Faits divers

 Une scène scandaleuse - 1894

Une scène scandaleuse

Le Figaro  ― 22 septembre 1894

Une scène scandaleuse s'est passée, avant-hier soir, vers cinq heures, sur la ligne du chemin de fer de Ceinture, dans la gare de la Maison-Blanche.

Deux ouvriers, Ch. Chaupier, typographe, et Célestin Goviaut, peintre en bâtiment, voulaient pénétrer dans un compartiment qui se trouvait au complet. Les. voyageurs protestèrent, mais Chaupier et Goviaut s'obstinant, une querelle s'engagea et des coups furent échangés dans le wagon même où les deux ouvriers avaient pénétré par force. Le chef de gare intervint,  mais inutilement. On requit alors deux gardiens de la paix. Une lutte s'engagea entre les agents et les nouveaux occupants. Un des gardiens reçut de Chaupier un coup de poing violemment asséné qui l'envoya rouler sur le trottoir où il se blessa grièvement à la tête.

On dut avoir recours à un renfort de la police et les deux auteurs de ce scandale purent être arrêtés. Mais il fallut veiller sur eux pour les faire sortir de la gare, la foule qui s'était amassée voulait les lyncher.

Goviaut a été seul envoyé au Dépôt. Son camarade Chaupier qui, au cours de la bagarre, avait reçu des blessures assez graves à la tête et à la poitrine, a dû être transporté à l'hôpital Cochin.

Quant au gardien de la paix, son état a été jugé assez grave.


Gare de la Maison Blanche

(Communiqué)

On voit souvent nos chasseurs s'arrêter, tirer de leur poche une petite boîte, croquer un bonbon ou une pastille, et recommencer la même manœuvre quelques instants après. Ce sont des gens prudents qui aux brouillards de la terre  et de l'estomac opposent savamment les sels délicieux que la Compagnie fermière de Vichy extrait des sources fameuses de l'Hôpital, de la Grande-Grille ou des Célestins, et à qui elle a su donner cette forme hygiénique si agréable et si commode.

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Saviez-vous que... ?

Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était en 1895.

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En 1892, Mesdemoiselles Dufrène, disposant de hautes références, donnaient des leçons d'italien au 27 de l'avenue des Gobelins.

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Le 2 décembre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait qu'avenue des Gobelins, en face du 51, des agents avaient surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.

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En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, allait devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.

L'image du jour

Boulevard de l'Hôpital - A gauche, une des entrées du marché aux chevaux