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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'actuelle mairie du XIIIème a été construite en 1873 et 1877. Auparavant, elle était installée dans un des anciens pavillons Ledoux.


En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 La peste - 1890

La Peste

La Lanterne — 6 septembre 1890

Quinze enfants morts en quelques jours

La Butte aux, cochons. — Un cimetière en plein vent. — Tombereaux chargés d'ossements.
— Un quartier dans la désolation.

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière.

La Bièvre est depuis plusieurs années, reléguée sous terre : elle circule en de tristes canaux souterrains et n'arrose plus dans Paris, que les peaux encore puantes que lavent les mégissiers de la ruelle des Gobelins en ses eaux multicolores, ici blanches et écumeuses, plus loin rouges et vineuses, ou violettes ou noires.

Et l'on comble sa vallée si pittoresque ; on réunit les unes aux autres les buttes et les monticules qui bordaient la rivière.

D'immenses travaux de nivellement Sont entrepris entre la Butte-aux-Cailles et la Butte-aux-Cochons. Mais savez-vous de quels débris, de quels décombres on emplit la vallée de la-Bièvre ?

Un charnier

Hier, une lettre d'un correspondant nous informait qu'une maladie épidémique s'était déclarée, à la Butte-aux-Cailles, à la suite d'exhalaisons pestilentielles, et qu'il avait perdu deux enfants en moins de huit jours.

Nous nous sommes rendus dans cet étrange coin du vieux Paris, que décrivit si poétiquement Huysmans dans ses « vieux quartiers de Paris ».

Nous voici dans la rue du Moulin des Prés. Au niveau du pont de Tolbiac, voici tout à coup la rue qui s'éboule, qui s'effondre en un terrain immonde, où poussent quelques touffes d'herbes jaunes, et qu'entourent de misérables maisons.

C'est la plaine de la Bièvre. Des terrassiers déchargent des tombereaux. Des lourds véhicules s'écroulent des amoncellements d'ossements jaunis, de fémurs, de tibias, de vertèbres et de crânes.

La plaine est couverte, en tous points, de ces ossements humains ; et les petits enfants courent, s'amusent dans ce vaste square, où les fleurs sont remplacées par des débris de squelettes.

Le mal

Mais les émanations qui s'exhalent de la plaine sont mortelles à ces petits êtres. Quinze enfants sont morts, atteints par un mal inconnu implacable.

Certaines familles ont été terriblement éprouvées : elles ont perdu coup sur coup deux enfants.

Nous citerons des noms, au hasard, pour prouver la véracité de notre récit.

Mmes Lecomte, Dalezenne, Pouin, demeurant 46, 48 et 50, rue du Moulin-des-Près, pleurent, chacune, deux petits morts en moins de deux semaines.

La maladie qui frappe les pauvres petits n'est cataloguée dans aucune pathologie. Les médecins qui soignent les malades sont stupéfaits. L'épidémie présente les symptômes du choléra, de la variole, du croup tout à la fois.

En deux jours, le mal accomplit son œuvre : ses progrès sont terribles, la fatale terminaison inévitable.

Un habitant du quartier, qui a certaines notions d'histoire naturelle, a recueilli une centaine de mouches charbonneuses, à tête rouge, dans la plaine de la Bièvre. Il les a conservées dans un flacon :

— Ce sont, dit-il, mes pièces à conviction.

Réclamations inutiles

Quand on commença à décharger ces tombereaux d'ossements, presque à leurs portes, les habitants de la rue du Moulin-des-Prés protestèrent.

Ils adressèrent au préfet de la Seine une pétition ; mais on ne répondit pas à leurs plaintes. Les décharges continuèrent.

Quand survinrent les premiers décès causés par les émanations cadavéreuses, les habitants firent faire, par ministère d'huissier, signification au préfet de la Seine de cesser ces déchargements de squelettes sur la plaine.

On envoya alors deux balayeuses pendant deux jours dans la rue.

Mais on ne prit pas même les plus élémentaires précautions de désinfection. On ne répandit sur les terrains voisins ni acide phénique, ni chlorure de chaux.

Et c'est en vain que chaque jour ces pauvres gens désolés ont cherché quelque secours à l'Hôtel de Ville, on les a renvoyés de bureaux en bureaux. Les conducteurs de la voirie ont reçu, avec leur aménité bien connue, leurs récriminations, ni justes, ni légitimes !

Un bûcher

Tous les matins, à huit heures, les terrassiers allument dans la plaine un immense bûcher sur lequel on brûle les débris de cercueils qui contiennent les squelettes et des parties de cadavres qui sont demeurées intactes dans la terre.

À midi, hier, cet horrible bûcher flambait encore. Une fumée âcre, épaisse, emplissait l'atmosphère de miasmes putrides.

Pour entretenir le feu, les hommes jetaient de pleins vases de goudron sur les crânes et les tibias.

Nous avons vu parmi les horribles débris recueillis sur le charnier une tête d'enfant, récemment ouverte, pleine encore d'une bouillie noire, qui est la cervelle, les cheveux adhéraient encore au crâne !

— Monsieur, monsieur, nous criaient hier ces pauvres gens, si la presse ne nous défend pas, nous pourrirons tous dans ce trou !


Le 13 septembre, le Matin et le Temps publiaient ce petit texte sans aucun commentaire.

Rumeurs exagérées

Le Matin — 13 septembre 1890

L’Administration communique aux journaux la note suivante relative à la pseudo-épidémie de fièvre infectieuse qui se serait déclarée, ces temps derniers, dans les quartiers de la Glacière et de la Maison-Blanche.

« De l'enquête ordonnée par le préfet de la Seine, au sujet des faits qui se seraient produits dans le quartier de la Glacière, il résulte qu'eu effet des terres contenant quelques débris il ossements ont été déchargées dans un terrain de la rue de Tolbiac, par suite d'un triage insuffisant au moment du chargement du boulevard Saint-Marcel.

» Contrairement à ce qu'on a annoncé, on n'a brûlé aucun débris provenant des sépultures. Les matières brûlées consistaient en vieux papiers, débris de toitures, etc.

« Enfin, aucune maladie épidémique causée par les travaux n'existe dans le quartier. On n'a constaté qu'un seul décès, du 1er août au 7 septembre, dans la rue du Moulin-des-Prés. »


A lire également

La Butte aux Cailles (1877)

La Lanterne du 19 juillet 1890

L'épidémie de la Maison-Blanche (Le Figaro - 7 septembre 1890)

L'épidémie de la Maison-Blanche (Le Matin - 7 septembre 1890)

La réponse de la Lanterne - 14 septembre 1890

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La fondation Singer-Polignac est une maison ouvrière. La maison a été construite en un an. Il y a trois mois, une bande de calicot tendue sur la façade annonçait que soixante-quatre logements étaient à louer dans cet immeuble. Deux cent quatre-vingt-dix-sept postulants se présentèrent. Il y a donc actuellement, au quartier de la Maison-Blanche, deux cent trente-trois ménages en quête d'un logis neuf. (1911)

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La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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