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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Un scélérat

1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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Boulevard de la Gare

L'alcoolisme

1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Rue Cacheux

L’empoisonneur de Maison-Blanche

1896

L'empoisonneur de Maison-Blanche est un sexagénaire, nommé Alexandre Lemaire domicilié 3, rue Cacheux, près de la porte de Gentilly.
Son arrestation, l'accusation terrible qui pèse sur lui, ont stupéfié ceux qui le connaissent et ne le tenaient que pour un joyeux drille tout ce qu'il y a de plus inoffensif.
Mais disons de suite que la culpabilité de ce doux empoisonneur est bien loin d'être établie.

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avenue d'Ivry

La Défense de la Chiffonnière

1907

Menacée par son ancien amant qui veut la livrer à la prostitution, elle lui crève un œil avec son crochet.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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paris-treizieme.fr — Au fond d’un puits (1879)
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Au fond d’un puits

Le Petit-Parisien — 26 mai 1879

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

La rue Nationale vue du boulevard de la Gare (Vincent-Auriol)
Les numéros impairs sont à gauche.

Au n° 7 de cette rue se trouve un lavoir alimenté par un puits d'où l'eau est extraite par une pompe élévatrice.

Une fissure s'étant produite dans le tuyau d'aspiration deux ouvriers, Jean Ladame et Joseph, descendirent à sept heures pour faire la réparation.

À huit heures, Joseph remonta chercher des boulons. À peine atteignait-il la margelle qu'un bruit sourd se lit entendre.

M. Leroy, le patron du lavoir, accourut. Un éboulement venait de se produire, l'orifice du trou était comblé par des matériaux de toute sorte.

Ladame était enfoui sons les décombres. M. Leroy appela à plusieurs reprises :

— Ladame ! Ladame !

Et l'on entendit enfin la voix sourde de Ladame qui disait :

— Je suis là.

— À quel endroit, au-dessus ou au-dessous des catacombes ?

— Je ne sais pas au juste, j'ai un mètre libre pour me retourner. Travaille-t-on pour me sauver ?

— Oui, prenez courage.

Il faut dire que le puits traverse perpendiculairement les carrières pratiquées autrefois pour extraire du sol les matériaux qui ont servi à construire le vieux Paris. La voûte de l'ancienne carrière se trouve à peu près à mi-hauteur du puits, qui a environ vingt-cinq mètres de profondeur.

Ou supposait que Ladame se trouvait peut-être englouti au niveau de cette entrée, ce qui eût rendu le sauvetage relativement facile.

Mais à peine venait-on d'entendre ses dernier mots, qu'un nouveau craquement se fit entendre le mur du puits s'effondra de nouveau, et dès lors il ne fut plus possible de communiquer avec le pauvre ouvrier.

Toute la journée d'hier et toute la nuit on a travaillé. MM. Killer et Waleski, ingénieurs, ont fait attaquer le puits par les catacombes, pendant que M. Coisel, architecte de la préfecture a fait procéder au déblaiement par le haut.

Ladame est âgé de vingt-neuf ans. Il est marié depuis le 29 mars à une ouvrière mécanicienne, âgée de dix-sept ans et demi il habite la rue du Parc, à Gentilly.

Hier matin, au moment où Ladame quittait sa femme, il lui dit :

— Viens que je t'embrasse. Je vais descendre dans un vieux puits… Je n'aurais qu'à y rester.

Le pauvre garçon ne croyait pas dire si vrai.

Hier matin, à neuf heures, on découvrit les pieds de Ladame.

Il n'a pas répondu aux appels qui lui ont été faits.

On pousse avec précaution les travaux de consolidation.

De l'avis des ingénieurs, tout espoir n'est pas perdu de sauver le malheureux.

Il est enfermé dans un espace libre nommé « cloche » par les terrassiers. On espère qu'il n'est qu'évanoui ; on a pu faire passer dans la cloche un tube par lequel on injecte de l'air à l'aide d'une pompe foulante.



L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Vu par le Figaro

  • Le drame de la rue Nationale (24 mai)
  • L’ouvrier enseveli dans un puits (25 mai)

Vu par La Lanterne

  • L'Éboulement de la rue Nationale (25 mai)
  • L'Éboulement de la rue Nationale (26 mai)

Vu par Le Petit-Parisien

  • Au fond d’un puits (26 mai)

À lire également...

Tentative d’assassinat

1903

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

...


Avenue des Gobelins

Scène surprenante avenue des Gobelins

1874

Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel.

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Quartier de la Maison-Blanche

La viande meurtrière

1907

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

...


rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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L'église Notre-Dame de la Gare, terminée en 1864 par M. Claude Naissant; est un monument assez élégant, construit dans le style de transition du douzième au treizième siècle, mais dont l'intérieur n'offrait, au moins en 1890 selon les observateurs de l'époque, rien de curieux.

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*     *

A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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*     *

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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