Un nouveau dispensaire
Le Petit-Journal — 19 juin 1889
Les habitants du XIIIe arrondissement viennent d'être dotés d'un dispensaire spécial pour enfants malades.
Édifié par les soins de la Société philanthropique, cet établissement est dû à la générosité de Mme Edouard André. Il se trouve, 4, rue Jean-Marie-Jégo. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue nouvelle et qui n'est inscrite dans aucun, indicateur, disons qu'elle est située près de la place d'Italie, à la jonction de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue du Moulin-des-Prés.
Le dispensaire a été-inauguré hier après-midi par M. le prince d'Arenberg, président de la Société philanthropique, en présence de la fondatrice, de MM. d'Haussonville, de Saint-Aignan et d'une trentaine d'autres personnes.
Après les discours, visite de la maison, qui comporte une vaste salle d'attente pour les mères qui amèneront leurs enfants, un salon de consultation, une pharmacie parfaitement approvisionnée, une pièce spéciale pour les enfants atteints de maladies contagieuses, une salle de bains avec douches, bains de vapeur, etc. Derrière l'immeuble, une cour avec jardin.
Cet établissement, dont la direction est confiée au docteur Polguère, sera desservi par des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul qui distribueront sur place les médicaments et feront les pansements. Il commence à fonctionner à partir d'aujourd'hui.
Nul doute qu'il ne rende d'immenses services dans un quartier où les pauvres abondent.

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Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.