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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'église Notre-Dame de la gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry


La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


 L’épidémie de la Bièvre - La Lanterne - 14 sept. 1890

L’épidémie de la Bièvre

Enquête officielle. — Notre contre-enquête.

La Lanterne — 14 septembre 1890

L'Agence Havas a publié hier soir la note suivante :

Plusieurs journaux ont raconté que des décès, ayant le caractère épidémique, se sont produits dans le quartier de la Glacière, à la suite du transport sur des trains vagues de la rue de Tolbiac de décombres et terres provenant d'anciens cimetières.

Il résulte du rapport de l'ingénieur des ponts et chaussées chargé par le préfet de la Seine de faire une enquête, qu'en effet des terres contenant quelques débris d'ossements ont été déchargées sur un terrain vague de la rue de Tolbiac.

Bien que le triage fait au moment du déchargement ait été insuffisant, il n'en pouvait résulter aucune conséquence fâcheuse, car ces débris avaient été immédiatement recouverts de terre et de plâtras.

Aucun bûcher n'a été allumé ; on a simplement mis le feu a de vieux papiers et à des débris de toiture en toile goudronnée.

Aucune maladie épidémique n'a été provoquée par les travaux de remblai.

Il est facile de constater que le nombre des décès reste normal.

Un seul décès a eu lieu du 16 août au 7 septembre, dans la rue du Moulin-des-Prés.

Cette note qui émane de l'administration est une réponse aux articles que nous avons publiés sur l'épidémie de la Maison-Blanche et que nos confrères ont reproduits, après en avoir contrôlé l'exactitude.

A la Maison-Blanche

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.

Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis.

Après le premier article de la Lanterne on cessa les décharges d'ossements, et pendant trois jours on couvrit ces débris funèbres de plâtres, de terre, de matériaux de démolition. On arrosa le tout d'énergiques désinfectants.

Suivant une ridicule aberration, l'administration chargea de l’enquête le conducteur qui avait jusqu'à ce jour dirigé les travaux.

Naturellement, ce conducteur n'allait pas condamner sa négligence ou plutôt son étrange mépris des lois de l'hygiène.

Le conducteur amena M. Laurent, médecin municipal, le promena sur les terrains de la Bièvre, et lui fit constater qu'on ne voyait plus d'ossements.

— C'est vrai, dit un habitant du quartier, depuis trois jours on les recouverts. Mais tenez, prenez ce crochet de chiffonnier, fouillez le sol.

M. Laurent s'exécuta et retira successivement des chairs en putréfaction, un crâne, des tibias.

M. Siadoux, commissaire du quartier a fait les mêmes constatations.

Et malgré tout, l'administration a élaboré la fameuse note que nous publions ci-dessus.

Encore une fois nous maintenons l'exactitude de nos premiers articles.

Huit enfants sont morts en août et septembre, d'une infection causée par les émanations du charnier.

Mme Lecomte conserve dans un bocal plusieurs échantillons de mouches charbonneuses.

Les maladies sont très nombreuses dans le quartier. Pour s'en convaincre il suffit de consulter les registres du bureau de bienfaisance, portant le nombre des visites faites par les médecins du bureau aux indigents de la rue du Moulin-des-Prés.

Enfin pour répondre à une note précédente de la préfecture déclarant que les habitants n'ont jamais formulé de plaintes, voici un document qui prouve que l'état de choses que nous avons révélé, dure depuis longtemps :

1er juin 1889.

Les soussignés ont l'honneur de porter à la connaissance du préfet de la Seine que des décharges de tombereaux d'ossements se font à dix mètres de nos immeubles ; que le nombre en est si considérable que les enfants jouent à la boule avec les crânes.

Signatures : Jean Scheral, Deligny, Picard, Labat, Chauvin, Savary, Sanchon, Morelle, Leroux, Gillet, Nainville, Chartier, demeurant 71, 73, 78 et 83, rue du Moulin-des-Prés.


A lire également

La Butte aux Cailles (1877)

La Lanterne du 19 juillet 1890

La Lanterne du 6 septembre 1890

L'épidémie de la Maison-Blanche (Le Figaro - 7 septembre 1890)

L'épidémie de la Maison-Blanche (Le Matin - 7 septembre 1890)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Perquisition dans une pharmacie - 1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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La nouvelle que M. Luien Monjauvis , député communiste du XIIIè, avait été arrêté devant les usines Panhard, devait provoquer, parmi ses électeurs adhérents au parti communiste ou sympathisants une certaine agitation.

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Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

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Lu dans la presse...

M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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