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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de l'Hôpital

Un drame boulevard de l'Hôpital

1897

Un drame sanglant s'est déroulé, hier soir, vers neuf heures, sur le boulevard de l'Hôpital. Un mari a tué sa femme, puis a tenté ensuite de se suicider, C'est l'éternel et banal drame conjugal.

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Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

1931

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

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Quartier de la Gare

Un chien trop intelligent

1873

Un peintre qui aurait la bonne fortune de se trouver sur le quai de la Gare à l'heure de la promenade de la famille Follet, y trouverait assurément le sujet d'un croquis gracieux.

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Place des Peupliers

Des agents de police chassent un renard à coup de pèlerines

1939

Les enfants en venant jouer, hier vers 8 heures, dans le petit square situé au centre de la place des Peupliers (13e), aperçurent, à leur grand effroi, un renard dans les massifs...

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Le mystère du boulevard Masséna

1894

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Le vin, l'amour et le tabac - 1861

Le vin, l'amour et le tabac.

Le Droit — 22 juin 1861

Le vin, l'amour et le tabac peuvent avoir leur agrément comme refrain du bivouac, même à l’Opéra-Comique ; mais voilà un militaire qui, pour le moment n’a pas à s’en louer dans la vie réelle. Le vin, l’amour et le tabac lui coûtent son porte-monnaie, ses galons de sergent qu’on lui a retirés et sa liberté, car il est détenu en ce moment à la Maison d’arrêt militaire, et il faudra qu’il rende compte de sa conduite devant un Conseil de guerre. Si, comme cela est probable, le jugement rendu aujourd’hui par le Tribunal correctionnel, prouve que l’ex-sergent Berceot est encore plus à plaindre qu’à blâmer, et lui donne au moins l'espoir d’un prochain acquittement, il n’en aura pas moins perdu sou porte-monnaie, ses galons et subi une détention préventive.

Une inculpation de vol réunit sur le banc des prévenus une fille publique, la femme Giroux, et deux maçons, Manca et Soffroy :

— J’étais, dit Berceot, en train de me promener route d’Italie avec un de mes amis qui est commis de l’octroi lorsque je fis rencontre de la femme Giroux, et j’eus le malheur d’aller avec elle dans un ou deux cabarets ; c’était une imprudence surtout quand j’avais sur moi, dans mon porte-monnaie, 140 francs qui ne m’appartenaient pas, c’était l’argent du prêt. J’ai dîné avec cette fille, et des individus que je ne connaissais pas sont venus se joindre à nous, et nous avons bu plusieurs fois ensemble. En sortant de chez le marchand de vins, nous sommes allés au bal de le Belle-Moissonneuse. Là, je me suis trouvé pris de vin, je me suis endormi, et en me réveillant, quand j’ai voulu payer, je n’ai plus trouvé mon porte-monnaie. Alors un monsieur m’a dit que je sois tranquille, qu'il savait comment faire arrêter les voleurs. Ça été une affaire bien malheureuse pour moi, comme vous voyez.

Le sieur Franck, marchand des quatre saisons :

— Je connaissais cette fille pour l’avoir vue rôder depuis plusieurs jours dans notre quartier. Quand elle est entrée chez le marchand de vins avec le sergent, je me suis douté de son intention, d’autant plus que je l’ai vue deux ou trois fois fouiller dans les poches du militaire, sans cependant réussir à rien prendre. Les voyant aller au bal de la Belle-Moissonneuse, je les ai suivis ; je me doutais toujours de ce qui arriverait. Là, le militaire était tellement ivre qu’on n’a pas voulu le laisser pénétrer dans le bal ; il s’est assis dans la première salle, et aussitôt il est tombé la tête dans ses mains et il s’est endormi. On lui a lavé la figure, on lui a jeté de l’eau, on a tout essayé pour le réveiller, rien n'y faisait, si bien que je pensais qu’on lui avait mis quelque chose dans son vin. Un jeune homme, le fils d’un pharmacien, m’a donné un mot pour aller chercher une potion, et pendant ce temps-là, j’avais bien recommandé de veiller sur le militaire. Il parait qu’on l’a laissé seul avec la fille, puisqu’elle lui a pris le porte-monnaie. Alors j’oui expliqué aux agent de police que je croyais qu’elle l’avait volé.

Le témoin ne se trompait pas, et l’on pouvait d’autant mieux partager ses soupçons, que la femme Giroux était partie du bal. Or elle avait donné à Berceot sa clef pour qu’il vint coucher chez elle, et celui-ci avait mis la clef dans la même poche que le porte-monnaie ; l'une et l’autre avaient disparu ensemble. Les agent se transportèrent chez la femme Giroux, que l’on trouva couchée avec Manca ; tous les deux se défendirent par des dénégations énergiques, jusqu’au moment où une perquisition minutieuse amena la découverte d’un billet de 100 francs caché sous le pied de la commode.

Devant le Tribunal, la femme Giroux complète les aveux qu’elle a déjà faits.

— Mon Dieu ! dit-elle, je n’ai seulement pas su ce qu’il y avait dans le porte-monnaie : Saffroy me l’a pris tout de suite et il a passé le billet à Manca.

Saffroy. — C’est faux, je n’ai jamais eu l’argent, je ne l’ai seulement pas touché.

La femme Giroux. — C’est Manca qui m’a conseillé de voler le militaire, et quand nous sommes rentrés, il a caché le billet de 100 francs sous le pied de la commode.

Manca. — Tout ça est faux, c’est elle qui avait le billet et qui l’a caché là.

Le Tribunal (7e Ch.) condamne la femme Giroux à une année d’emprisonnement, Saffroy et Munca chacun à quinze mois de la même peine.

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Perquisition dans une pharmacie

1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Quartier de la Gare

Place Pinel, un modèle tombe dans un guet-apens

1911

La place Pinel, voisine du boulevard de la Gare, dans le treizième arrondissement, a été le théâtre hier soir d'une tentative d'assassinat, encore entourée de mystère.
Il était un peu plus de neuf heures et demie...

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rue des Chamaillards

La pipe homicide

1895

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.

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Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l'ancien conseiller municipal, élu pour la première fois en 1905, qui représenta le quartier Croulebarbe à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.

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En novembre 1872, la Seine connaissait une crue importante et les quartiers bas de Paris étaient sous l’eau. Le 13e arrondissement ne faisait pas exception.
Dans son numéro daté du 1er décembre, le quotidien Le Temps rapportait que dans la rue Watt, au-dessous du pont du chemin de fer d'Orléans, un batelier, moyennant une légère rétribution, passait les personnes qui se rendaient rue de Patay, rue du Chevaleret et dans les rues environnantes et notait que, la veille, dans l'eau jusqu'à la ceinture, il poussait de la main son embarcation et qu’aujourd'hui, il était obligé de la conduire à la rame.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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