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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

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La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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La rue de la Vistule

La fille du fusillé

par
Paul Samy

Huit heures du soir sonnaient à l’horloge de l’hôpital Marie-Lannelongue, située à l’angle de la rue de Tolbiac et de l’avenue d’Ivry, quand une automobile, arrivant par l’avenue d’Italie, tourna dans la rue de la Vistule et s’arrêta devant une petite grille terminant un mur, derrière lequel s’élevait une maisonnette.

(1924)

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Croulebarbe et la ruelle des Reculettes

La main trouée

par
Montfermeil

Le quartier Croulebarbe est un de ceux que n'a pas encore assainis la pioche du démolisseur, un des recoins restés sordides du vieux Paris.

(1901)

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sans titre 1

29 juillet

Par le 48e degré 50 minutes 13 secondes de latitude Nord.

C'est la saison des pluies dans ces parages. Par une de ces inexplicables coutumes que l'on observe chez les peuplades qui se croient civilisées, on ne voit dehors que des gens vêtus de mauvais habits.

Plusieurs tiennent à la main la tige d'une sorte de champignon qui fait toiture au-dessus de leur tête et qui s'égoutte dans leur dos. La plupart, les plus misérablement habillés, n'ont pas de ces abris portatifs ; leurs hardes se collent à leurs épaules.

Je remarque un homme et une femme qui ont aux pieds des savates à travers lesquelles leurs orteils trempent dans la houe.

Et tout à l'heure j'ai vu, je vous l'assure, à travers les vitres de vingt magasins, des paletots, des manteaux, des chaussures qui ne servaient à personne.

La tente où je suis à couvert a devant elle et de chaque côté une perspective admirable. Elle est installée sur une pente adoucie qui, derrière, s'élève en une côte appelée la Butte-aux-Cailles. Elle occupe géométriquement le sommet d'un triangle obtusangle dont les doux côtés égaux sont tracés par de vastes allées vertes qui, s'il faisait du soleil au lieu de pleuvoir à verse, seraient ombreuses. La base du triangle est formée par une propriété superbe, entourée partie de murs partie de grilles, enfermant un gracieux palais grec à colonnade et à fronton.

Du point où je l'aperçois, la déclivité du sol et les arbres en quinconce du boulevard d'Italie me cachent l'ensemble ; mais je me le représente très exactement. Jadis ce lieu fut une de mes promenades préférées. Qu'on, y était libre pour rêver seul ou babiller à deux ! Tout là-bas, au-delà de ces grilles, au-delà de l'élégante habitation, on découvre Paris, ses rues enchevêtrées, ses chevauchées de toits que dominent les dômes du Val-de-Grâce et du Panthéon.

Là, à gauche, est la rue du Champ-de-l’Alouette, où la bergère d'Ivry menait paître ses chèvres.

Un soir que je racontais à ma petite amie le drame d'amour qui fit tant verser de larmes à nos grand’mères, nous faillîmes nous fâcher. J'expliquais, je tâchais d'expliquer le transport de folie qui avait fait d'Honoré Ulbach, aimable et honnête garçon de dix-neuf ans, un assassin. Je reprochais â Aimée Millot, qu'il devait épouser dans quelques jours, d'avoir repris la promesse solennellement donnée. Mon interlocutrice, m'interrompit par un :

- Ah ! bien ! Alors !...

qui coupa net mon éloquence.

Mais voici une éclaircie, l'averse se ralentit, cesse, le soleil entre les nuages vient sourire. Allons revoir de près l'édifice grec, son parterre de fleurs... Ah ! quelle horreur ! Le mur est presque effondré ; la grille est mangée de rouille, le jardin est plein d'orties ; l'habitation, délabrée, galeuse a été entaillée par un bout, pour livrer passage à une rue Edmond-Gondinet !

Et plus de panorama sur la vallée de Paris. Les maisons ont escaladé jusqu'ici. Elles empêchent maintenant de voir la ville.

Je retraverse en hâte le boulevard, je monte une rue escarpée, la rue Barrault. Ah ! à la bonne heure ! Ici, je me reconnais. Pauvres demeures, usées, dégradées, plantées de-ci, de-là, selon la fantaisie des petits rentiers qui les bâtirent il y a cinquante ans. Partout des jardinets, généralement peu soignés, où des fleurs, des salades, des poiriers poussent parmi les herbes...

Mais quoi ? Qu'est-ce que ces percées nouvelles ? Et le ravin qui était là, à droite : il est comblé par places ; ce qui en resta forma des trous au fond desquels gisent soit une, soit deux ou trois maisonnettes avec un peu de verdure autour.

Attendez... je me rappelle qu'il y avait vers la rue de la Glacière une manière de château bourgeois que masquait en partie une allée de peupliers… Disparus, les peupliers ; disparu le château bourgeois. Un carrefour de rues, Daviel, Wurtz, Vergniaud, est à la place.

Tiens ! la Bièvre ! je l'oubliais. Elle se montre ici en bas à découvert, sur une longueur de trente mètres. On dirait d'un égout, ouvert tout exprès pour une tannerie égarée là.

Quel étrange quartier que ce quartier neuf ! Pas de maisons, des longueurs de palissades qui clôturent des plaines de plâtras apportés de partout, par tombereaux. Aux encoignures des palissades, des plaques bleues : rue Boussingault, rue Bobillot, rue Guyton-de-Morveau, rue Charles-Fourier, rue Auguste-Lançon, rue Brillat-Savarin. Surprenantes rencontres ! Que peuvent se dire ces ombres s'entrecroisant dans ces nouveaux Champs-Elyséens ?

Par endroits, un fossé rompt le nivellement. C'est quelqu'un des anciens chemins que l'on n'a pas comblés encore. Telle, la rue de la Colonie qui s'en va descendant, montant, redescendant, remontant. Les toits de ses miséreuses bicoques arrivent à peu près à niveau des chaussées neuves. Telle la rue de la Fontaine-à-Mulard, où je vois un bout de Bièvre et une mégisserie dont le grenier m'avait paru être un séchoir de blanchisseuse Ce que j'avais pris pour des chemises était des peaux de chevreaux, arrachés aux mamelles de leurs mères.

On en fera des gants blancs pour des demoiselles à marier.


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Le 13e en littérature

Le quartier de la Gare

Un crime passionnel

par
J. H. Rosny

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

(1908)

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La rue Jonas

Zigomar - La femme rousse

par
Léon Sazie

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

(1910)

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La Cité Jeanne d'Arc

Les mémoires de Rossignol

par
Rossignol

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

(1894)

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Les Gobelins

Zizine

par
Alexandre Arnoux

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

(1938)

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La Folie Neubourg

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

(1912)

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La rue du Pot-au-Lait

Le drageoir aux épices

par
Joris-Karl Huysmans

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

(1874)

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La gare de la Maison-Blanche

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

(1894)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

La belle et grande maison quasi en ruine, amputée d'un des ses côtés pour le percement d'une rue, située au 68 du boulevard d'Italie, c'est-à-dire celle que l'on appelait la Folie Neubourg, servait, en 1900, d'atelier et de dépôt au sculpteur Auguste Rodin.

*
*     *

La Butte-aux-Cailles culmine à plus de 60 mètres au dessus du niveau de la mer tandis que le point le plus haut du reste du quartier Maison Blanche n'est qu'à 53 mètres. Le vrai point culminant du 13e est en réalité avenue de la porte de Gentilly ou rue Vandrezanne si l'on s'en tient à l'intérieur de l'arrondissement.

*
*     *

Le 7 juillet 1897, la session du conseil supérieur de statistique s’est terminée par une visite aux services du dépouillement du recensement professionnel, installés boulevard Kellermann, au bastion 84. À cet effet une file de fiacres étaient venus prendre à cinq heures messieurs les conseillers dans la cour du ministère pour les conduire aux fortifications.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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