sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

En septembre 1896, M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe était amené à enquêter sur le vol d'un perroquet.


Le 21 août 1881, M. Cantagrel fut élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

menu-promenade sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un exercice de défense passive cité jeanne d'arc - 1939

Un exercice de défense passive cité Jeanne-d 'Arc

Le Figaro ― 19 aout 1939

D'accord avec l'autorité militaire, les services de la-défense passive de la préfecture de police se sont livrés, hier matin, à des expériences qui avaient pour but de s'assurer de la résistance de certains abris. Les étais qui soutenaient l'un des vieux immeubles de la cité Jeanne-d'Arc restant encore sur place ont été enlevés en un clin d'œil et tous les matériaux le composant sont tombés pêle-mêle, avec le bruit qu'on devine, sur les abris souterrains construits à cet endroit. Ce n'est que lundi,  après le déblaiement de ces matériaux, que l'on pourra juger de l'efficacité des travaux de sécurité entrepris par la défense passive.


 Un drame boulevard d'Italie - 1894

Un drame boulevard d'Italie

Le Journal — 26 aout 1894

Une noce passait, hier, boulevard d'Italie se rendant à la mairie du treizième arrondissement. Au moment où les fiancés allaient entrer dans le monument, un coup de feu retentit : c'était un tout jeune homme, nommé Roche, qui venait de se loger une balle dans la tête.

il avait' quelque temps avant, sollicité — vainement —la main de cette même jeune fille qu'on allait marier.

Roche a été transporté à l'hôpital Cochin.

Son état est désespéré.


 Un retour à 1850

La Tournée

V. - AUTOUR DE LA BUTTE-AUX-CAILLES

Un retour à 1850

La Butte-aux-Cailles est encore admirable de résister au moderne. Sa ruralité survit malgré vingt pointes de nouveauté sur son territoire raboteux.

On y arrive par la rue du Moulin-des-Prés et la place Paul-Verlaine, par la rue des Cinq-Diamants ou quelque ruelle à escalier d'un amusant aspect 1830.

Quand on est sur la chaussée de la rue de Tolbiac, on ne sait pas que la rue du Moulin-des-Prés qu'on vient de quitter, belle, neuve, abornée de gratte-ciels et de cités-jardins, subsiste derrière les maisons, les usines et les palissades.

On y trouvait il y a quelques années un large terrain, qu'une explosion, aux premiers temps de la guerre, avait rasé. On y pénétrait en poussant la planche disjointe d'une palissade. Un sol remblayé s'étalait-là, où des gamins pourchassaient les merveilleuses inventions de leur cerveau neuf, réalisaient les fantasmagories du cinéma. Il ne faut peut-être pas chercher ailleurs les sources de l'esprit d'aventure que manifestent les gars de ce quartier.

Des maisons, qui avaient de la terre jusqu'aux yeux, bordaient ce terrain. La rue du Moulin-des-Prés n'avait plus qu'un flanc. Quelque jour on lui a rendu l'autre, quand le remblai a été parfait jusqu'à la place Paul-Verlaine.

Nous donnons ici, sur l'un des lits de la Bièvre. Le sol prodigieusement exhaussé et mis en palier cache le vallon étroit, mais raide, qu'elle formait. A six ou sept mètres au-dessous de ces déblais rapportés, elle y coulait ombragée de peupliers, de bosquets, bordés de guinguettes et de maisons de campagne.

La rue du Moulin-des-Prés, pour gagner la place Paul-Verlaine, renaît avec deux murs moussus, où s'ouvrent des maisons qui ont connu les inondations de la rivière, si l'on en juge par leur construction, les escaliers qui mènent à des jardinets surélevés, le dénivellement.

Un petit hameau, quelques maisons de bois, de torchis, à tonnelles, munies de potagers, fut longtemps notre joie. Malheureusement pour lui, on a construit une piscine qui a occupé un beau morceau de ton territoire.

La rue du Moulin-des-Prés sera bientôt toute bordée de maisons de rapport, ébaubies de porter les mots champêtres de son nom.

Quand on a gravi la forte pente, passé la place Paul-Verlaine, on est à la Butte-aux-Cailles. Les rues Jonas, Samson, Alphand, d'autres, vont à la rue des Cinq-Diamants qui est la voile principale, et, sur l'autre penchant, vers le boulevard Auguste-Blanqui. Ce ne sont que ruelles bourdonnantes, éclairées encore, il n'y a pas longtemps, de papillons de gaz, comme au siècle dernier. Voici le Paris de 1850 à peu près tel qu'Haussmann le connut.

La rue des Cinq-Diamants a visiblement été reprise au moment qu'on alignait le boulevard Auguste-Blanqui. Il a fallu, pour la mettre au niveau de la chaussée qui mène à la place d'Italie, creuser dans la chair de la Butte une tranchée. Les maisons en ont été rallongées par en bas, ce qui fait que les basses-cours se trouvent au premier étage. Il y pousse d'étonnants arbres, malades, poussiéreux, tout de même charmants, au haut d'escaliers qu'on a dû creuser dans les façades surélevées.

La Butte garde son identité alors que les quartiers voisins se modifient. Cette colline à moulins à vent où campa Henri IV et d'où l'on titra le canon contre les Alliés, en 1815, forme, dans le treizième arrondissement un noyau de gaieté et de pittoresque.

Ses chemins muletiers transformés en rues courant sur les pentes qui mènent au vallon comblé de la Bièvre ou aux plateaux, qui se font vis-à-vis, de la place d'Italie et du Lion de Belfort.

Le faubourg Saint-Marceau était venu, pas à pas, jusqu'ici. Le mur des Fermiers, durant soixante ans, qui courait sur ce qui est les boulevards Blanqui et Saint-Jacques, le séparait de la Butte-aux-Cailles ; à présent le treizième arrondissement les unit sans les fondre, sous le chiffre maléfique.

La suite : La Butte-aux-Cailles prend le frais

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le Marché aux chevaux

Presque en face de la Salpetrière, à l'angle du boulevard Saint_Marcel et du boulevard de l'Hôpital, est un vaste enclos entouré de grilles, planté d'arbres, percé d'allées déclives, hérissé de palissades divisées en stalles de diverses grandeurs c'est le Marché aux chevaux, (1890)

Lire

Le Cabaret des Peupliers (J.K. Huysmans

Le plaine s’étend, aride et morne. Les grandes cultures des orties et des chardons la couvrent, rompues, çà et là, par les mares séchées de la Bièvre morte. (1880)

Lire

La poterne des peupliers (la zone)

Elle est là_bas au bord du boulevard Kellermann, percée dans une butte de glaise impropre à soutenir toute construction. (1930)

Lire

Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc

Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc, due au ciseau du sculpteur Chatrousse, vient d'être placée dans le 13e arrondissement, à l'angle du boulevard Saint-Marcel et de la rue Duméril. (1891)

Lire

Menu lieu
sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte