Faits divers

 Le drame de la rue Clisson

Le drame de la rue Clisson

La Presse — 8 décembre 1896

Au n° 46 de la rue Clisson habitent un clerc de notaire, M. Charles Grandjean, âgé de quarante ans, et une jeune femme, Mlle Marie de Valtesse, âgée de trente-cinq ans.

La rue Clisson vue de la place Nationale

La plus parfaite harmonie semblait régner entre eux, quand dans la nuit d'hier une discussion éclata. Mlle de Valtesse reprochait à son ami de ne plus avoir pour elle le même attachement.

Cette idée fixe poussa la jeune femme à un acte de désespoir. Vers cinq heures du matin, elle se leva, prit un revolver dans l'armoire à glace et se logea une balle dans la région du cœur.

M. Grandjean, réveillé en sursaut par la détonation, aperçut la jeune femme inanimée sur le parquet ; il la crut morte et, ramassant le revolver, se tira deux balles dans la tête.

Au bruit des détonations, les voisins accoururent, enfoncèrent la porte et s'empressèrent auprès des deux blessés. On courait chercher un médecin qui arrivait bientôt et, après un premier pansement, faisait trans porter le couple à l'hôpital Cochin.

L'état de Mlle de Valtesse est particulièrement grave.

M. Perruche, commissaire de police, a ouvert une enquête.


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Saviez-vous que ...

Selon Le Petit Parisien du 24 juin 1923, qui rappelait qu'entre le pont National et le pont de Bercy, deux voies seulement sont ouvertes : la rue Watt et la rue de Tolbiac; il était question de réaliser un projet qui supprimerait la rue Watt. La mesure a soulevé dans le quartier une assez vive émotion : un comité de défense s'est constitué dont le président a fait une démarche auprès du préfet de la Seine.

L'image du jour

La caserne Lourcine, boulevard de Port-Royal

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