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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.


En aout 1939, l'effondrement provoqué des derniers immeubles de la Cité Jeanne d'Arc servit à tester la résistance des abris souterrains conçus par la défense passive.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.


 La Cité des Kroumirs

La Cité des Kroumirs

Le Petit Journal — 22 février 1882

Il y a peu de Parisiens qui se doutent de l'existence, dans Paris, de la « cité des Kroumirs ». Cette cité se compose d'un groupe de constructions misérables qui se sont successivement établies, sur des terrains appartenant à l'Assistance publique, à droite du boulevard de la Gare, entre la rue Jenner et la place Pinel (13° arrondissement).

Extrait d'un plan de Paris publié en 1890

L'attention vient d'être appelée sur elle par des rapports d'ingénieurs du service municipal et par un rapport présenté à la commission des logements insalubres par M. le Dr du Mesnil. Nous empruntons à ces documents la description de cette cité. C'est la révélation d'un état de choses inouï.

La cité des Kroumirs est, en effet, une sorte d'égout à ciel ouvert. La voie qui mène de la place Pinel au fond de cette cité est un chemin de terre boueux dans lequel on enfonce profondément, parsemé de larges flaques d'une boue noirâtre et puante.

De chaque côté de cette voie ont été édifiées des habitations, véritables cabanes faites mi-partie en plâtras, mi-partie en terre, éclairées par deux châssis dormants et couverts en carton bitumé. Le sol de ces huttes est recouvert d'un plancher posé sur la terre. Quelquefois même le sol est constitué par de la terre battue. Des animaux, chèvres, poules, lapins, vivent pêle-mêle avec les propriétaires.

Il n'existe sur aucun point de la cité des Kroumirs de cabinets d'aisances, ni de distribution d'eau. Des petits jardins ou courettes existent au devant de chaque hutte ; mais, comme on y jette les matières fécales avec les ordures ménagères, ces courettes constituent un foyer actif de putréfaction.

« Si quelques cas de fièvre typhoïde se déclaraient dans la cité, dit M. le docteur du Mesnil, il est impossible de prévoir les ravages que la maladie exercerait sur cette population, chez laquelle la résistance vitale est considérablement amoindrie par les privations et par son séjour dans ces horribles demeures.

» Tous les êtres humains qui y résident pré sentent les caractères de la déchéance physique complète ; les enfants y sont pâles, étiolés, scrofuleux, les hommes et les femmes vieillis avant l'âge. »

La commission des logements insalubres propose au conseil municipal une série de mesures d'assainissement. Malheureusement, bien du temps s'écoulera avant qu'elles soient exécutées, et, quand elles le seront, nous doutons qu'elles soient efficaces.

Si les propriétaires parisiens ne refusaient pas de louer aux familles nombreuses d'ouvriers, la construction de taudis pareils à ceux que nous venons de décrire ne serait plus possible.


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