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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les étrangleurs des Gobelins

1894

On pourrait croire qu'il existe dans le quartier des Gobelins une véritable bande de rôdeurs nocturnes, qui ont la spécialité d'étrangler leurs victimes.

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Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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rue des Cinq-Diamants

L'Escroc des Pauvres

1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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rue Corvisart

Fâcheuse méprise

1892

Un cocher de la Compagnie générale des omnibus, le nommé Auguste Veladon, qui avait accompagné son attelage au Dépôt, se trouvait, la nuit dernière, à une heure du matin, rue Corvisart, lorsqu'un individu quitta le trottoir opposé, pour s'avancer au devant de lui.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les « Espadrilles de la Butte »

1910

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Un drame place Pinel - 1935

Un drame place Pinel

« Je déclare avoir tué ma femme à coups de hache » !

Tel est le texte du billet que le terrassier Pruvost avait laissé à côté de l’arme du crime

L'Intransigeant — 21 mars 1935

Louis Pruvost, dit « Petit-Louis », demeurant 7, place Pinel, terrassier dans une entreprise de travaux publics, aux Lilas, a tué hier soir, vers dix heures, la compagne avec laquelle il vivait depuis quinze jours, Élise Chavanne, âgée de 59 ans. La pauvre femme était couchée, malade depuis plusieurs jours. « Petit-Louis » s’est approché du lit et, d’un coup de hache, lui a écrasé la tête. Quittant la chambre, il est venu poser l’arme ensanglantée dans la salle à manger de son logis, s’est assis, puis, ayant posé sur la table une belle feuille blanche, a écrit posément :

« Je soussigné, déclare avoir tué ma femme à coups de hache, à la suite d’une discussion ».

Ayant soigneusement fermé à clé la porte du tragique domicile, il est descendu au café qui se trouve juste en bas de chez lui et s’est fait servir une consommation. Ayant lissé ses cheveux gris et broussailleux, il a posé ses deux mains sur le comptoir et s’est écrié, en regardant avec suffisance une personne qui se trouvait là et qu’il rencontrait souvent, M. Rajot :

— Ah ! ah ! Lisa n’aura plus mal à la tête. Je viens de lui en flanquer un bon coup. Elle est morte. Mon vieux pote, si tu avais été là, tu y aurais passé aussi. Je ne pouvais plus m’arrêter.

Ces déclarations, que l’on ne prenait tout d’abord pas au sérieux, avaient tout de même, si l’on peut dire, jeté un froid. L’homme aussitôt parti en taxi pour une direction inconnue, les témoins de la scène s’étaient regardés avec perplexité.

— Il faudrait tout de même y aller voir, dit enfin M. Rajot.

Cliché paru dans Excelsior

Avisant le voisin de la maison qui demeurait sur le palier, juste en face du terrassier, M. Bonnet, le petit groupe de consommateurs lui avait conté la chose. M. Bonnet, ému à son tour, était allé frapper à la porte fermée du domicile. Aucune réponse ne parvenant, la chose devenait brusquement tragique. On était allé chercher en toute hâte la sœur de Mme Chavanne, puis « Police-Secours », enfin, M. Barnabé, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.

Celui-ci avait rapidement enfoncé la porte. L’homme n’avait point menti. Mme Chavanne, le crâne complètement enfoncé, était morte. Il était, à ce moment, environ minuit.

Le signalement du meurtrier avait été diffusé aussitôt dans toutes les directions. A deux heures du matin, on apprenait que le criminel, monté dans son taxi, s’était fait conduire au commissariat de Salnt-Fargeau, où, après réflexion, il s’était constitué prisonnier.

Ce matin, assis sur une banquette du commissariat de la Salpêtrière, « Petit Louis » ricane avec placidité tandis qu’ou le photographie.

— J’ai une bonne tête, hein ! dit-il, ça n’empêche pas que j’ai tué ma femme.

Devant M. Barnabé, qui l’a longuement interrogé, il a conservé la même attitude cynique. De son crime, voici l’explication qu’il donne :

— Ma femme, plus exactement mon amie, mais c’est presque ma femme puis que je vis avec elle depuis si longtemps, ; était couchée, malade depuis quelque temps. Moi-même, j’étais resté sans travailler quelques jours, m’étant blessé sur le chantier. Hier après-midi, ne sachant que faire, je suis remonté chez moi. Vers le soir, ma femme m’a demandé à boire. Je lui ai fait chauffer du lait. « Il est trop chaud ! » a-t-elle crié. Je n’ai rien dit. Je suis allé simplement à la cuisine y mettre un peu d’eau. Nouvelle réclamation de ma compagne : « C’est mauvais, a-t-elle grogné, maintenant c’est trop froid ».

« Monsieur le commissaire, vous comprenez bien que la discussion entamée de cette façon pouvait aller loin. Effectivement, nous nous sommes mis à nous disputer tant que nous pouvions. J’étais en train de casser du bois dans la cuisine. A un moment donné, je ne sais ce qui m’a pris, j’ai perdu la tête. J’ai pénétré dans la chambre et, levant la hache dont j’étais eu train de me servir, je l’ai abattue de toutes mes forces sur la tête de Lisa. Elle n’a pas poussé un cri. Comme elle remuait encore, j'ai continué...

Jean Goujon.

A lire également

Le récit du drame dans L'Oeuvre

Vingt ans de travaux forcés pour avoir tué une femme à coup de hachette

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Précoces Criminels

1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Brillat-Savarin

1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Porte d'Ivry

Fraudes à l’octroi

1873

Depuis quelque temps les employés de l'octroi, préposés à la porte d'Ivry, remarquaient qu'un homme d'une forte corpulence, et une femme paraissant en état de grossesse avancé, entraient très souvent dans Paris sans jamais en sortir par cette même porte.

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A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La quartier de la Maison Blanche a été tout entier détaché de la commune de Gentilly. On l'appelait le petit Gentilly. La rue Abel Hovelaque portait le nom de rue du Petit-Gentilly.

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La rue Ernest-et-Henri-Rousselle, ouverte vers 1910 mesure 12 mètres de large sur 102 mètres de long. Le nom d'Henri fut adjoint à celui d'Ernest en 1930.

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En novembre 1872, la Seine connaissait une crue importante et les quartiers bas de Paris étaient sous l’eau. Le 13e arrondissement ne faisait pas exception.
Dans son numéro daté du 1er décembre, le quotidien Le Temps rapportait que dans la rue Watt, au-dessous du pont du chemin de fer d'Orléans, un batelier, moyennant une légère rétribution, passait les personnes qui se rendaient rue de Patay, rue du Chevaleret et dans les rues environnantes et notait que, la veille, dans l'eau jusqu'à la ceinture, il poussait de la main son embarcation et qu’aujourd'hui, il était obligé de la conduire à la rame.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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