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 Une descente mouvementée - 1901

Une descente mouvementée

Le Gaulois — 6 juin 1901

Le ballon le Rêve, d'une contenance de mille mètres cubes, monté par l’un de nos aéronautes les plus connus le comte Henry de La Vaulx, ayant à son bord M. et Mme Dugué de La Fauconnerie, partait mardi, à cinq heures du soir de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis pour exécuter une ascension libre.

Le Rêve s’éleva bientôt à une altitude de quinze cents mètres et plana au-dessus du bois de Vincennes mais le vent le ramena sur Paris dans la direction de l’Opéra. Comme il ne voulait pour rien au monde tomber sur la ville au moment où les becs de gaz sont allumés, le comte de La Vaulx a ouvert la soupape dès qu’il aperçut un terrain découvert.

Un aérostat similaire à celui de H. de La Vaulx

Le ballon est descendu, sans secousses, dans la rue du Moulin-des-Prés, à l'angle de la rue de Tolbiac, dans les jardins de Mme veuve Dubois.

Une fois atterri, la population du quartier afflua rue du Moulin-des-Prés et M. Maillot, officier de paix, dut organiser un véritable service d’ordre.

En procédant au dégonflement avec l'aide du gardien de la paix Poutrier et de MM. Henri et Jean Duménil, marchands des quatre-saisons, un charretier, André Payeur, demeurant 34, rue de la Butte-aux-Cailles, fut surpris par les émanations de gaz et tomba à demi asphyxié.

Cet accident, qui n'a eu heureusement aucune suite funeste, souleva, contre les aéronautes les fureurs de la foule qui ne parlait de rien moins que de brûler le ballon et de lyncher ceux qui le montaient. La police dut intervenir.

Le Rêve fut remisé chez M. Jousset, entrepreneur de travaux publics, rue du Moulin-des-Prés, et le comte de La Vaulx et ses compagnons de route purent non sans peine ni sans danger monter dans une voiture, qui s'éloigna, au pas, escortée de chaque côté par des gardiens de la paix.

Extrait d'un plan édité vers 1901

A lire également

Le récit du Petit-Parisien : Une descente imprévue

Le récit du Soleil : Les Sauvages de Paris

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Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.

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La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.

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Le 25 janvier 1892, 24 vaches et 3 juments étaient en vente à la suite d’une décision judiciaire au 22 de la rue Corvisart. Il y avait certainement un nourrisseur à cette adresse. En tout cas, en 1921, c’était plutôt une mégisserie.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦