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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandise connue sous le nom de gare de Rungis.


Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 Cris séditieux - 1894

Cris séditieux.

Le Matin — 24 novembre 1894

Un individu qui criait hier soir : Vive l'anarchie ! » dans la rue Nationale a été arrêté par les agents.

Conduit aussitôt devant M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, cet homme a dit se nommer Alphonse Chauvel, cordonnier. Il a ajouté qu'il avait proféré ce cri pour ennuyer... sa femme,

Cette excuse n'a pas paru suffisante au magistrat, qui a envoyé Chauvel au Dépôt.


 La Cité des Kroumirs

La Cité des Kroumirs

Le Petit Journal — 22 février 1882

Il y a peu de Parisiens qui se doutent de l'existence, dans Paris, de la « cité des Kroumirs ». Cette cité se compose d'un groupe de constructions misérables qui se sont successivement établies, sur des terrains appartenant à l'Assistance publique, à droite du boulevard de la Gare, entre la rue Jenner et la place Pinel (13° arrondissement).

Extrait d'un plan de Paris publié en 1890

L'attention vient d'être appelée sur elle par des rapports d'ingénieurs du service municipal et par un rapport présenté à la commission des logements insalubres par M. le Dr du Mesnil. Nous empruntons à ces documents la description de cette cité. C'est la révélation d'un état de choses inouï.

La cité des Kroumirs est, en effet, une sorte d'égout à ciel ouvert. La voie qui mène de la place Pinel au fond de cette cité est un chemin de terre boueux dans lequel on enfonce profondément, parsemé de larges flaques d'une boue noirâtre et puante.

De chaque côté de cette voie ont été édifiées des habitations, véritables cabanes faites mi-partie en plâtras, mi-partie en terre, éclairées par deux châssis dormants et couverts en carton bitumé. Le sol de ces huttes est recouvert d'un plancher posé sur la terre. Quelquefois même le sol est constitué par de la terre battue. Des animaux, chèvres, poules, lapins, vivent pêle-mêle avec les propriétaires.

Il n'existe sur aucun point de la cité des Kroumirs de cabinets d'aisances, ni de distribution d'eau. Des petits jardins ou courettes existent au devant de chaque hutte ; mais, comme on y jette les matières fécales avec les ordures ménagères, ces courettes constituent un foyer actif de putréfaction.

« Si quelques cas de fièvre typhoïde se déclaraient dans la cité, dit M. le docteur du Mesnil, il est impossible de prévoir les ravages que la maladie exercerait sur cette population, chez laquelle la résistance vitale est considérablement amoindrie par les privations et par son séjour dans ces horribles demeures.

» Tous les êtres humains qui y résident pré sentent les caractères de la déchéance physique complète ; les enfants y sont pâles, étiolés, scrofuleux, les hommes et les femmes vieillis avant l'âge. »

La commission des logements insalubres propose au conseil municipal une série de mesures d'assainissement. Malheureusement, bien du temps s'écoulera avant qu'elles soient exécutées, et, quand elles le seront, nous doutons qu'elles soient efficaces.

Si les propriétaires parisiens ne refusaient pas de louer aux familles nombreuses d'ouvriers, la construction de taudis pareils à ceux que nous venons de décrire ne serait plus possible.


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