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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Sombre histoire de charbon

1937

Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

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Drame de la jalousie

1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Place des Alpes

Les surprises d’une rafle

1923

Cette nuit, une opération policière d'une envergure inusitée a été effectuée. Elle dépasse le cadre ordinaire de ces sortes de coups de main. Ce ne fut pas la rafle que la chanson de Bruant a rendue célèbre, la rafle que la police jette à travers la rue comme un grand filet et qui ramène le fretin des filles et leurs souteneurs. Ce fut davantage.
Au cours de cette opération, deux cents arrestations ont été effectuées. La manœuvre était dirigée par le commissaire Guillaume, de la direction de la police judicaire, par l'inspecteur Leroy, les brigadiers Martineau et Bonhomme et cinquante inspecteurs y participèrent. Elle a eu lieu dans le 13° arrondissement, au bar Excelsior, place des Alpes.

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Quartier de la Gare

Règlement de compte aux Deux-Moulins

1866

Il est un coin de Paris que les honnêtes gens ne connaissent guère et dans lequel nous ne leur conseillons pas de s'aventurer après la tombée du jour. Ce sont les alentours de la barrière de Fontainebleau. Il y a dans ces parages la rue des Deux-Moulins et la rue Saint-Honoré qui sont comme le quartier général de tout ce qui reste aujourd'hui de truands, de rôdeurs, de repris de justice, de vagabonds et de voleurs : cette population est un vrai gibier de potence.

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Place d'Italie

Les étrangleurs de Paris

1895

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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Le drame du boulevard Masséna - 1882

Le drame du boulevard Masséna.

Le Figaro — 7 octobre 1882

Une effroyable tragédie, dont le dénouement n'est que trop prévu, met en ce moment en émoi les habitants de la partie du treizième arrondissement qui confine aux fortifications.

Il y a six semaines environ, une dame Goujeux, âgée de trente-cinq ans, demeurant avec son mari, 13, boulevard Masséna, près de la rue de Patay, était mordue par un petit chien de l'espèce dite « loulou », qu'elle avait depuis quelques années. Cette morsure ne paraissait d'abord avoir aucune gravité toutefois, se rappelant que le chien semblait très excité au moment où il l'avait ainsi blessée. Mme Goujeux conduisit l'animal chez un marchand de chiens de l'avenue d'Italie et l'y laissa.

La malheureuse femme ne pensait plus à cet incident lorsque, il y a huit jours environ, elle se sentit prise de frissons.

Elle continua sa besogne journalière, mais on ne tarda pas à remarquer qu'elle devenait morose et irascible. Son mari, avec lequel elle vivait dans la meilleure intelligence, lui fit diverses observations ; elle ne répondit que d'une manière évasive.

Il y a trois jours, le malaise s'accentua. Mme Goujeux perdit tout appétit et fut obligée de s'aliter ; elle eut bientôt des hallucinations et des crises violentes.

Le médecin qui fut appelé, M. le docteur P... crut reconnaître tous les symptômes de la rage néanmoins, devant la gravité du cas, il crut devoir s'adjoindre un confrère, M. le docteur F…

Les efforts et les soins des deux praticiens ne purent enrayer le mal.

L'avant-dernière nuit, la malade devint la proie d'un délire épouvantable ; elle se tordait sur son lit, écumait, et ses cris, d'une intensité effroyable, jetaient l'effroi dans tous les environs.

Mis au courant de la situation, M. Grillières, commissaire de police, se transporta au domicile des époux Goujeux et, sur l'avis des médecins, prescrivit le transport de la malheureuse jeune femme à l'hôpital de la Charité.

À trois heures et demie, hier, cette difficile opération a été exécutée elle a excité d'autant plus d'émotion parmi la foule amassée aux alentours de la maison, que le mari a tenu à accompagner sa pauvre femme et a pris place à côté d'elle, seul, dans le fiacre qui l'emportait.

M. et Mme Goujeux, mariés depuis dix ans, n'ont pas d'enfants ils exercent l'état de cordonnier pour des fabriques de Paris. Leur conduite est exemplaire.

Nous tiendrons nos lecteurs au courant des suites de ce triste incident.


Le Figaro — 7 octobre 1882

Nous avons fait prendre des nouvelles de Mme Goujeux, transportée à l'hôpital de la Pitié, et non à la Charité comme une erreur de plume nous l'a fait dire, à la suite de l'incident raconté hier à cette place. La nuit et la journée avaient été assez calmes. La malade reste en observation. Demain, sans doute, les médecins pourront se prononcer.

Mme Goujeux occupe le lit n° 5, dans la salle Grisolle. Elle est, comme on le pense bien, soigneusement surveillée.


Le Figaro — 9 octobre 1882

La malheureuse femme dont nous avons raconté la dramatique aventure, Mme Goujeux, a eu hier, à l'hôpital de la Pitié, trois accès de fureur des plus violents, qui ont nécessité l'emploi de la camisole de force et le transfert de la malade dans une petite pièce attenant à la salle Grisolle. Les médecins n'ont pu encore se prononcer sur l'état de la patiente.

À côté de la version que nous avons rapportée, d'après le témoignage de plusieurs personnes très liées avec les époux Goujeux, il en circule une autre que nous devons également mentionner. La dame Goujeux aurait bien été mordue par un chien, mais cet accident remonterait à plus d'un an. Quant aux accès qui ont rendu nécessaire le transport de la pauvre femme à la Pitié, ils seraient survenus à la suite d'une violente émotion éprouvée récemment par Mme Goujeux.

Quoi qu'il en soit, l'état de l'intéressante malade est des plus alarmants, et l'on .ne saurait encore se prononcer sur les suites probables de ce cas pathologique.

À lire également...

Agression contre un encaisseur

1912

Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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Quartier de la Gare

Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

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Quartier de la Gare

On recherchait cinq «disparus» dans les souterrains de la porte d'Ivry

1932

L'ouverture des travaux fut, pour tous les chenapans du quartier, une royale aubaine. Sur l'emplacement des anciennes fortifications, à proximité de la porte d'Ivry, le terrain se hérissa de barrières de planches et de piles de madriers offrant, pour les parties de cache-cache, mille coins et recoins.

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rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

En février 1893, le conseil municipal de Paris, sous la conduite de M. Ernest Rousselle, décidait ce qui suit pour le 13ème arrondissement : Ouverture de la rue Bobillot, entre la place d'Italie et la rue du Moulin-des-Prés ; ouverture de la rue Caillaux ; mise en état de viabilité de la rue Croulebarbe ; ouverture d'une voie nouvelle, de la rue de Tolbiac à la gare d'Orléans-Ceinture ; prolongement de la rue Jeanne-d'Arc ; achèvement de la rue Pascal ; ouverture de la rue des Messageries ; mise à l'alignement de la ruelle des Gobelins.

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*     *

Le monument élevé à la Gloire des mères françaises implanté sur le boulevard Kellermann à proximité de la porte d'Italie est dû au ciseau des sculpteurs Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin qui l'entoure a éré dessiné par l'architecte Paul Bigot. Ce monument a été inauguré le 23 octobre 1938 par le président de la République, M. Albert Lebrun. Le maréchal Pétain était présent à cette cérémonie.

*
*     *

En février 1885, un cantonnier nommé J... regagnait son domicile rue Damesme, numéro 2. Malheureusement il avait fait de si fréquentes stations chez les marchands de vins que le chemin lui semblait horriblement long, Aussi pour l'abréger, à un moment donné, ne trouva-t-il rien de mieux que d'essayer de franchir la Bièvre à pieds joints. La rivière n'est certes pas bien large, mais les jambes de l'ivrogne n'avaient pas un ressort suffisant et le malheureux tomba dans l'eau bourbeuse.
Quelques passants se portèrent à son secours, mais malgré d'activés recherches, on ne put le retirer qu'après, un quart d'heure, et tous les soins furent impuissants à le rappeler à la vie.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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