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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts.

1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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rue du Banquier

Le miracle de la rue du Banquier

1866

Hier matin, à neuf heures, le concierge du n° 5 de la rue du Banquier, n’ayant pas vu paraître, selon sa coutume, l’une des locataires de sa maison, Mlle S..., blanchisseuse, et se rappelant que cette jeune personne semblait depuis quelques jours fort préoccupée et morose, conçut de tristes soupçons.

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Le mystère du boulevard Masséna - nouveaux détails

1894

Cette grave affaire à laquelle nos confrères attribuaient, il y a deux jours, un caractère fantaisiste, est entrée dans une phase nouvelle qui forcera, nous l'espérons, les plus incrédules à s'incliner et à avouer que le service des informations de la Presse justifie une fois de plus sa réputation d'être un des mieux et plus exactement renseignés.

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On a tenté de tuer Gauzy - 1914

On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

Le Journal — 4 juin 1914

Antoine Gauzy, le fameux soldeur d'Ivry, chez qui M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, fut tué par Bonnot le 24 avril 1912, a été grièvement blessé d'une balle au ventre dans la soirée de mardi.

Les efforts de l'enquête n'ont pas réussi jusqu'ici à démêler les mobiles d'un attentat que les hésitations, les réticences, les contradictions des témoins concourent à rendre profondément mystérieux.

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

M. Fauvel courut à l'endroit indiqué. Aux questions du policier, le marchand de vin M. Guignard, répondit qu'aucun drame n'avait eu lieu chez lui ; par contre, M. Fauvel entendit un témoin, le chiffonnier Georges Colson, vingt-cinq ans, qui passait rue Nationale, à la hauteur du bar, quand éclatèrent les coups de feu. Colson affirma que les détonations provenaient bien du débit et que, aussitôt après les avoir entendues, il avait vu trois individus sortir précipitamment de l'établissement Guignard et s'enfuir vers la porte d’Ivry.

La Porte d'Ivry, vue vers Paris

Laquelle admettre de ces deux versions contradictoires ? M. Fauvel était perplexe lorsqu'un nouveau coup de téléphone lui apprit qu'à l'hôpital de la Pitié on venait d'admettre Antoine Gauzy, marchand soldeur, 63, rue de Paris, au Petit-Ivry. Le blessé, ajoutait-on, était très dangereusement atteint et on allait pratiquer sur lui l'opération de la laparotomie, après l'avoir endormi au chloroforme. M. Fauvel se rendit à l'hôpital, mais on ne put lui permettre d'approcher, Gauzy, il apprit seulement que celui-ci avait été attaqué rue Nationale, devant le débit Guignard.

Hier matin, le soldeur put enfin s'expliquer.

— Je sortais, dit-il, vers 7 h. 30, de chez M. Guignard, qui est mon fournisseur, quand un individu, dont je ne pourrais fournir aucun signalement, se dressa devant moi et me tira deux balles de revolver presque à bout portant, en s'écriant : « Voilà pour t'apprendre à coucher avec la femme d'un autre ! » Mon agresseur prit immédiatement la fuite, et je rentrai chez moi, à pied. Chemin faisant, j'avais rencontré mon frère Marius, qui demeure avec nous et qui m'a soutenu jusqu'à la maison.

Ce récit concordait mal avec les affirmations du témoin qui avait assisté à la fuite des trois inconnus sitôt après les coups de revolver. De plus, les relations anciennes et notoires de Gauzy avec les milieux anarchistes, son rôle dans l'affaire tristement célèbre des bandits, tout cela ne prêtait-il pas matière à l'hypothèse d'une vengeance ? D'autant que Gauzy paraissait avoir le souci de ne pas désigner son meurtrier et, d'autre part, se déclarait incapable d'expliquer l'allusion que l'homme au revolver lui avait jetée à, la face avant de l'exécuter.

M. Fauvel voulut éclaircir ce mystère. Il interrogea de nouveau le débitant : M. Guignard finit par reconnaître que Gauzy était son ami de longue date; qu'il avait passé, la veille au soir, une demi-heure dans la salle du débit en compagnie d'autres individus, et qu'une querelle avait même éclaté entre le soldeur et ses compagnons.

— Mais, insistait M. Guignard, tous sont sortis ensemble et je n'ai rien vu de ce qui s'est passé ensuite. De même, j'ignore le motif de la dispute qui a mis Gauzy aux prises avec ses adversaires. Il m'a simplement paru qu'il s'agissait d'une rivalité commerciale.

D'autre part, nous avons vu Mme Gauzy et son beau-frère Marius dans leur magasin d'Ivry, dont l'aspect n'a pas changé depuis les jours tragiques d'avril 1912

— Je me perds en conjectures, nous a dit Mme Gauzy, sur les raisons de cet acte meurtrier. Je ne connaissais aucune liaison à mon mari, qui, le cas échéant, n'eût rien dissimulé à personne, et je ne puis croire à une vengeance anarchiste. Se venger ? Pourquoi ? Antoine Gauzy n'a jamais fait de mal à personne ; il avait trop souffert en prison pour chercher à y envoyer qui que ce fût. Combien de fois ne lui a-t-on pas signalé des gens qui se distinguèrent par leur lâcheté, en cherchant à l'assommer quand on l'arrêta. Il répondait : « Je les méprise trop pour essayer de leur nuire. »

» Quand, mardi soir, il est rentré avec son frère, il m'a dit aussitôt : « J'ai une balle dans le ventre ; j'ai été blessé par un inconnu près du champ de manœuvres ! ». J'ai crié : « Tu t'es donc battu ! Qui est-ce qui a voulu te tuer ? » Il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'on l'avait attaqué à l'improviste. Son frère a pris un taxi-auto et est parti à la recherche d'un médecin. Quand le praticien a su qu'il s'agissait d'un homme blessé au ventre, il a refusé de se déranger, il a ordonné le transfert immédiat à l'hôpital. Le malheur nous poursuit avec un atroce acharnement ! ».

De son côté, Marius Gauzy n'a rien vu du drame. Voici comment il explique sa présence auprès de son frère quelques instants à peine après le meurtre :

— Je travaille comme briqueteur dans un chantier de la rue Jeanne-d'Arc; mon ouvrage se termine à 6 h..30. Ce soir-là, je me suis attardé en compagnie d'un ami, dont je pourrais citer le nom, jusqu'à 7 heures passées. Ensuite, je me suis acheminé vers Ivry lentement, absorbé par la lecture d'un journal. La rue Nationale est mon trajet habituel. En arrivant près de la barrière, j'ai hâté le pas et soudain j'ai aperçu devant moi mon frère qui avançait péniblement. C'est alors que l'avant rejoint j'ai connu ce qui s'était passé. »

On se rappelle que Gauzy avait été condamné à dix-huit mois de prison pour crime, d'association de malfaiteurs par la cour d'assises de la Seine, qui n'avait pas retenu contre le soldeur l'inculpation de complicité dans l'assassinat de M. Jouin. Le jugement étant date du 28 février 1913, Gauzy avait déjà subi à cette époque dix mois de détention qui entraient en décompte du total de sa peine. Il sortit de prison huit mois plus tard et reprit à Ivry son négoce de soldeur. On sait aussi qu'il ne cessa de protester de son innocence et d'affirmer qu'il ignorait le nom de l'hôte sinistre auquel il avait prêté l'abri de son toit. Gauzy, très brun au moment de son incarcération, avait la chevelure presque entièrement blanchie quand il quitta sa cellule de Fresnes. Depuis le soldeur avait, par une habile teinture, réparé le dommage causé et pour se rajeunir, il avait soigneusement émondé son épaisse moustache. Notre photographie le représente sous son plus récent aspect.


A lire également

L'article paru dans Le Matin du 4 juin 1914

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

À lire également...

Quartier de la Gare

La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc

1902

Nous n'avons point à faire ici la description de la cité Jeanne-d'Arc. On a dépeint à plusieurs reprises, dans ce journal, cette cour des Miracles moderne, avec ses masures sordides ses cloaques infects et sa population de miséreux, de toute sorte.

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Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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Quartier de la Maison-Blanche

« Entends-tu ma voix qui t'invite ? » - 1905

1905

Jean Rousseau, dit « Guibollard », dix-neuf ans, et Lucien Fraisier, dit le « Petit-Rat », seize ans, avaient résolu d'offrir à leurs amis de la poterne des Peupliers un repas à l'instar de ceux que s'offrent les bourgeois.

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rue Wurtz

Un gardien de la paix blessé par des rôdeurs

1910

Dans le treizième arrondissement, trois vauriens ont attaqué et frappé d'un coup de tranchet un agent qui leur avait fait une observation

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La rue Henri Pape s'appelait jusqu'en 1897, rue Edmond-Valentin. Cette rue avait pris la succession du chemin de la Fontaine-à-Mulard, seule voie traversant le 13e et raccordant le fond de la vallée de la Bièvre à l'avenue d'Italie.

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Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.

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En 1894, la rue des Cornes dans le quartier de la Salpêtrière, prit le nom de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), peintre d'animaux, notamment des chiens de chasse, et graveur, qui fut directeur de la manufacture des Gobelins en 1736.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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