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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Lucien Descaves

Lucien DESCAVES

Lucien Descaves, né à Paris 14ᵉ le 18 mars 1861 et mort à Paris 16ᵉ le 6 septembre 1949, est un écrivain naturaliste et libertaire. Journaliste, romancier et auteur dramatique français, il a fait partie, en 1900, des dix premiers membres de l'Académie Goncourt et en fut le président de 1945 à 1949.

En 1907, il crée, après la mort de l'écrivain, la Société J.-K. Huysmans, dont il est l'exécuteur testamentaire. 

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Le Trésor caché

par
Charles Derennes

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

(1907)

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La ruelle des Reculettes

La petite Miette

par
Eugène Bonhoure

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

(1889)

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Tout le 13e

Taupin

par
Séverine

À l'horizon, passé la plaine de la Glacière, vers la poterne des Peupliers, les « fortifs » verdoyaient comme une chaîne de collines.

(1909)

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Le quartier Croulebarbe

La vieillesse de Monsieur Lecoq

par
Fortuné du Boisgobey

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

(1878)

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La ruelle des Reculettes

Les Monstres de Paris

par
Paul Mahalin

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

(1879)

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Le quartier Croulebarbe

Robespierre

par
Henri-Jacques Proumen

Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...

(1932)

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L'octroi de la porte d'Italie

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

(1894)

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L. Descaves - Deux affaires d'honneur

Contes et nouvelles

Deux affaires d'honneur

par Lucien Descaves
La Lanterne — 25 et 26 octobre 1921

… Le président ayant donné la parole au défenseur, celui-ci se leva et dit :

— Messieurs de la Cour, messieurs les jurés. J'ai été assez heureux pour obtenir, le mois dernier, l'acquittement d'un homme qui avait tué son adversaire en duel. Cette affaire, qui défraya pendant huit jours la chronique parisienne, doit être encore présente à votre mémoire. Si, néanmoins, quelques-uns d'entre vous l'avaient oubliée, ils me permettront de la leur rappeler brièvement.

Pour des motifs de l'ordre le plus intime, deux gentlemen accomplis, le comte de Voirons et le marquis de Trayas, allaient dernièrement sur le pré.

Gravement offensé, victime d'une trahison dont il m'est impossible de vous dévoiler le caractère particulièrement odieux, M. de Voirons avait voulu que les conditions du combat fussent des plus rigoureuses. Il traitait M. de Trayas en ennemi mortel, après l'avoir regardé comme un insoupçonnable ami.

La rencontre eut lieu, à l'épée aux étangs de Villebon. A la deuxième reprise, le marquis de Trayas eut le poumon traversé et succomba aussitôt.

Les quatre témoins vinrent, ici même, attester la correction des adversaires, et le code du duel, dont ils avaient observé les prescriptions, eut raison devant vos prédécesseurs, messieurs les jurés, contre le Code criminel qui punit le meurtre.

Plus discret que le reportage, le tribunal ne demanda même pas à M. de Voirons quelle injure impardonnable il avait lavée dans le sang. Il sortit, acquitté, de cette salle, en emportant son secret. Et j'ajouterai que l'opinion publique ne fut pas plus défavorable à cette attitude qu'au jugement de la cour d'assises. M. de Trayas n'était pas un escrimeur novice, loin de là ! Ses témoins ne l'avaient point conduit non plus à un guet-apens. Son destin s'était accompli.

Mais l'offensé, M. de Voirons, eut pu rester lui-même sur le carreau, par surcroît, de disgrâce, sans que la circonstance inclinât davantage le jury vers la sévérité. Le duel comporte des risques et périls égaux. L'on a vu, combien de fois ! le jugement de Dieu envoyer ad patres des innocents qu'il aurait dû protéger. Remarquez bien que je ne trouve pas mauvais du tout qu'il en soit ainsi. L'autorité divine, si elle punissait de mort, invariablement, le méchant et le provocateur, serait, en réalité, l'intervention la plus capable de changer le duel en assassinat.

Je vous demande pardon, messieurs, de revenir une cause entendue, mais c'était un exorde nécessaire, cette cause ayant avec celle que je vais plaider devant vous, des rapports que je prétends établir.

M. l'avocat général a soutenu fort éloquemment l'accusation qui pèse sur mon client. Je vais donc exposer des faits que vous connaissez déjà. Mais de même qu'un tableau produit une impression différente, suivant qu'il est éclairé de telle ou telle façon, des récits peuvent changer de physionomie pour peu qu'ils reçoivent la lumière de tel ou tel côté. C'est ce que je me propose de démontrer.

Voici mon client, M. Le Bicot de la Pointe-d'Ivry. Il est traduit en cour d'assises pour avoir tué d'un coup de couteau en plein cœur M. Le Costaud de la Butte-aux-Cailles.

Reste à savoir pourquoi et comment il l'a tué. Lorsque j'aurai répondu à ces deux questions, messieurs les jurés, j'attendrai avec confiance votre verdict.

Il y a trois ans et demi, Le Bicot de la Pointe-d'Ivry quittait Paris pour aller payer sa dette à la Patrie. Par suite d'une peccadille de jeunesse sur laquelle M. l'avocat général a peut-être insisté avec trop de complaisance, les conditions de paiement étaient même plus dures pour mon client que pour tout autre. Sa créancière l'affectait aux bataillons d'Afrique. Vous apprécierez ce redoublement d'épreuve, en songeant à la distance considérable que les bureaux de recrutement mettaient entre Le Bicot de la Pointe-d'Ivry et une jeune personne adorée, Mlle Flora ces Deux-Moulins, dite La Crevette.

Quand se reverrait-on maintenant ? Dans trois ans ! Et qu'allait devenir Mlle Flora des Deux-Moulins, cartonnière intermittente, en l'absence de son ami ? -

Elle lui jura une fidélité éternelle et, de son côté, pour gage de constance, il se fit tatouer sur la poitrine un cœur couronné de ce serment :

« A Flora, pour la, vie. »

Il partit. On s'écrivait. Il lui racontait son existence à Biribi et broyait du noir sur du blanc en de longues lettres désolées; elle lui envoyait des nouvelles de la Glacière, de la place d'Italie, des aminches qui ne l'oubliaient pas, de la Maison-Blanche à Montparno. Elle cherchait à lui procurer l'illusion de ne pas les avoir quittés et, à cette intention, elle lui parlait notamment du Costaud de la Butte-aux-Cailles, un pur, un intime, un solide, un dévoué, qui veillait sur elle et la faisait respecter.

La première année, Mlle Flora ne laissa jamais passer plus d'un mois sans gratifier son cher Bicot d'une tendre babillarde; la seconde année, ses lettres s'espacèrent et s'écourtèrent davantage ; la troisième année, elle ne donna plus signe de vie.

En vain, l'exilé réclama un souvenir, un mot… Il apprit seulement, par des voies détournées, que La Crevette avait abandonné le quartier de la Pointe-d'Ivry pour venir habiter celui de la Butte-aux-Cailles. Rien de plus. Le renseignement bref qui ne compromet personne.

— C'est bon, se dit Le Bicot.; en rentrant nous tirerons ça au clair.

Hélas ! quand il revint à Paris, à la fin du dernier été, la triste vérité lui fut révélée tout entière : Mlle Flora des Deux-Moulins était depuis dix-huit mois la maîtresse du Costaud de la Butte-aux-Cailles !

Le Bicot de la Pointe-d'Ivry en eut beaucoup de chagrin, car son tatouage n'était point un jeu, le jeu des amoureux qui gravent leur nom dans le bois, la pierre ou sur la glace des cabinets particuliers, Il avait, lui, buriné en pleine chair le nom de la bien-aimée…

C'est pourquoi il ne brusqua rien.

M. l'avocat général voulait absolument, tout à l'heure, établir la préméditation. Nous ne la nions pas. C'est vrai, mon client prémédita quelque chose. Quoi ? La réconciliation conséquence du pardon. Oui, il était disposé à pardonner aux coupables, à la condition que l'infidèle repentit lui rendit un amour sans partage. Il l'excusait. Trois années dans l'attente, c'est long, parmi les tentations, les embûches et sans protecteur ! Qui sait même si Le Costaud, en s'instituant celui de Flora, n'avait pas été d'abord, de bonne foi, ne s'était pas laissé prendre à la fin seulement au piège de la consolation désintéressée !

Enfin, Le Bicot leur accordait, dans son cœur, le bénéfice des circonstances atténuantes.

Il fut confirmé dans son espoir de rapprochement par l'entrevue qu'il eut avec Flora. Celle-ci avait trop aimé Le Bicot de la Pointe-d'Ivry pour ne pas se sentir émue devant sa douleur sincère. Si Le Costaud n'avait pas existé, c'est certainement avec Le Bicot qu'elle eût renoué..; mais Le Costaud ne paraissait pas d'humeur à se laisser reprendre sa conquête.

— Peu importe, insista Le Bicot, reviens avec moi et je lui fournirai toutes les explications qu'il désirera.

Mais Flora des Deux-Moulins, pour qui la combinaison n'était point sans danger, en eût préféré une autre.

— Tu vas comprendre, disait-elle, je le connais..., il me tuera pour commencer. Alors, l'enjeu de la partie étant supprimé, tu seras bien avancé si tu la gagnes !

— Tu as raison, répondit Le Bicot. C'est lui qui doit disparaître s'il s'obstine dans sa résolution. Mais comme une discussion entre nous deviendrait vite orageuse, c'est autrement que nous allons causer, avant d'en découdre.

Et, le jour même, il envoya ses témoins au Costaud de la Butte-aux-Cailles, qui les mit immédiatement en rapport avec deux de ses amis, habituellement choisis comme arbitres dans les affaires d'honneur.

Ceux-ci avaient mission de reconnaître au Bicot de la Pointe-d'Ivry la qualité d'offensé et de se mettre entièrement, pour le reste, à sa disposition.

Les quatre témoins s'étant donc rencontrés, rédigèrent le procès-verbal suivant destiné à leur garantir, le cas échéant, la même impunité qu'aux duellistes dont les pratiques sont tolérées.

« M. Le Bicot de la Pointe-d'Ivry se considérant comme outragé en paroles et en action par M. Le Costaud de la Butte-aux-Cailles, a chargé MM. Le Frisé du Rade et Charlot le Borgne, de demander une réparation par les armes.

« M. Le Costaud de la Butte-aux-Cailles s'était fait représenter par MM. Le Cricri des Gobelins et Le Goujon de la Bièvre.

« Les quatre témoins, après avoir épuisé tous les moyens de conciliation, ont reconnu qu'une rencontre était inévitable et ont décidé qu'elle aurait lieu boulevard Blanqui, sous la voie du Métropolitain. L'arme choisie était le couteau à cran d'arrêt.

« Reprises de deux minutes. Direction du combat alternative. Chacun apportera ses armes. Le combat cessera lorsqu'un des adversaires sera dans l'impossibilité de continuer. »

Oh ! je sais bien, messieurs de la Cour et messieurs les jurés, ce que vous trouverez à redire à ce procès-verbal si conforme, en apparence à ceux que vous lisez fréquemment dans les journaux.

Vous n'admettez pas qu'on se batte sur la voie publique; vous n'admettez pas surtout l'usage du couteau à cran d'arrêt. Cependant, réfléchissez... Chacun propose l'arme au maniement de laquelle il est exercé, et du moment que cette arme est acceptée par l'adversaire, rien n'autorise plus à dire que les chances sont inégales.

Ne croyez point que je plaisante. Je plaisante beaucoup moins, somme toute, que Claude Tillier lorsqu'il raconte, avec son robuste bon sens, de quelle ingénieuse manière Benjamin Rathery, médecin, reçut le cartel de M. de Pont-Cassé, mousquetaire. Vous avez tous lu Mon Oncle Benjamin ; vous savez qu'il alla sur le terrain avec un jeu d'échecs, tandis que le spadassin gentilhomme prétendait lui imposer l'épée. Et vous vous rappelez les délicieux discours du héros de Claude Tillier :

« Tout duel est une partie où deux hommes mettent leur vie pour enjeu ; pourquoi cette partie ne se jouerait-elle pas aussi bien aux échecs qu'à l'épée ? Vous y êtes d'une force supérieure, et vous espérez avoir bon marché de moi. Est-ce là la loyauté d'un gentilhomme ? Si un faucheur vous proposait de vous battre avec lui à la faulx ou un batteur en grange au fléau accepteriez-vous ?...»

Somme toute, messieurs les jurés, que reprochez-vous au couteau ? D'être une arme commune et même crapuleuse ? Cela reviendrait à dire que la noblesse du fer dépend de sa longueur, car l'épée est-elle autre chose, au fond, qu'un couteau qui a grandi ? Enfin, si le mot lui-même écorche votre bouche, souvenez-vous des duels de l'ancien temps, entre gens de qualité ; souvenez-vous des duels commencés à l'épée, et terminés à la dague, au poignard, qui n'étaient, comme le couteau, que des épées raccourcies !

Considérez, d'autre part, que mon client eût pu choisir le revolver, variété, réduite aussi, du pistolet. Mais les adversaires risquaient alors d'atteindre des passants inoffensifs, et avec quelle indignation, cette fois légitime, messieurs, vous eussiez incriminé un combat dangereux surtout peur la sécurité publique !

Je pense avoir répondu à vos objections principales et je ne veux pas faire état de celle qui impliquerait un privilège en faveur d'une catégorie de citoyens. La loi ne peut permettre aux uns ce qu'elle défend aux autres, sous prétexte que leur condition sociale est différente.

Le droit au duel ne comporte, pas d'exception et, s'il faut tout dire,, je trouve plutôt excessif le scrupule que dénote, de la part des accusés, ïe fait d'avoir emprunté des recettes à une cuisinière bourgeoise qui ne se contente pas d'encourager l'effusion du sang, mais qui codifie le» cinquante manières de le répandre à votre barbe, messieurs de la Cour, et à votre nez, messieurs les jurés !

Quoi qu'il en soit, MM. Le Bicot de la Pointe-d'Ivry et Le Costaud de la Butte-aux-Cailles, se rencontrèrent au jour et à l'heure fixés, non sans avoir pris la dernière précaution de se faire assister respectivement par un ancien infirmier et par un garçon pharmacien en guise de médecins.

Il me reste à vous donner connaissance du procès-verbal que les témoins n'omirent pas non plus.

« Conformément au procès-verbal, la rencontre a eu lieu ce soir, à dix heures, sous la voie du Métropolitain.

« À la troisième reprise, M. Le Costaud de la Butte-aux-Cailles a reçu, dans la région du cœur, une blessure pénétrante qui a déterminé la mort.

..Pour M. Le Costaud de la Butte-aux-Cailles :

LE CRICRI DES GOBELINS,
LE GOUJON DE LA BIÈVRE.

Pour M. Le Bicot de la Pointe-d'Ivry :

LE FRISÉ DU RADE.
CHARLOT LE BORGNE.

Eh bien ! je vous demande maintenant, messieurs les jurés, quelle différence faites-vous entre ce duel et l'affaire d'honneur qui eut son dénouement ici même, le mois passé ?

Vous n'en faites aucune, n'est-ce pas ! et vous n'en faites aucune parce que, en vérité, il n'y en a point ! Il serait facile à la chronique scandaleuse de trouver, d'imaginer des analogies entre les motifs graves qui ont armé, à quelques semaines d'intervalle, le bras de M. le comte de Voirons et le bras de M. Le Bicot de la Pointe-d'Ivry. je ne descendrai pas à ces insinuations. Je me bornerai à faire observer que tous deux ayant une conception de l'honneur pareille, il est naturel que leur instinct de vengeance se soit traduit de la même façon. Ce sont des hommes que des passions identiques ramènent à la barbarie, quel que soit le vernis de civilisation sous lequel ils se présentent.

Les duels au sabre, pour une futilité, entre étudiants allemands, gardent malgré tout, à vos yeux, j'en suis sûr, un caractère chevaleresque, légendaire. Pour être logiques, ne déniez donc pas le même courage à des hommes qui ne se battent point, eux, pour s'égratigner ; ne les taxez pas de sauvagerie sur la mine, les antécédents, le choix de l'arme et autres contingences insuffisantes pour vous former une opinion dégagée de parti pris.

Vous serez plus équitables ; vous n'aurez pas deux poids et deux mesures et vous acquitterez mon client pour lequel plaide mieux que je ne l'ai su faire le beau vers de Victor Hugo :

Pas plus que deux soleils, je ne vois deux justices !

……………………………………………………………

Le jury se retira dans la chambre des délibérations et en sortit, un quart d'heure après, rapportant l'acquittement du Bicot de la Pointe-d'Ivry et des quatre témoins poursuivis comme complices.

Lucien DESCAVES.

Le 13e en littérature

L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

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La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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La rue de la Vistule

La fille du fusillé

par
Paul Samy

Huit heures du soir sonnaient à l’horloge de l’hôpital Marie-Lannelongue, située à l’angle de la rue de Tolbiac et de l’avenue d’Ivry, quand une automobile, arrivant par l’avenue d’Italie, tourna dans la rue de la Vistule et s’arrêta devant une petite grille terminant un mur, derrière lequel s’élevait une maisonnette.

(1924)

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Croulebarbe et la ruelle des Reculettes

La main trouée

par
Montfermeil

Le quartier Croulebarbe est un de ceux que n'a pas encore assainis la pioche du démolisseur, un des recoins restés sordides du vieux Paris.

(1901)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60, 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.

*
*     *

Jacques Daviel (1696-1762) fut un célèbre oculiste. Il fut le premier à réussir une opération de la cataracte et a été chirurgien du roi Louis XV.
Le nom de Daviel a été attribué à la rue Saint-François de Sales (1576-1622) en 1894 dans le cadre d'une volonté du conseil municipal de Paris de déchristianiser la toponymie de la capitale.

*
*     *

Le nouveau théâtre Saint-Marcel ouvrit le vendredi 1er octobre 1869. 15 jours plus tôt, il avait reçu l’autorisation de prendre le nom de théâtre des Gobelins. Son directeur était toujours M. Larochelle. Commentant cette ouverture, le Figaro écrivait : « La salle est simple, mais confortable et bien aménagée. Tout y est neuf, lustre, rideaux, décors, etc. La première pierre de ce théâtre fut posée, il y a à peine un an, par la fille aînée du directeur, une mignonne de six ans. Cet immeuble sera sa dot. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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