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SAVIEZ-VOUS QUE...

4.054 maisons étaient recensées dans le XIIIème arrondissement par le service des contributions indirectes au début des années 1880. Paris, selon ce service, comptait, au total, 82.352 maisons.


La Butte-aux-Cailles culmine à 60 mètres au dessus du niveau de la mer tandis que le point le plus haut du reste du quartier Maison Blanche n'est qu'à 53 mètres.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 Un retour à 1850

La Tournée

V. - AUTOUR DE LA BUTTE-AUX-CAILLES

Un retour à 1850

La Butte-aux-Cailles est encore admirable de résister au moderne. Sa ruralité survit malgré vingt pointes de nouveauté sur son territoire raboteux.

On y arrive par la rue du Moulin-des-Prés et la place Paul-Verlaine, par la rue des Cinq-Diamants ou quelque ruelle à escalier d'un amusant aspect 1830.

Quand on est sur la chaussée de la rue de Tolbiac, on ne sait pas que la rue du Moulin-des-Prés qu'on vient de quitter, belle, neuve, abornée de gratte-ciels et de cités-jardins, subsiste derrière les maisons, les usines et les palissades.

On y trouvait il y a quelques années un large terrain, qu'une explosion, aux premiers temps de la guerre, avait rasé. On y pénétrait en poussant la planche disjointe d'une palissade. Un sol remblayé s'étalait-là, où des gamins pourchassaient les merveilleuses inventions de leur cerveau neuf, réalisaient les fantasmagories du cinéma. Il ne faut peut-être pas chercher ailleurs les sources de l'esprit d'aventure que manifestent les gars de ce quartier.

Des maisons, qui avaient de la terre jusqu'aux yeux, bordaient ce terrain. La rue du Moulin-des-Prés n'avait plus qu'un flanc. Quelque jour on lui a rendu l'autre, quand le remblai a été parfait jusqu'à la place Paul-Verlaine.

Nous donnons ici, sur l'un des lits de la Bièvre. Le sol prodigieusement exhaussé et mis en palier cache le vallon étroit, mais raide, qu'elle formait. A six ou sept mètres au-dessous de ces déblais rapportés, elle y coulait ombragée de peupliers, de bosquets, bordés de guinguettes et de maisons de campagne.

La rue du Moulin-des-Prés, pour gagner la place Paul-Verlaine, renaît avec deux murs moussus, où s'ouvrent des maisons qui ont connu les inondations de la rivière, si l'on en juge par leur construction, les escaliers qui mènent à des jardinets surélevés, le dénivellement.

Un petit hameau, quelques maisons de bois, de torchis, à tonnelles, munies de potagers, fut longtemps notre joie. Malheureusement pour lui, on a construit une piscine qui a occupé un beau morceau de ton territoire.

La rue du Moulin-des-Prés sera bientôt toute bordée de maisons de rapport, ébaubies de porter les mots champêtres de son nom.

Quand on a gravi la forte pente, passé la place Paul-Verlaine, on est à la Butte-aux-Cailles. Les rues Jonas, Samson, Alphand, d'autres, vont à la rue des Cinq-Diamants qui est la voile principale, et, sur l'autre penchant, vers le boulevard Auguste-Blanqui. Ce ne sont que ruelles bourdonnantes, éclairées encore, il n'y a pas longtemps, de papillons de gaz, comme au siècle dernier. Voici le Paris de 1850 à peu près tel qu'Haussmann le connut.

La rue des Cinq-Diamants a visiblement été reprise au moment qu'on alignait le boulevard Auguste-Blanqui. Il a fallu, pour la mettre au niveau de la chaussée qui mène à la place d'Italie, creuser dans la chair de la Butte une tranchée. Les maisons en ont été rallongées par en bas, ce qui fait que les basses-cours se trouvent au premier étage. Il y pousse d'étonnants arbres, malades, poussiéreux, tout de même charmants, au haut d'escaliers qu'on a dû creuser dans les façades surélevées.

La Butte garde son identité alors que les quartiers voisins se modifient. Cette colline à moulins à vent où campa Henri IV et d'où l'on titra le canon contre les Alliés, en 1815, forme, dans le treizième arrondissement un noyau de gaieté et de pittoresque.

Ses chemins muletiers transformés en rues courant sur les pentes qui mènent au vallon comblé de la Bièvre ou aux plateaux, qui se font vis-à-vis, de la place d'Italie et du Lion de Belfort.

Le faubourg Saint-Marceau était venu, pas à pas, jusqu'ici. Le mur des Fermiers, durant soixante ans, qui courait sur ce qui est les boulevards Blanqui et Saint-Jacques, le séparait de la Butte-aux-Cailles ; à présent le treizième arrondissement les unit sans les fondre, sous le chiffre maléfique.

La suite : La Butte-aux-Cailles prend le frais


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