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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Les Amis de « Guibollard »

1905

Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

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Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre

1895

Deux frères, Georges et Hippolyte Primitif, âgés, le premier de trente-sept ans et le second de trente-deux manouvriers, demeurant dans le treizième arrondissement, avaient voué une haine implacable à un marchand de vin da la rue de Tolbiac

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Place des Alpes

Les surprises d’une rafle

1923

Cette nuit, une opération policière d'une envergure inusitée a été effectuée. Elle dépasse le cadre ordinaire de ces sortes de coups de main. Ce ne fut pas la rafle que la chanson de Bruant a rendue célèbre, la rafle que la police jette à travers la rue comme un grand filet et qui ramène le fretin des filles et leurs souteneurs. Ce fut davantage.
Au cours de cette opération, deux cents arrestations ont été effectuées. La manœuvre était dirigée par le commissaire Guillaume, de la direction de la police judicaire, par l'inspecteur Leroy, les brigadiers Martineau et Bonhomme et cinquante inspecteurs y participèrent. Elle a eu lieu dans le 13° arrondissement, au bar Excelsior, place des Alpes.

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Quartier Croulebarbe

Deux sauveteurs de treize ans

1895

Hier, vers quatre heures de l'après-midi, une trentaine d'enfants s'amusaient à glisser sur la Bièvre, dans le bas de la rue des Gobelins. À cet endroit, la petite rivière, qui se trouve encaissée entre de hautes maçonneries, n'a pas moins de deux mètres de profondeur.

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Avenue des Gobelins

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

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paris-treizieme.fr — La maison hantée ou les esprits « frappeurs »
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La maison hantée ou les esprits « frappeurs »

Le Petit Parisien — 7 avril 1920
La rue de Patay en direction de la porte de Vitry. Le 87 est sur la droite.

C'est au 87 de la rue de Patay.

Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière, et de son jeune fils, âgé de seize ans, électricien. Braves gens qui avaient une excellente réputation dans le quartier. Mais, s'ils avaient l'estime des vivants, ils étaient, devenus tout à coup en butte aux facéties étranges de malins esprits…

Le 14 juillet dernier, cela commença par de singulières fantaisies sur les horloges et pendules. C'étaient toutes les aiguilles qui, tout à coup, rétrogradaient de trois heures. Puis une pendule elle-même qui trônait sur une cheminée disparut. On la retrouva dans le buffet, tapie sous un paquet de chiffons. Cela se compliqua bientôt de bris de verres, de tasses. Tandis que nos gens étaient à table, dans la salie à manger, au soir, des verres, venant de la cuisine, dont la porte était fermée, allant folâtrer un instant au plafond, tombèrent dans les assiettes pour s'y briser. On eût été frappé à moins. C'est à la nuit, vers neuf heures, que commençaient ces mystérieuses fantaisies, et elles se prolongeaient jusque vers dix, onze heures.

Les esprits, d'ailleurs, ne s'en tenaient pas là. Le père, le fils, à qui ils paraissaient particulièrement s'en prendre, recevaient tout à coup des coups envoyés par d'invisibles points. Couchés, ils recevaient des coups d'oreiller. D'autres fois, au contraire, les esprits, sans doute en de meilleures dispositions, leur passaient les mains d'une façon caressante sur la poitrine, « comme pour les masser », disaient-ils !... Ils affirment, d'ailleurs, avoir aperçu un bras, des bras, avec des mains fines et soignées… Des fois, ils ont voulu saisir ces étranges apparitions, mais un coup violent sur le poignet les arrêtait…

Puis, quand la séance est terminée, c'est une main qui leur prend la main encore en manière d’adieu… ou d'aurevoir. Un vrai film…

Et bien d'autres incidents en qui le mystère le dispute au pittoresque. C'est un œuf enfermé dans un placard qui s'échappe et vient s'écraser contre la glace. C'est une petite somme 200 francs, déposée un instant sur le buffet, qui s'évanouit, pour reparaître un mois plus tard' cousue dans la doublure du veston du vieil homme. Étrange !...

Mais écoutons le concierge de l'immeuble :

— Moi, je ne suis pas de ceux qui s'en laissent conter, monsieur. Et pourtant. Je disais à ma femme : « Tu es folle avec tes histoires... » Puis j'ai voulu en avoir le cœur net. Un soir, je suis monté chez ces gens. Je leur ai dit : « Ne vous occupez pas de moi, mangez... » Je m'installe. J'ai l’œil aux aguets partout. Une demi-heure se passe. Rien. Je commençais à triompher… « Parbleu ! ce sont des blagues… » Tout à coup, au moment où l'on venait de débarrasser la table, voilà celle-ci qui « part en promenade ». Je me lève. Et v'lan ! Un grand coup de poing dessus. Et je crie : « Si t'es un esprit, ça va bien, dis-nous une bonne fois ce que tu veux, et que cela finisse… » Mais la table ne s'arrête pas du coup.

Enfin elle se calme. Bon, je prends une chaise, je relève la toile cirée qui couvre la table, et je ne perds pas celle-ci de l'œil. Vingt minutes se passent. Soudain elle bondit sur moi, et je la reçois sur le ventre…

J'en avais assez vu pour être édifié. « II y a du mystère là-dedans, en effet » que j'avoue. Et, je m'apprête à sortir. Au moment où j'ouvre la porte, je sens quelque chose qui me passe près de la figure — si c'est un esprit, il vise mal — et, qui s'en va cogner contre le mur du palier en face. C'était une bobine de fil blanc, — cette malice !

Il y a un gardien de la paix qui habite la maison, je le convoque le lendemain, et nous emmenons avec nous deux témoins, deux commerçants voisins. Nous passons trois heures dans l'appartement. Première heure, rien. Les amis que j'avais amenés là commençaient à me regarder d'un air narquois. Soudain, voici un petit plat à barbe qui dégringole du plafond, cogne la suspension et s'écrase sur la table. L'agent dit : « Tout de même ! ... » Puis c'est une tasse qui, venant de la chambre voisine, s'en va ricocher sur un mur, tombe sur le bras de l'agent et se brise à terre, — ces esprits-là doivent avoir partie liée avec un marchand de vaisselle — les débris en étaient brûlants. J'étais accoudé sur le buffet. Monsieur, j'ai vu cela comme je vous vois. Voilà-t-il pas qu'un encrier dégringole de l'étagère, près de ma main, rebondit, saute sur la table, et roule sur le plancher…

Nous étions partis, suffisamment instruits, quand, encore sur le palier, et la porte refermée, nous entendons un brouhaha, un cri. Le pauvre homme de père venait de recevoir sur la tête un oignon, parti d'un placard fermé, et qui venait, en fin de course, de casser un carreau de la fenêtre…

Eh bien ! monsieur, il n'y a pas de doute, il y a là-dedans « du spirite » et du « médium ». On raconte... mais, n'est-ce pas, ce ne sont sans doute que des on-dit... qu'il y a dans la famille un parent avec lequel celle-ci est assez mal, et qui fait du spiritisme. Ces pauvres gens croient plutôt que ce sont des « morts » qui viennent ainsi troubler leur tranquillité et qui ont quelque chose à leur dire…

Entre nous, ils devraient bien, une bonne fois, raconter ce qu'ils ont dire. En attendant, les « victimes » ont décidé de s'adresser à une confrérie de spirites, pour essayer de percer le mystère… Il y a bien la police aussi… mais y verra-t-elle bien clair, dans cette affaire avec des êtres invisibles ?...

Et tout le quartier ne s'entretient que de la maison hantée. On vient de la place d'Italie et même de la Bastille pour la voir.

Mystère ou mystification ?...

M. B.


Sur la rue de Patay

Historique

La rue de Patay (695 mètres, entre le boulevard Masséna, et la rue de Domrémy, 25) fut ouverte par arrêté préfectoral du 21 novembre 1855, sous le nom de boulevard de Vitry. Elle faisait alos partie de la commune d'Ivry.

Par décret du 2 octobre 1865, elle reçut sa dénomination actuelle, à cause du voisinage de la place Jeanne-d'Arc, et en mémoire de la victoire que Jeanne remporta sur les Anglais de Talbot en 1429. (Petite histoire des rues de Paris, 1913)

En lien avec la rue de Patay

  • L'accident de la rue de Patay (1896)
  • Une maison qui se déplace (1897)
  • L'école de la rue de Patay (1897)

Faits-divers

  • Le drame de la rue de Patay (1892)
  • Le mystère de la rue de Patay (1901)
  • La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (Le Petit-Parisien, 7 avril 1920)
  • Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (Le Petit-Journal, 8 avril 1920)
  • La Maison « hantée » de la rue de Patay (La Lanterne, 8 avril 1920)

À lire également...

En sortant du théâtre

1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet

1912

Le cordonnier Auguste Seigneur, âgé de vingt-huit ans, est un homme d'une extrême violence. Il comparaissait, hier, devant la cour d'assises de la Seine sous la double accusation d'homicide volontaire et de coups et blessures.

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Place d'Italie

Une corida

1894

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

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rue Coypel

Un violent incendie chez un marchand de couleurs

1911

Un violent incendie s'est déclaré ce matin vers onze heures, 10, rue Coypel, chez un marchand de couleurs, M. Mallet.

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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*     *

L'Eglise Saint-Marcel de la Salpétrière fut construite en 1856 par l'architecte Blot aux frais de l'abbé Morisot qui, en septembre 1865, la céda à la ville de Paris moyennant 275.285 francs.

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Le marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital s'y installa le 1er avril 1878 revenant ainsi à proximité de son emplacement initial où il avait été installé une première fois au XVIIe siècle et dont il avait été chassé en 1866 pour permettre l'achèvement du boulevard Saint-Marcel.
Entre ces deux périodes le marché aux chevaux était implanté sur le boulevard d'Enfer, futur boulevard Raspail, non loin du boulevard du Montparnasse, sur un terrain rejoignant le futur boulevard Edgar Quinet, alors boulevard de Montrouge.

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Le 13 aout 1902, le cheval attelé à une voiture appartenant à M. Nisson, nourrisseur 3, rue Bourgon, était renversé par le courant électrique rue de Tolbiac, en posant le pied sur un des plots de la ligne de tramways Montreuil-Boulogne.
La commotion fut si forte que cheval et voiture ont été projetés à cinq ou six mètres plus loin.
L’animal, heureusement, en avait été quitte pour quelques brûlures aux jambes et au poitrail, mais il n’en avait pas été de même pour la voiture chargée de bouteilles et de bidons de lait qui se s’étaient répandus sur la chaussée, à la grande satisfaction des chiens du quartier qui s’en étaient payé une tasse à bon compte.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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