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 rue Auguste Lançon - Éclairez S.V.P.

Éclairez S.V.P.

Paris — 3 décembre 1900

Depuis longtemps les habitants des quartiers Croulebarbe et de la Maison-Blanche réclamaient l’achèvement de la rue Auguste Lançon, pour pouvoir se rendre sans un long détour à la gare du Parc-Montsouris. Enfin, c’est fait !

Un exemple d'éclairage Levant

A l'heure actuelle une rue traverse les terrains vagues avoisinant la gare de la Glacière. Mais, ce n’est pas suffisant d'avoir ouvert une rue, il faudrait encore la rendre praticable en l’éclairant.

Rien, pas même l'Éclairage Levant n'indique qu’un ravin de quatre ou cinq mètres de profondeur existe de chaque côté, à l’endroit où cette voie coupe la rue Brillat-Savarin.

De plus, dans ce quartier, où les joueurs de couteau sont moins rares que les agents, il est indispensable d’éclairer cette rue pour que des ouvriers partant matin et rentrant tard puissent passer en sécurité.

Au début du 20e siècle, de nombreuses rues de Paris ne bénéficiaient pas de l'éclairage au gaz et encore moins de l'éclairage à l'électricité. S'agissant de l'Eclairage Levant, dès que la nuit arrivait, un employé de la Société d’Éclairage Levant (dont le siège était à Paris, rue de Dunkerque, n° 59) venait descendre les lanternes, les allumait et les remontait à la hauteur réglementaire.
Dans une de ses chroniques "La vie drôle", Alphonse Allais mentionnait que l'éclairage Levant était ainsi nommé parce que la moindre brise suffisait à son extinction.


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Le drame de la rue Auguste-Lançon

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Le monde de la hotte

Elles disparaissent peu à peu les pittoresques et grouillantes cités de chiffonniers, ces capharnaüms parisiens où viennent s'entasser pêlemêle les déchets et les rebuts de la grande ville... (1898)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

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Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

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Saviez-vous que... ?

Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était en 1895.

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L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60 , 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.

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Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.

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En 1887, Charles et Alphonse Sécheresse, tous deux domiciliés 13 passage du Moulinet et tous deux marchands de vinaigre, constituaient une société en nom collectif ayant pour objet le commerce de marchand de vinaigre et de conserves. Alphonse en deviendra le seul propriétaie à partir de 1891. Plus tard, il sera condamné pour mise en vente d'huile falsifiée.

L'image du jour

Boulevard de l'Hôpital - A gauche, une des entrées du marché aux chevaux