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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


Pour aménager la Place d'Italie, une fois les pavillons Ledoux abattus, il fallut abaisser le niveau d'un des côtés de plus d'un mêtre et exhausser l'autre d'autant.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


 Procédés un peu violents - 1897

Procédés un peu violents.

Le Matin - 14 octobre 1897

Des cris Au secours ! A l'assassin ! partaient, la nuit dernière, du n° 96 de la rue de la Glacière. Les voisins et des gardiens de la paix accoururent et arrêtèrent un nommé Jules Remoissonnet, âgé de vingt-six ans, ouvrier couvreur, demeurant passage Prévoit, au moment où ce dernier, après avoir à moitié assommé sa mère, âgée de soixante et onze ans, allait précipiter sa sœur par la fenêtre.

Jules Remoissonnet, qui est marié depuis six mois, était venu pour enlever divers objets qu'il prétend appartenir à son père, lequel est âgé de soixante-quatorze ans et est actuellement interné à l'hospice de Bicêtre.

M. Remongin, commissaire de police, a envoyé l'ouvrier couvreur au Dépôt.


 Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles - 1923

Le Paris vivant
Les quartiers qui changent de visage

Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

L'Intransigeant — 16 novembre 1923

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête.

Y a-t-il longtemps que vous avez été Place Verlaine ou Place des Peupliers, notamment ? Vous ne les reconnaîtriez plus.

Place Verlaine : où il y avait un immense bas-fond, où se produisit l’explosion de grenades (dite de la rue de Tolbiac) qui fit 47 morts, on finit d’édifier une énorme piscine d’aspect ultra-moderne ; et, tout autour d’elle, on a comblé l’excavation, en attendant que l’on prolonge la rue du Moulinet.

Place des Peupliers, c’est une levée de petites villas, construites en série, sur deux ou trois modèles prévoyant un garage pour auto.

Les nouvelles maisons de la place des Peupliers

Or, la plupart des constructions neuves de ce quartier (maisons de rapport, dispensaires, etc.) appartiennent à la Ville ou à l’Assistance publique. Et ce fait, si visible, en particulier rue du Moulin-des- Prés, ne sera nulle part plus sensible que rue de la Fontaine-à-Mulard, du moins dans la partie de cette rue qui va de la rue de la Colonie à la place de Rungis.

La rue de la Fontaine à Mulard - Au fond, les restes de la fontaine

Une rue ? Une ruelle, tout au plus. Une ruelle qui escalade puis dégringole un coteau, lequel dominait la feue Bièvre. Une ruelle bien pauvre, au bas de laquelle on voit encore les restes de la modeste fontaine à Mulard.

Les restes de la fontaine à Mulard - Cliché L'Intransigeant

Non seulement cette fontaine va disparaître, mais la voie à laquelle elle a donné son nom. Car, pour une rue, n’est-ce pas disparaître que de changer au point où celle-ci va changer ? On va jeter bas les maisons. On va supprimer les jardinets, frères de ceux que l’on trouve au fond des fortifs. On va élargir, élargir et redresser. On a même commencé de construire de luxueux immeubles à loyer moyen qui, eux aussi, seront la propriété de la Ville.

De la Ville... Ainsi, dans l’autre monde, le brave, M. Mulard dont la fontaine approvisionnait en eau tout le voisinage, aura-t-il la consolation de voir que lion conserve dans-sa rue, comme dans son quartier, le sens de la propriété collective.

C’est la renaissance des biens communaux. Le quartier de la Glacière est devenu le quartier municipalisé, voire municipal par excellence. La fontaine à Mulard pourra lui servir d’emblème.

André LAPHIN

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