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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

La mort de Céline Pasquet

1908

Au numéro 21 de la rue Croulebarbe habillait, avec son amant, Georges Deschamps, ouvrier fumiste, âgé de vingt-cinq ans, une femme Céline Pasquet, d'un au plus jeune, journalière.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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Quartier de la Maison-Blanche

Sanglante rupture

1903

Un drame s'est déroulé, hier soir, dans un débit de vins du quartier des Gobelins, rue de la Colonie, 66.
Il était environ sept heures.
Soudain, un cocher, lâchant son « zanzi » releva la tête vers la rue :
— Tiens Victor !

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Quartier de la Maison-Blanche

L’escroc de la rue de Gentilly

1889

M. Perruche, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, vient d'arrêter un aventurier qui, s'affublant tour à tour du nom de nos peintres les plus en renom, commettait impudemment depuis fort longtemps des escroqueries aussi audacieuses, que variées.

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Le drame de la rue du Moulinet - 1932

Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

Le Journal ―11 août 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

C'est ainsi que pour une misérable question d'intérêt, le brigadier de gardiens de la paix du 5è arrondissement, Fernand-Maurice-Désiré Pacotte, né le 5 mai 1890, à Echalot (Côte-d'Or), a tué de quatre balles de revolver sa femme, Henriette-Sidonie Blain, née à Vitry-sur-Seine, en juillet 1888, après une discussion qui dura plus de deux heures.

époux Pacotte

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet. La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave. Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage, Mme Pfeifer, née Gracy Hinart âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux. En effet, la solde du brigadier était assez élevée, et, de son côté, Mme Pacotte, qui, lors de son mariage en 1923 avait apporté une dot de 30.000 francs, gagnait bien sa vie en travaillant chez elle comme confectionneuse. L'intérieur du logis, coquettement meublé et d'une propreté méticuleuse, atteste les qualités ménagères de la malheureuse victime.

Pourtant tout ce bien-être matériel était gâté par le caractère du brigadier. Si Mme Pacotte, femme aimable et douce, jouissait de la considération unanime de ses voisins, il n'en était pas le même de son mari, qui, aux dires de ses proches mêmes, était un homme intègre, méticuleux, mais sournois, brutal et intéressé jusqu'à un point qui frisait l'avarice. C'est là ce qui devait déclencher le drame.

Mardi, vers 21 h. 30, Mme Pfeifer était à peine rentrée dans sa chambre qu'elle percevait les échos d'une violente discussion chez ses propriétaires.

Mme Pacotte criait : « Mme Pfeifer ! il veut me tuer. »

Presque aussitôt, la malheureuse, épouvantée, se réfugiait en chemise chez sa locataire et lui disait que son mari venait de la menacer de son revolver.

Après quelques minutes, l'homme ayant paru s'apaiser, Mme Pacotte rentrait chez elle ; mais bientôt la discussion reprenait. La femme de ménage, apeurée, comprit, par bribes, que le brigadier réclamait à sa femme des bijoux qu'il lui avait offerts et qui, disait-il, valaient 20.000 francs. Mme Pacotte s'en fut sans doute les chercher dans un coffret, les jeta aux pieds de son mari, qui répondit : « Merci. » Puis le calme était revenu.

Soudain, vers 23 heures .30, six coups de feu claquèrent à une cadence rapide. Mme Pfeifer vit alors dans la courette le brigadier tournoyer sur lui-même « comme une toupie » et prendre la fuite, vêtu seulement d'un pantalon de treillis et d'un tricot.

Tout d'abord, elle pensa que M. Pacotte venait de décharger son revolver pour tranquilliser sa compagne mais, inquiète et n'entendant plus aucun bruit, elle alerta la police. Bientôt M. Barnabé, commissaire du 13è arrondissement, accompagné de M. Lherm, secrétaire du quartier de la Maison-Blanche, arrivait sur les lieux. Dans l'embrasure d'une porte faisant communiquer la salle à manger et la pièce servant d'atelier le magistrat trouvait, étendu sur le dos, les mains crispées, le cadavre de Mme Pacotte.

La victime, qui avait dû tenter de fuir, était vêtue seulement d'un manteau marron jeté sur une chemise de nuit.

L'examen superficiel du corps a permis de trouver les traces de 4 projectiles : deux à la poitrine, un au cou et un à la tempe droite. Des douilles et deux balles gisaient éparses dans la pièce. Le meurtrier, son crime commis, avait jeté ses armes, un pistolet réglementaire du calibre 7 m/m 65, dont le chargeur était épuisé et un autre de 6 m/m 35 dont deux cartouches avaient été tirées, sous des meubles. Sur la table se trouvaient une hachette ne portant aucune trace suspecte; une feuille déchirée d'un cahier sur laquelle Pacotte avait écrit posément ses dernières volontés « abandonnant à l'État » une série d'objets dont il donne un inventaire complet.

Hier matin, M. Lherm a entendu Mme Pfeifer et la soeur de la victime, Mme veuve Marie-Geneviève Chassagne, née Blain, employée à la ville d'Ivry, et y demeurant 3 bis, rue Mansart.

Celle-ci, une veuve mère de trois enfants, a déclaré que Pacotte entrait dans de véritables crises de fureur lorsqu'il apprenait que sa femme avait confectionné dies vêtements pour ses neveux, ou qu'elle leur avait porté quelque friandise.

Le corps de la victime a été transporté, dans la soirée, à l'Institut médico-légal aux fins d'autopsie.

Tout donne à penser que le meurtrier s'est fait justice ou que, son accès de démence calmé, il se constituera prisonnier.

À lire également...

Les maraudeurs du 13ème

1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

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Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Place des Alpes

Les étrangleurs

1894

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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En 1921, le maire du 13ème arrondissement était M. Guerineau. Il possédait une usine de céramique dont les bâtiments s'étendaient du numéro 69 de la rue du Gaz au numéro 172 de l'avenue de Choisy. Cette usine brûla le 26 octobre 1921.

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Dans la semaine du 15 au 22 mars 1929, le cinéma Clisson Palace (61-63 rue de Clisson) jouait "Trois jeunes filles nues", un film avec la charmante Jeanne Helbling que celle-ci avait tourné avec l'excellent Nicolas Rimsky. Jeanne Helbling partageait la vedette avec Mmes Jenny Luxeuil Jeanne Brindean et Annabella.

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En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, allait devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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