Dans la presse...

 Emile Deslandres - 1925

PORTRAIT

Émile DESLANDRES
Conseiller municipal de Paris

Paris-Soir — 1er mars 1925

Haut en couleurs, le nez en quête, l'œil pétri de malice, la voix éclatante comme une fanfare, le conseiller du quartier Croulebarbe est, certainement, l'une des figures les plus populaires de l'Hôtel de Ville. C'est, du reste, un des anciens de la maison, puisqu'il y siège depuis 1905.

Typographe, il fut, de bonne heure, l'actif défenseur des intérêts des ouvriers de sa corporation. Secrétaire de son syndicat, il devint, en outre, président du Conseil des Prud'hommes, et ses connaissances techniques, son large esprit d'équité aidèrent à trouver souvent des solutions, rarement contestées, dans les conflits entre patrons et ouvriers. C’est à lui qu'est due, en particulier, la bienfaisante formule de protection contre le brusque renvoi.

A l'Hôtel de Ville, il a conquis rapidement une place enviable. Il est membre de toutes les grandes commissions, et les réalisations qu'il a obtenues ne se comptent pas. Il a fait décider la couverture de la Bièvre que, par mesure d'hygiène Incontestable, les riverains réclamaient vainement depuis un siècle. Mais, s'il a fait couvrir la Bièvre, il s'est, par contre, constamment préoccupé de fournir aux Parisiens l'eau qui leur manque, et ses nombreux et pressants rapports à ce sujet en témoignent.

Sous son écorce un peu rude, il cache le meilleur cœur qui soit. Son inquiétude se penche paternellement sur l'enfance et particulièrement sur la plus misérable, celle de l'Assistance Publique. Souvent, sans être attendu, il visite les centres d'élevage. Sans se lasser, il réclame l'extension des secours d’assistance aux mères, aux vieillards. Enfin, il suit de très près l'activité des écoles professionnelles de la Ville et il fut toujours un des plus sûrs amis de l'École Estienne.

Pendant la guerre, de 1917 à 1918, à l'époque périlleuse des bombardements de la Capitale, il était président du Conseil Général. On le vit partout où sa présence était utile et il fut l'un des meilleurs artisans de l'alimentation de Paris dans cette période difficile.

Parisien de Paris, Deslandres est un amateur passionné des choses du théâtre. Toute sa vie, il a adoré les spectacles et les acteurs, et ceux-ci ont toujours trouvé en lui un défenseur averti. Il est, du reste, lui-même-, un amateur d'un réel talent et, dans les réunions syndicales, il chantait souvent, d’une voix très sûre, les airs en vogue ; il ne les a pas oubliés.

Ces temps derniers, une maladie, longue et douloureuse, le tint éloigné de l'Hôtel de Ville. Il est aujourd'hui de retour. Et à nouveau —  et longtemps encore ! — les couloirs de la Maison Commune se sentiront réchauffés par l'allégresse claironnante de ses accents et la verdeur juvénile de ses francs propos.

Saviez-vous que ...

L'image du jour

L'hôpital de la Salpétrière

Vu dans la presse...

1900

Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

Lire

1921

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

Lire

1883

Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

Lire

1912

Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

Lire

1923

Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

Lire

1901

L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

Lire

1929

La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

Lire

1873

De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture

La ligne de fer se relève aux environs de la MAISON BLANCHE, nom charmant qui s'applique à une contrée peu connue et d'un aspect étrange. C'est assurément le coin de Paris le moins fréquenté Ces solitudes attendent un historien et un géographe, et nous espérons les explorer un jour avec nos lecteurs (1873)

Lire

1934

Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

Lire

1926

Un abreuvoir pour chevaux et pour chiens a été inauguré ce matin

Les badauds sont rares dans le quartier de la Gare et lorsqu'une inauguration y amène des officiels et dû « beau monde », l'assistance est aussi clairsemée que pittoresque : c'est devant une dizaine de marmots, quelques garçons bouchers et deux ou trois ménagères que la fontaine, offerte par la S.P.A. à la Ville de Paris pour étancher la soif des chevaux et des chiens, a été remise à M. Morain, préfet de police. (1926)

Lire

1906

Le foyer d’infection de l’avenue de Choisy

Signalons, en plein Paris, un foyer d'infection « qui défie toute concurrence : 15, avenue de Choisy, entre le boulevard Masséna et la rue Gandon, existe un dépôt d'ordures ménagères. Les chats et les chiens crevés y achèvent paisiblement leur transformation dernière sous les chauds rayons du soleil de juillet. (1906)

Lire

1883

L’accident de la place Pinel

Hier matin, vers dix heures, la concierge de la maison du n° 3 de la place Pinel descendait à la cave, une bougie à la main. Arrivée à la dernière marche de l'escalier, le sol céda sous ses pieds, et elle disparut tout à coup dans une profonde excavation. (1883)

Lire

Ailleurs sur Paris-Treizieme