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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Gare

Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934

1934

Des incidents très graves qui ont rapidement pris le caractère d'une véritable émeute, se sont produits tard dans la soirée rue Nationale, dans le XIIIè arrondissement.

...


Le mystère du boulevard Masséna

1894

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

...


M. Perruche, commissaire

L’ara et le chiffonnier

1896

Une fruitière de la rue Dolomieu, Mme V..., était hier en proie à la plus profonde désolation. On lui avait volé son Jacquot, un magnifique ara multicolore et plus qu’octogénaire, que lui avaient pieusement légué ses grands-parents.

...


Boulevard Kellermann

Un crime mystérieux à la Maison-Blanche

1909

L’émotion est des plus vives dans le quartier de la Maison-Blanche, où vient d’être découvert un mystérieux paquet contenant la moitié du corps d’une fillette âgée de sept à huit mois.

...


Quartier de la Gare

Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

...

On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant - 1911

L'AFFAIRE DU QUAI D'AUSTERLITZ

On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant

Tout semble indiquer que c'est celui du petit Lepape, disparu, avec sa mère, depuis le mardi gras. — Celle-ci, neurasthénique, avait annoncé, ce jour-là, qu'elle allait se jeter à l'eau.

Le Petit Parisien — 26 mai 1911

M. Jean Fatigué, un gars de vingt-quatre ans, lavait à grande eau, hier matin, le pont de la Louise, une longue péniche noire qui, depuis quelques jours, est amarrée au quai d'Austerlitz, non loin du pont de Bercy. Machinalement, ses yeux s'étant portés sur le milieu du fleuve, il aperçut une masse informe, quelque chose comme un gros paquet, qui descendait rapidement le fil de l'eau.

Prendre une gaffe, sauter dans un bachot fut pour lui l'affaire d'un instant. Alors, il reconnut un cadavre et le harponna. Quand il fut tout près, il saisit une petite main qui s'offrait, et tira. Horreur La main se détacha du bras et resta dans la sienne. Il la lâcha. Quand il voulut la rattraper, il était trop tard. Le courant l'avait emportée.

Décomposé !

Le corps fut déposé sur la berge. Des maçons qui travaillent en ce moment à la réfection du quai, prêtèrent des sacs de plâtre pour le recouvrir et un agent courut, passage Ricaut, prévenir M. Lompré, commissaire du quartier.

Le noyé était un garçonnet d'une dizaine d'années environ à en juger par l'état de décomposition dans lequel il se trouvait, il avait dû séjourner dans l'eau assez longtemps.,

De la tête, seuls les cheveux noirs restaient intacts. Le reste était méconnaissable.

De la tête, seuls les cheveux noirs restaient intacts. Le reste était méconnaissable et ne présentait plus qu'une boule de chair verdâtre où la bouche, le nez, les yeux, se confondraient dans une bouffissure difforme. Un limon fangeux et épais faisait un masque à ce visage défiguré que coiffait, enfoncé jusqu'à la nuque, un béret de grosse laine bleue.

En plus du cache-nez noir qui protégeait son cou et couvrait en partie ses épaules, l'enfant portait sur sa chemise de grosse toile un maillot de laine grise paraissant avoir été tricoté à la main, et deux blousettes de velours à côtes, l'une rouge grenat, l'autre très usagée et de couleur indéfinissable. Une culotte en cheviote noire, des bas de même nuance et des souliers à lacets complétaient son costume. Ces effets ne portaient aucune marque apparente, ne contenaient aucun papier permettant d'identifier ce petit malheureux.

M. Lompré constata que le petit cadavre ne portait aucune trace de violence. Après l'avoir envoyé à la Morgue, il commença son enquête.

La disparition de Romuald Lepape

Ses premières recherches lui firent retrouver une déclaration de disparition, enregistrée le 1er mars dernier, et émanant de M. Lepape, ouvrier cordonnier, habitant, 28, rue du Moulin-de-la-Pointe.

La veille, entre huit et dix heures du soir, la femme de ce malheureux, Mme Alicia-Marie Lepape avait quitté le domicile conjugal, emmenant avec elle son fils Romuald, un joli bambin de six ans. En partant, elle avait annoncé à des voisins son projet d'aller se jeter à l'eau, mais ceux-ci avaient cru qu'elle plaisantait.

Rien, cependant, n'était plus vrai, puisque, un mois plus tard, on avait repêché son cadavre au quai d'Auteuil. Mais il avait été impossible de retrouver la trace de son petit. Sans aucun doute, elle s'était suicidée avec lui. Or, le signalement de celui-ci correspondait, point pour point, avec celui de l'enfant repêché au pont de Bercy, M. Lompré envoya un de ses inspecteurs au domicile de M. Lepape. L'ouvrier était absent. Ce ne fut que dans la soirée qu'il se présenta au commissariat. Il était trop tard pour qu'il se rendit à la morgue afin d'être mis en présence du noyé.

Mais, dès qu'il eut pris connaissance des renseignements que lui communiqua le magistrat, M. Lepape n'eut aucun doute.

— Mon fils était vêtu -de même, dit-il.

C'est assurément lui qu'a trouvé M. Jean Fatigué.

La douleur d'un père

Non loin de la porte de Bicêtre s'étend la rue du Moulin-de-la-Pointe, bordée de maisonnettes entourées de jardinets. C'est dans l'une d'elles que nous avons rencontré le père du petit Romuald. M. Lepape y occupe depuis cinq ans un petit logement en rez-de-chaussée. C'est- un excellent ouvrier. Il travaille chez le même patron, dans le quartier Croulebarbe, depuis onze ans.

Originaire de Nantes, il épousa, à Gentilly, en une de ses compatriotes, Alicia--Marie Le Pollen, née à Rennes en 1883. Le petit Romuald naquit de leur union, le 20 avril 1906.

"Nous étions parfaitement heureux, nous dit M. Lepape j'adorais ma femme et mon petit, et je gagnais largement notre vie."

— Nous étions parfaitement heureux, nous dit M. Lepape j'adorais ma femme et mon petit, et je gagnais largement notre vie, lorsque, au commencement de cette année, à la suite d'une courte maladie, ma jeune compagne devint neurasthénique.

Je l'obligeai à cesser de travailler de son état de fleuriste, le médecin ayant prescrit d'éviter tout surmenage, et je fis admettre notre petit garçon à l'école maternelle de la rue de Tolbiac.

L'enfant devenait de plus en plus fort, de plus en plus amusant, au contact des gamins de son âge son intelligence s'éveillait ; c'était un délicieux bambin.

Quant à ma femme, son mal allait s'aggravant; son pauvre cerveau était hanté d'idées fixes, Je fis tout pour la distraire un peu. Ce fut en pure perte. Le 28 février, c'était le jour du mardi gras, nous dînâmes gaiement Alicia avait préparé des beignets, elle semblait aller mieux.

Après le repas, comme je me disposais à sortir pour me rendre chez un de mes clients, elle me sembla contrariée. Tu, nous quittes, me dit-elle. Eh ! bien je vais faire un tour, moi aussi, et j'emmène le petit…

— Oh oui, maman, s'écria le gamin, c'est cela : sortons, allons voir les déguisés.

Sans inquiétude je partis. A onze heures, lorsque je rentrai, je ne trouvai ni ma femme, ni mon enfant.

Je passai la nuit à les attendre. Le lendemain, je me rendis chez ma belle-sœur, puis chez tous nos amis : personne n'avait vu ni ma femme ni mon fils. C'est alors que je fis ma déclaration de disparition. Vous savez le reste.

Une déclaration de M. Fatigué

Monsieur Jean Fatigué

Nous avons vu, d'autre part, M. Jean Fatigué qui effectua le repêchage.

— En approchant du cadavre, nous a-t-il dit, j'ai remarqué que le buste et les jambes seulement flottaient à la surface de l'eau. La tête était enfoncée et paraissait maintenue en arrière par un poids lourd.

Au moment où j'ai soulevé le corps pour l'étendre dans mon bachot, j'ai cru distinguer comme un cercle de fer ou un laiton de cuivre qui se détachait du cou.

— Je n'ai eu qu'une vision très rapide de ce singulier collier, car il a coulé aussitôt, entraîné par un objet noirâtre, quelque chose comme un paquet qui y était attaché et que je n'ai fait qu'entrevoir.

M. Fatigué n'a pas été très affirmatif. Il n'a eu qu'une impression. Le médecin nous dira, avant peu, si elle a été bonne ou mauvaise.


 

A lire également : la version du Figaro de ce même fait-divers :

Noyé par sa mère

Le Figaro 26 mai 1911

Le marinier Jean Fatigué, de la péniche Louise, a retiré de la Seine, au quai d'Austerlitz, hier matin, à dix heures, le cadavre d'un garçonnet de cinq à six ans qui avait séjourné plusieurs jours dans l'eau. Il avait la tête complètement enveloppée dans un fichu de laine- noire, attaché derrière le cou.

Une enquête, immédiatement ouverte, a permis de découvrir quel était cet enfant.

En février dernier, une dame Lepape, âgée de vingt-huit ans, fleuriste, disparaissait avec son fils, le jeune Romuald. On crut à une fugue. Mais un mois après le corps de la jeune femme était repêché près d'Auteuil. Le costume que portait l'enfant lors du départ de la mère étant le même que celui du petit repêché hier, il parait certain que ce cadavre est celui du jeune Romuald Lepape, que sa mère a noyé en même temps qu'elle.

À lire également...

Un héros de Gaboriau

1901

La police a enfin réussi à mettre la main, hier, sur l'insaisissable Goirand, ce malfaiteur-protée dont Gaboriau eût fait certainement le héros d'un de ses romans, s'il avait vécu de son temps.

...


Boulevard de la Gare

Chronique du feu

1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

...


La justice suit deux pistes

1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

...


Cité Jeanne-d'Arc

Chez une cartomancienne on trouve un homme assassiné

1921

Au 166 de la rue Nationale, dans le quartier de la Gare, s'ouvre la cité Jeanne-d'Arc. C'est une voie étroite, toute grouillante d'une population laborieuse où se glissent çà et là quelques éléments troubles.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

La rue Berbier-du-Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.

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*     *

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.
Après quelques péripéties, l'enquête conclut qu'un précédent propriétaire du terrain avait fait venir dans son jardin de la terre provenant du cimetière d'Ivry.

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*     *

Le 11 aout 1907, un corbillard, qui se rendait, à trois heures de l'après-midi, au cimetière de Gentilly, a été tamponné, à l'angle de la rué de Tolbiac et du passage du Moulinet, par un tramway de la ligne Vincennes-Saint-Cloud. Le cercueil, rapportait le Figaro, qui était tombé sur la chaussée, ne s'est pas ouvert et a été replacé sur le corbillard, qui a pu continuer sa route. Mais pour la Justice, le cercueil fut projeté à terre, se brisa et le corps du défunt roula sur la chaussée.
Ce macabre accident, ajoutait la Justice, a suscité, parmi la foule des promeneurs, une pénible émotion.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
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  • La petite ceinture dans le 13e
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  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
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  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
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  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
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  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
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  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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