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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Un ménage devenu la terreur des environs

1875

Rue du Moulin-des-Prés, non loin de la Bièvre, à l'angle du chemin qui conduit à la Glacière, habitait depuis longtemps un ménage qui était devenu la terreur des environs.

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Pour aller au théâtre des Gobelins

Le drame de la rue Duméril

1888

Le nommé Désiré Caritey, journalier, âgé de quarante ans, demeurant rue Duméril, 17, marié et père de trois enfants, avait avec sa femme, avant-hier soir, une vive discussion pour un motif bien futile.

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Avenue des Gobelins

Le Chien et la Génisse à six pattes

1896

Il y a parmi les nombreux forains installés avenue des Gobelins, depuis la fête nationale, une baraque en bois tenue par M. Lecot et dans laquelle on exhibe pour quelques centimes une génisse à six pattes.

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rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

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Au bal de l’Alcazar d’Italie

Bataille rangée

1896

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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Haustrate aux Assises -1907

Le drame de la cité Jeanne d'Arc

Haustrate aux Assises

Gil Blas ― 6 septembre 1907

La cour d'assises a eu hier l'écho d'un drame qui fit quelque bruit dans Paris, il y a quelques mois.

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :

— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

Le sous-brigadier crut avoir affaire à un fou ; il le conduisit néanmoins auprès de M. Yendt, commissaire de police, auquel l'inconnu raconta :

— Ce matin, je me promenais le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, lia conversation avec moi. Peu après, il m'expliqua qu'il était journalier, âgé de quarante-neuf ans, et qu'il s'appelait Jean Guérineau. Il me proposa d'aller déjeuner ensemble, ce que nous fîmes. Dans l'après-midi, il me proposa de le suivre dans son logement ; sans défiance j'acceptai. Mais à peine avait-il fermé la porte de sa chambre qu'il me fit des propositions malhonnêtes. Je refusai. Il s'emporta. Une discussion s'ensuivit au cours de laquelle, aveuglé par la colère, je saisis mon antagoniste à la gorge et je l'étranglai avec un foulard.

Le récit terminé, M. Yendt lui demanda son nom. Il refusa de le donner.

― Je ne révélerai mon nom à personne, n'insistez pas, ce n'est pas la peine. Peut-être que plus tard, devant le juge d'instruction je me déciderai à parler.

Mais à un inspecteur du commissariat, il consentit à dire qu'il s'appelait J. H.

Une heure après son arrestation, on conduisit  J. H. 1, cité Jeanne-d'Arc ; la porte de la chambre de Guérineau était fermée à clef.

― C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier ; je ne sais ce que la clef est devenue.

On fit chercher un serrurier qui fit sauter la porte ; l'inconnu n'avait pas menti ; le cadavre du journalier gisait sur le lit, étranglé.

Le lendemain, Le juge d'instruction Boucard procéda à l'interrogatoire du meurtrier qui, de suite, consentit à dévoiler son identité.

— Je suis fumiste de mon métier, dit-il, j'ai trente et un ans, je suis actuellement sans domicile et je me nomme Auguste-Joseph Haustrate.

Auguste-Joseph Haustrate, 31 ans, fumiste de son état.

Au cours de l'instruction, le sous-brigadier Mariton, qui avait arrêté Haustrate, déclara que l'inculpé s'était vanté à plusieurs reprises d'avoir fouillé le cadavre de Guérineau. Ce serait donc le vol qui serait le mobile du crime.

Haustrate, confronté avec le sous-brigadier, dit qu'il ne se souvenait de rien :

― J'étais fou et, de plus, en état d'ivresse.

Ici s'arrête ce roman qui semble extrait du rez-de-chaussée d'un journal populaire et il ne nous est permis ni de le commenter ni de donner le compte rendu des débats.

L'avocat général Lescouvé estimant que dans celle affaire, il pouvait être prononcé des paroles contraires aux bonnes mœurs, a demandé à la Cour de prononcer le huis-clos ; il est aisé de deviner les dessous mystérieux et répugnants de cette affaire.

Haustrate a été condamné à cinq ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.


A lire également

Les faits

L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

À lire également...

Les maraudeurs du 13ème

1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

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Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy

1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

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LE 13e AVANT LE 13e

Une panique

1854

Un honnête commissionnaire, le nommé Pierre T…, s’était rendu hier, après son travail de la journée, à la barrière des Deux-Moulins, pour y faire son repas, arrosé de petit bleu à 30 centimes le litre.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Initialement, le boulevard Arago devait s'appeler Boulevard de la Santé.

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Le 1er mars 1932, l'usine de chaussures (qui répandait aux alentours de manière permanente une odeur de vernis) installée boulevard Kellermann (au 10) était ravagée par un incendie.

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*     *

Fin juin 1892, M. Jules Beaufils, souffleur du théâtre des Gobelins, était hier à son poste lorsque, au troisième acte de la pièce l'Oiseau bleu, au moment où les spectateurs palpitaient sous l'intérêt du dénouement, la jeune-première, trahie par sa mémoire, manqua soudain la réplique.
S'approchant un peu de la rampe, elle attendit les premiers mots ; mais le souffleur resta muet.
On crut que le souffleur dormait, et des appels désespérés partirent de la rampe, jetés par les artistes en détresse. Mais tout fut inutile : le pauvre homme avait succombé à une affection cardiaque.
Cet incident, qui a vivement ému le public, a trouble un moment la représentation, qui a pu être terminée avec le concours d'un remplaçant.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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