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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Le don Juan de chevaux de bois

La lune de miel fut de courte durée

1923

Il est de notoriété publique que la cavalerie a de tout temps semé le trouble dans le cœur des femmes. Et l'effet ne manqua pas de se produire dans celui trop sensible de Mme Émilie Raysin, jeune femme de 28 ans, demeurant avenue de Choisy, lorsqu'elle vit, caracolant à ses côtés, ce gars à belle prestance.

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Le cercle de recherches se resserre autour du meurtrier

1922

Longue et dure journée, hier, pour la police, et pour les journalistes, qui ont couru, fouillé, interrogé, sans que, jusqu'à présent, un résultat appréciable paraisse avoir été obtenu.

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Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

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rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

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Quartier de la Maison-Blanche

L'oie à lunettes

1915

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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paris-treizieme.fr — La Maison « hantée » de la rue de Patay
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On continue à bourrer les cranes

La Maison « hantée » de la rue de Patay

Ce n'était qu'un poisson d'avril !

La Lanterne — 8 avril 1920

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

Car si sottes soient-elles, ces histoires merveilleuses, montées de toutes pièces par un mauvais plaisant, ne laissent pas de passionner la foule ; elles font rêver et diseur ter les spirites et effrayent trop de braves gens.

Hier donc, un article paru en premièrte page annonçait, avec force détails, qu'il y avait au 87 de la rue de Patay une maison hantée. Les esprits « frappeurs » régnaient en maîtres dans un des appartements de cette maison. À neuf heures, ils faisaient leur entrée, s'annonçant par une avalanche de vaisselle, et la petite comédie durait jusqu'à onze heures sonnées. Alors. ils serraient la main aux locataires spectateurs semblant leur dire adieu., ou plutôt au revoir !

Mais, laissez-moi vous citer un passage du long article de notre confrère :

Le 14 juillet dernier, cela commença par, singulières fantaisies sur les horloges et pendules. C'étaient toutes les aiguilles qui, tout coup, rétrogradaient de trois heures. Puis un pendule elle-même qui trônait sur une cheminée disparut. On la retrouva dans le buffet, tapie sous un paquet de chiffons. Cela se compliqua bientôt de bris de verres, de tasses. Tandis que nos gens étaient à table, dans la salle à manger, au soir, des verres, venant de la cuisine, dont la porte était fermée, allant folâtrer un instant au plafond, tombèrent dans les assiettes pour s'y briser. On eût été frappé à moins. C'est à la nuit, vers neuf heures, que commençaient ces mystérieuses fantaisies, et elles se prolongeaient jusque vers dix, onze heures.

Les esprits, d'ailleurs, ne s'en tenaient pas là. Le père, le fils, à qui ils paraissaient particulièrement s'en prendre, recevaient tout à coup des coups envoyés par d'invisibles poings. Couchés, ils recevaient des coups d'oreiller…

…Et bien d'autres incidents en qui le mystère le dispute au pittoresque. C'est un œuf renfermé dans un placard qui s'échappe et vient s'écraser contre la glace. C'est une petite somme — 200 francs, — déposée un instant sur le buffet, qui s'évanouit, pour reparaître, un mois plus tard, cousue dans la doublure du veston du vieil homme. Étrange !...

Étrange, en effet, puisque dans tout ceci il n'y a pas un mot d'exact ! Nous nous sommes rendus hier matin au 87 de la rue de Patay, et voici les déclarations que nous avons recueillies des occupants de la loge :

— Il n'y a jamais eu, dans notre immeuble, d'appartement hanté. L'article paru ce matin fait la joie de la maison et nous a bien fait rire. Pour le premier avril, le fils du locataire du logement soi-disant « visité » a installé, pour faire une farce à quelques invités, des sonneries électriques dans l'appartement de ses parents. Le « coup » eut du succès, et ces locataires s'amusaient quand quelqu'un pénétrait chez eux à faire retentir les carillons, disant que c'étaient des esprits.

Un voisin, pour faire une « blague » à un grand journal, et aussi pour toucher la prime, qui est promise à toutes les personnes qui téléphonent une nouvelle, prévint le P. P. Mais il n'avait jamais pensé que cela pût aller si loin. Ce que nous avons pu rire ?

— Cependant, un rédacteur est venu.

— Oui, je crois, mais ce n'est certainement pas chez mes locataires qu'il a pu voir tout ce qu'il a raconté.

— Pourrait-on voir ces locataires ?

— Ils sont partis hier soir pour deux mois à la campagne ; pour éviter les conséquences de leur « farce »…

Il faut avouer que le poisson d'avril est de taille et qu'il a obtenu plus qu'on ne pouvait en espérer. Quant à lui faire une telle publicité.

Robert DUBARD


Sur la rue de Patay

Historique

La rue de Patay (695 mètres, entre le boulevard Masséna, et la rue de Domrémy, 25) fut ouverte par arrêté préfectoral du 21 novembre 1855, sous le nom de boulevard de Vitry. Elle faisait alos partie de la commune d'Ivry.

Par décret du 2 octobre 1865, elle reçut sa dénomination actuelle, à cause du voisinage de la place Jeanne-d'Arc, et en mémoire de la victoire que Jeanne remporta sur les Anglais de Talbot en 1429. (Petite histoire des rues de Paris, 1913)

En lien avec la rue de Patay

  • L'accident de la rue de Patay (1896)
  • Une maison qui se déplace (1897)
  • L'école de la rue de Patay (1897)

Faits-divers

  • Le drame de la rue de Patay (1892)
  • Le mystère de la rue de Patay (1901)
  • La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (Le Petit-Parisien, 7 avril 1920)
  • Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (Le Petit-Journal, 8 avril 1920)
  • La Maison « hantée » de la rue de Patay (La Lanterne, 8 avril 1920)

À lire également...

Une arrestation mouvementée

1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Cité Jeanne d'Arc

Une cartomancienne assassine son ami

1921

En cette pittoresque cité Jeanne-d'Arc, 166 bis rue Nationale, où gitent tant de laborieux chiffonniers, était, il y a quelque temps, venu se fixer un couple, assez mal assorti du reste, sur l'existence duquel on manque, pour l'instant, de renseignements.

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Quartier de la Gare

Place Pinel, un modèle tombe dans un guet-apens

1911

La place Pinel, voisine du boulevard de la Gare, dans le treizième arrondissement, a été le théâtre hier soir d'une tentative d'assassinat, encore entourée de mystère.
Il était un peu plus de neuf heures et demie...

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Place d'Italie

Drame dans une ménagerie

1897

Dans une petite chambre d'hôtel de la rue Coypel, l'un des plus hardis dompteurs de fauves que les Parisiens applaudissent pendant les fêtes foraines, est actuellement couché, le corps affreusement labouré par les griffes et les crocs d'un lion redoutable.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

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La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...

*
*     *

Les derniers habitants de la cité Doré quittèrent les immeubles vétustes, délabrés, insalubres et menaçant ruines (l'un d'eux s'était effrondré en 1925 tuant 7 habitants) que la ville de Paris avait fini par acquérir pour les démolir en mars 1926. Selon le Petit-Parisien du 6 mars 1926, il ne restait plus que 22 locataires dans ces « logements ».

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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