Dans la presse...



L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Le Journal — 11 octobre 1912

Après un demi-siècle d'études et de projets, l'Ecole va s'ouvrir
M. Fernand David en a ainsi décidé

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.

Ecole Nationale d'arts et métiers de Paris - Façade principale, boulevard de l'Hôpital

Le ministre du commerce eut la chance de pouvoir triompher des derniers obstacles et de précipiter la réalisation. Visitant lui-même les travaux, boulevard de l'Hôpital, activant les formalités innombrables, il a pu — aidé, d'ailleurs, dans sa tâche ingrate par l'administration départementale et municipale — mettre l'Ecole en état de recevoir, dans quelques jours, la première année des jeunes élèves de la région de Paris. La première initiative du grand projet, qui aboutit aujourd'hui, appartient au Conseil général de la Seine, qui émettait en 1871 le vœu qu'il fût créé à Paris une École d'arts et métiers, analogue aux trois écoles déjà existantes de Châlons, Angers et Aix.

Après une longue série de démarches et de négociations, un accord intervint entre la Ville, le Département et l'Etat, et, sur un rapport de M. Chautard, les fonds nécessaires à la création de l'Ecole, furent votés en 1904.

On a voulu faire, et on a fait, sur un vaste terrain, une école qui réalise les meilleures conditions hygiéniques et techniques. L'établissement est superbement aéré et éclairé ; tous les progrès, modernes, en matière de construction scolaire, y ont été réunis ; les ateliers, qui forment, en réalité, une agglomération de petites usines diverses, sont munis de tous les dispositifs techniques nécessaires à des démonstrations complètes. Il est d'ores et déjà certain que l'Ecole des arts et métiers de Paris sera un modèle et pourra soutenir la comparaison avec tous les établissements similaires étrangers,

Ecole Nationale d'arts et métiers de Paris - boulevard de l'Hôpital

A la différence des écoles de province, celle de Paris sera externat, mais les élèves devront prendre à l'école le repas de midi.

En outre, il y aura à Paris une quatrième année complémentaire, destinée à l'élite des six écoles d'arts et métiers de France. La direction de cet, établissement modèle a été confiée à un spécialiste des plus distingués, M. Corre, qui donna magistralement sa mesure à la direction de l'Ecole de Lille.


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