Mardi soir, vers 7 h. 30, je sortais du café des Trois Marches vertes et je traversais le champ de manœuvres pour gagner la porte d’Ivry et rentrer chez moi. Soudain, un individu, dont je ne pourrais donner aucun signalement, vint vers moi, me plaça le canon d’un revolver sur le ventre en disant :

— Tiens, cela t’apprendra à prendre la femme des autres (sic).

II fit feu à bout portant, puis disparut. Apeuré, je continuai ma route. Non loin de chez moi, je rencontrai mon frère. Il m’accompagna à mon magasin. Un médecin, mandé par ma femme, constata que j’avais l'intestin perforé et ordonna mon transfert à l'hôpital.

» Je ne connais pas mon agresseur. Je n'ai aucun soupçon… »

Sobres témoignages et singulières contradictions

Convoqués dans l'après-midi au commissariat de police, Mme Gauzy et son beau-frère ont confirmé en tout point les dires du soldeur.

De son côté, M. Guignard, interrogé à nouveau, après avoir successivement dit que rien ne s'était passé dans son débit, qu'il ne connaissait pas Gauzy, a fourni ces dernières explications, qu'il nous a répétées :

— Il est exact que Gauzy est venu consommer chez moi mardi, vers sept heures. Il était accompagné d'un individu que je ne connais pas. Je les ai servis à la terrasse, où ils sont restés une demi-heure environ. À un moment, ils se sont chamaillés une bouteille a même été renversée puis ils sont partis. Je n'ai rien vu, rien entendu.

Mme Gauzy et son beau-frère, que nous savons pu joindre au moment précisément où ils sortaient de chez M. Guignard, nous ont déclaré :

— Nous ne savons du drame que ce qu'Antoine a dit. Peut-être pourrait-il parler, fournir des détails ? Hélas il a tellement souffert en prison que, quoi qu'il lui arrive, il s'est bien juré de ne jamais rien dire ou faire pour provoquer l'arrestation de quelqu'un. C'est pour cela qu'une fois blessé, loin de songer à porter plainte, il a fait un suprême effort pour rentrer chez nous et s'y faire soigner.

Dans la soirée, M. Fauvel a reçu un important témoignage. C'est celui de M. Georges Colson, âgé de vingt-cinq ans, chiffonnier, demeurant 78, rue Regnault :

— Je passais rue Nationale, mardi, vers 7 h. 1/2, a-t-il dit. J'ai parfaitement perçu le bruit de deux coups de feu, tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. J'ai vu presque aussitôt, trois hommes sortir du débit et fuir dans la direction d'Ivry cette heure, il faisait encore grand jour et je n'ai pu me tromper.

Telles sont les sobres déclarations et les singulières contradictions parvenues jusqu’ici à la police.

Gauzy a-t-il été « fusillé » alors qu'il passait, comme il le prétend, sur le terrain de manœuvres d’Ivry ? Ou bien a-t-il été blessé à l'intérieur même du café des Trois Marches vertes ? C'est ce que l'enquête judiciaire va s'efforcer d'établir. Mais, d'ores et déjà, il est certain que le soldeur d'Ivry l'a pas été victime d'un homme ayant attenté à sa vie par jalousie.

Aux dernières nouvelles, l'état de Gauzy, est considéré comme désespéré.


A lire également

L'article paru dans Le Journal avec les déclarations de Mme Gauzy et de Marius Gauzy

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

À lire également...

Boulevard de la Gare

Un meurtre boulevard de la Gare

1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Michal

1904

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Strau

1932

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie

1897

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulevard Auguste-Blanqui.

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L'église Saint-Hippolyte, œuvre de l'architecte Jules Astruc (1862-1935), a été construite entre 1909 et 1924, grâce notamment à la générosité de la famille Panhard.

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La rue Giffard est l'ancien chemin de ronde de la Gare. Cette voie reçut son nom actuel en 1884. Henri Giffard, né le 8 février 1825 et mort le 15 avril 1882 à Paris, est un inventeur français, à qui l'on doit l'injecteur et le dirigeable propulsé par la vapeur.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
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  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
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  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
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  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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