Faits divers

 Les étrangleurs des Gobelins. - Le Matin — 29 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 29 décembre 1894

On pourrait croire qu'il existe dans le quartier des Gobelins une véritable bande de rôdeurs nocturnes, qui ont la spécialité d'étrangler leurs victimes.

Voici, depuis huit jours, la troisième attaque nocturne tentée dans ce quartier, et dans des conditions presque identiques. Hier, vers une heure et demie du matin, des gardiens de la paix, en faisant une ronde, trouvaient, rue Esquirol, un vieillard, étendu sans connaissance au milieu de la chaussée. Il avait le cou fortement serré par un foulard, et il râlait.

Les agents se hâtèrent de transporter le malheureux au poste de la mairie du treizième arrondissement, où des soins empressés le firent revenir à lui.

Il put alors raconter de quel attentat il avait été victime.

Ce vieillard, M. Régnier Goulet, rentrait chez lui, 30, rue Esquirol, et n'était plus qu'à deux pas de sa maison, quand deux individus, blottis dans l'embrasure d'une porte, se jetèrent sur lui; Avant même qu'il pût pousser un cri, les deux bandits, lui faisant le coup traditionnel dit du « Père François », lui serraient la gorge avec un foulard, et lui prenaient sa montre et vingt-cinq francs qu'il avait dans sa poche.

M. Perruche, commissaire de police du quartier, a organisé une surveillance.

Malheureusement, M. Goulet n'a pu donner le signalement de ses agresseurs.



À lire également...

Le crime de l’avenue de Choisy

1889

L'avenue de Choisy sert de quartier général à des bandes de rôdeurs c'est, le pays par excellence des attaques nocturnes, des rixes, des vols, bref, des exploits variés des escarpes et des chourineurs de la rive gauche.

...


Quartier de la Gare

Un meurtre rue Baudricourt

1904

La rue Baudricourt a été hier soir le théâtre d'un drame passionnel. Un nommé Armand Féler, journalier, a tué de deux coups de couteau un ouvrier serrurier, Napoléon Stevenotte.

...


Quartier de la Gare

On recherchait cinq «disparus» dans les souterrains de la porte d'Ivry

1932

L'ouverture des travaux fut, pour tous les chenapans du quartier, une royale aubaine. Sur l'emplacement des anciennes fortifications, à proximité de la porte d'Ivry, le terrain se hérissa de barrières de planches et de piles de madriers offrant, pour les parties de cache-cache, mille coins et recoins.

...


rue de Patay

La maison hantée ou les esprits « frappeurs »

1920

C'est au 87 de la rue de Patay.
Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière...

...

Saviez-vous que... ?

Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.

*
*     *

Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.

*
*     *

Le 29 juin 1901, la température atteignit 33° à Paris et ce jour là, vers midi, Mme Louise Lesire, âgée de cinquante- deux ans, demeurant 157, rue Jeanne-d’Arc, fut frappée d'insolation, boulevard Saint-Marcel. Elle mourut dans la pharmacie où on l’avait transportée pour lui donner des soins. (Le Figaro - 30 juin 1901)

*
*     *

En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, allait devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.

L'image du jour

La Zone à la Poterne des Peupliers

Le fossé des fortifications est alors occupé par des jardins. On remarquera la différence d'aspect du mur des fortifications entre la droite et la gauche de la poterne des Peupliers. Le mur à gauche a été entièrement refait après son éboulement consécutif à 'éclatement de conduites d'eau passant sous le boulevard Kellermann en janvier 1912.