entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulebard Blanqui


En 1937, le président du comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes tenait sa permanence pour les adhésions au cabaret de Mme Grégoire, 41, rue de Croulebarbe.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 La Cité des Kroumirs

La Cité des Kroumirs

Le Petit Journal — 22 février 1882

Il y a peu de Parisiens qui se doutent de l'existence, dans Paris, de la « cité des Kroumirs ». Cette cité se compose d'un groupe de constructions misérables qui se sont successivement établies, sur des terrains appartenant à l'Assistance publique, à droite du boulevard de la Gare, entre la rue Jenner et la place Pinel (13° arrondissement).

Extrait d'un plan de Paris publié en 1890

L'attention vient d'être appelée sur elle par des rapports d'ingénieurs du service municipal et par un rapport présenté à la commission des logements insalubres par M. le Dr du Mesnil. Nous empruntons à ces documents la description de cette cité. C'est la révélation d'un état de choses inouï.

La cité des Kroumirs est, en effet, une sorte d'égout à ciel ouvert. La voie qui mène de la place Pinel au fond de cette cité est un chemin de terre boueux dans lequel on enfonce profondément, parsemé de larges flaques d'une boue noirâtre et puante.

De chaque côté de cette voie ont été édifiées des habitations, véritables cabanes faites mi-partie en plâtras, mi-partie en terre, éclairées par deux châssis dormants et couverts en carton bitumé. Le sol de ces huttes est recouvert d'un plancher posé sur la terre. Quelquefois même le sol est constitué par de la terre battue. Des animaux, chèvres, poules, lapins, vivent pêle-mêle avec les propriétaires.

Il n'existe sur aucun point de la cité des Kroumirs de cabinets d'aisances, ni de distribution d'eau. Des petits jardins ou courettes existent au devant de chaque hutte ; mais, comme on y jette les matières fécales avec les ordures ménagères, ces courettes constituent un foyer actif de putréfaction.

« Si quelques cas de fièvre typhoïde se déclaraient dans la cité, dit M. le docteur du Mesnil, il est impossible de prévoir les ravages que la maladie exercerait sur cette population, chez laquelle la résistance vitale est considérablement amoindrie par les privations et par son séjour dans ces horribles demeures.

» Tous les êtres humains qui y résident pré sentent les caractères de la déchéance physique complète ; les enfants y sont pâles, étiolés, scrofuleux, les hommes et les femmes vieillis avant l'âge. »

La commission des logements insalubres propose au conseil municipal une série de mesures d'assainissement. Malheureusement, bien du temps s'écoulera avant qu'elles soient exécutées, et, quand elles le seront, nous doutons qu'elles soient efficaces.

Si les propriétaires parisiens ne refusaient pas de louer aux familles nombreuses d'ouvriers, la construction de taudis pareils à ceux que nous venons de décrire ne serait plus possible.


A lire également

La Cité Doré (1882)

Teaser 4 articles

Ailleurs sur Paris-Treizieme

La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

Lire

Le bal des Quat'z'Arts

C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

Lire

Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements... (1923)

Lire

Expulsion de zoniers à la Porte de Gentilly

Espérons que la rudesse et la brutalité avec lesquelles la main de l'autorité militaire vient de s'abattre sur les pauvres zoniers de la porte de Gentilly, aura pour résultat de ramener cette importante question à l'ordre du jour, et de lui faire faire un pas vers une solution impatiemment attendue. (1895)

Lire

Menu lieu
sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte