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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Quartier de la Gare

Un meurtre rue Baudricourt

1904

La rue Baudricourt a été hier soir le théâtre d'un drame passionnel. Un nommé Armand Féler, journalier, a tué de deux coups de couteau un ouvrier serrurier, Napoléon Stevenotte.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les « Espadrilles de la Butte »

1910

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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A la fête des Gobelins

Dans le monde du trottoir

1899

Fraid est un notoire souteneur qui « opère » dans le quartier d’Italie et porte l’élégant sobriquet de la « Crème des Gobelins ». Il avait jadis comme « marmite » la fille Lauriac, surnommée la « Belle »...

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Pour aller au théâtre des Gobelins

Le drame de la rue Duméril

1888

Le nommé Désiré Caritey, journalier, âgé de quarante ans, demeurant rue Duméril, 17, marié et père de trois enfants, avait avec sa femme, avant-hier soir, une vive discussion pour un motif bien futile.

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La Défense de la Chiffonnière - 1909

Un drame avenue d'Ivry

La Défense de la Chiffonnière

Le Journal — 24 avril 1909

Menacée par son ancien amant qui veut la livrer à la prostitution, elle lui crève un œil avec son crochet.

Sorti, la semaine dernière, de Fresnes, où il venait de purger une peine de six mois de prison pour vol, « le Corbeau de la Butte-aux-Cailles », enregistré, à l'état-civil sous le nom, depuis longtemps oublié, de Jules Gagnet, né en 1882, s'était mis sans tarder à la recherche de son ancienne maîtresse, une fille soumise, Marcelle Mortagnol. Ce n'est pas une fringale d'amour qui le poussait vers la belle. Le « Corbeau de la Butte-aux-Cailles » n'est pas un sentimental. Mais il se rappelait avec complaisance que la jeune, femme avait subvenu aimablement à tous ses besoins et il comptait bien mettre encore à contribution sa généreuse hospitalité.

L'on juge de sa surprise quand il apprit, par des « aminches » rencontrés sur l'herbe tendre des fortifs, que la jeune femme, lasse de sa vie de honte et de misère, était devenue l'honnête compagne d'un chiffonnier, dont elle partageait les excursions matinales et l'humble logis, rue des Peupliers.

L'apache jura, de tirer une éclatante vengeance de cette trahison.

Fidèle à ses farouches serments, il partit, hier matin, dès l'aube, pour se mettre à la recherche de l'infidèle, et finit par la découvrir avenue d'Ivry. La jeune femme, penchée, à ce moment, sur une vaste poubelle, fouillait le tas d'ordure à l'aide de son crochet professionnel.

Se glissant prudemment, Jules Gagnet parvint à l'approcher sans avoir été remarqué. Quand il fut tout près d'elle, il se dressa brusquement, un couteau à la main, pour frapper. La chiffonnière, qui se relevait au même instant, l'aperçut et, instinctivement, tout en se rejetant en arrière, brandit son crochet aigu.

La pointe de fer atteignit, à l'œil droit le rôdeur, qui, sous la terrible douleur, roula sur le sol sans connaissance.

Des agents accoururent et le transportèrent à l'hôpital Cochin où il est tenu à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier. Quant à la jeune femme, elle a été laissée en liberté, sa légitime défense ayant été bien établie.



Les apaches dans le 13e

Le terme d'"apache" désignant un certain type de délinquants fit son apparition dans les années 1900-1901 avec l'émergence des activités d'une bande s'étant auto-dénommée "Les apaches de Belleville". Son emploi de renforça avec l'affaire "Casque d'Or" et la popularité accordée à Joseph Pleigneur (19 avril 1876, Paris - 1936, Cayenne) plus connu sous le nom de "Manda" que l'on surnommait, avec exagération de son autorité réelle, le chef des "Apaches de la Courtille" lequel était opposé à François Leca présenté comme le chef des "Apaches de Charonne".

Dans son numéro du 12 décembre 1900, le quotidien Le Matin, sous la signature d'Henry Fouquier, donnait une première définition de l'apache :

« Je n'entends pas parler des derniers survivants de la grande tribu des Peaux-Rouges qui portaient ce nom et qui errent encore, chaque jour moins nombreux, sur les confins du Mexique et des Etats-Unis, assez volontiers qualifiés de bandits et de pillards par les Européens qui leur ont pris leurs territoires. Ces Apaches-là ne sont pas d'actualité. Par contre, nous avons l'avantage de posséder, à Paris, une tribu d'Apaches dont les hauteurs de Ménilmontant sont les Montagnes-Rocheuses. Ceux-ci font beaucoup parler d'eux. Ils ne sont point de haute stature et bons cavaliers commis leurs homonymes d’Amérique et ne se mettent pas de plumes dans leur chevelure insolemment relevée en chignon pour défier le scalp de leurs ennemis. Ce sont des jeunes hommes pâles, presque toujours imberbes, et l'ornement favori de leur coiffure s'appelle les rouflaquettes. Tout de même, ils vous, tuent Leur homme comme les plus authentiques sauvages, à ceci près que leurs victimes ne, sont pas des étrangers envahisseurs, mais leurs concitoyens français. »

D'autres suivirent, nombreuses et variées avant que la mode des "apaches" ne disparaisse progressivement à partir de 1910.

Études, citations et autres article

  • Verlaine à la Butte-aux-Cailles (1905)
  • Les apaches de la rive gauche (1907)
  • La tournée des édiles (1909)

Apaches et bandes d'apaches

  • Le meurtre de l'avenue d'Italie - 1904
  • Fiancialles d'apaches - 1904
  • La pègre - 1907
  • Agents attaqués - 1907
  • La bande des « Deux-Moulins » - 1907
  • La bande de « Saute-aux-Pattes » - 1907
  • Les « Pirates de la Glacière » - 1908
  • Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908
  • La défense de la chiffonnière - 1909

Dans la littérature

  • Les apaches de la Butte-aux-Cailles - Lucien Victor-Meunier (1907)
  • La goutte de sang - Jules Mary (1908)

À lire également...

Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau

1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°27

1893

Au n°27 de la rue Jenner habitent Mme veuve Guilbert et sa fille Julia, âgée de vingt-deux ans. Un cocher, Baptiste Morand, était le commensal ordinaire de !a maison.

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Oscar, le pauvre ours

1906

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

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rue de Tolbiac

Le môme « L’Affreux »

1903

« Nini des Deux-Moulins aime le môme « l’Affreux » pour la vie. »
C’est écrit en caractère gigantesques sur un mur de la rue de Tolbiac. N’était l'étrange sobriquet de l'heureux mortel qui a su allumer une telle passion dans le cœur de « Nini des Deux Moulins », on passerait bien indiffèrent, blasé sur l'éloquence des inscriptions murales.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le XIIIème arondissement comptait 72.203 habitants en 1876 et 92.221 en 1881 soit une augmentation de 20.018 habitants. Paris, en totalité en comptait 1.988.806 et 2.225.910, ces mêmes années.

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La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867 afin de rendre hommage à Edward Jenner (1749-1823) premier médecin à avoir introduit et étudié de façon scientifique le vaccin contre la variole, et qui est considéré comme le « père de l'immunologie ».

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*     *

Les agents arrêtaient, le 11 septembre 1915, rue Bourgon, Georges M…, 17 ans, connu sous le surnom de « Costaud de la Butte-aux-Cailles », comme celui-ci vantait les qualités d'un formidable couteau à sept crans-d'arrêt qu'il montrait.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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