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 Deux inaugurations - 1895

Deux inaugurations

Le Petit-Parisien — 16 juillet 1895

Les quartiers de la Gare, de la Maison-Blanche et de Croulebarbe ont été, hier, eu liesse à l'occasion de la visite du Président de la République. M. Félix Faure a présidé à la double inauguration du nouveau pont de Tolbiac et de la Crèche-Dispensaire de la Maison-Blanche.

Le pont de Tolbiac

Le nouveau viaduc a été construit d'après les plans de M. de Sale, ingénieur ordinaire de la troisième section des travaux de la Ville. Il relie le prolongement de la rue de Tolbiac tracé de la rue de Patay à la voie ferrée du chemin de for de la Compagnie d'Orléans.

La ligne ferrée étant située à environ dix mètres en contre-bas, le nouveau pont met en communication la rue de Tolbiac avec le pont de pierre du même nom qui franchit la Seine, reliant le quai de la Gare au quai de Bercy.

Le viaduc, inauguré hier, mesure 208 mètres de long sur 50 de large environ. Il est en fer, très léger ; il repose sur deux piles formées de colonnes creuses et est également suspendu à des câbles de fil de fer.

Le Président de la République est arrivé à trois heures un quart par les quais, précédé d'une escorte de gardes républicains à cheval et accompagné de MM. Leygues, ministre de l'Intérieur ; Gadaud, ministre de l'Agriculture ; Dupuy-Dutemps, ministre des Travaux publics ; le général Tournier, Le Gall, de Neaux de Saint-Marc et de plusieurs officiers de la maison militaire de l'Élysée.

Arrivé à hauteur du pont, l'Harmonie du treizième joue la Marseillaise et le Président de la République est reçu par MM. Rousselle, président du Conseil municipal, Thomas, maire de l'arrondissement; Bernard, Lecène, Weber, Navarre, Moreau, conseillers municipaux, Paulin Méry, député, etc. Il est suivi de MM. Poubelle, préfet de la Seine, Laurent, secrétaire général de la préfecture de police, etc.

Le service d'ordre était fait par MM. Debeury, inspecteur divisionnaire Bolot, Rémougin, commissaires de police ; Valet, officier de paix ; Nadaud, inspecteur principal, etc.

M. Félix Faure prend place sur une estrade tendue de velours rouge frangé d'or, dressée au milieu du pont.

M. Rousselle remercie le Président d'avoir bien voulu assister à l'inauguration.

M. Félix Faure répond par une allocution très applaudie.

M. Béor dit alors une pièce de vers dont il est l'auteur, dédiée au Président qui le félicite. La cérémonie est terminée et le cortège présidentiel se rend à la Crèche-Dispensaire de la Maison-Blanche.

La crèche dispensaire

Le dispensaire du boulevard d'Italie (Auguste Blanqui depuis 1905)

Ainsi que nous l'avons dit dans notre dernier numéro, la Crèche-Dispensaire de la Maison-Blanche est située 1, rue Barrault, à l'angle du boulevard d'Italie.

Cet établissement, unique dans son genre, est dû à l'initiative charitable de M. Rousselle, président du Conseil municipal, conseiller du quartier de la Maison-Blanche.

Sur le parcours, du pont de Tolbiac au boulevard d'Italie, une foule compacte se presse. Chacun veut voir passer le Président de la République, qui, pour la première fois depuis son élection, vient rendre visite au treizième arrondissement, un des coins de Paris les plus ouvriers. Aussi les cris de « Vive Félix Faure ! Vive la République ! » accueillent-ils sur son passage le chef de l'État, qui répond tous ces braves gens avec sa bienveillance et sa grâce accoutumées.

Comme le landau présidentiel s'arrête à l'entrée de la Crèche-Dispensaire, un ouvrier tanneur. M. Veroule, s'écrie « Salut à notre chef ! » M. Félix Faure sourit et adresse de la main un geste amical au manifestant.

À l'entrée de la Crèche-Dispensaire, le Président est reçu par MM. Tiget, secrétaire général du dispensaire ; les docteurs du Périer, Ruet, Laurent, Dépasse, Martin, Valois, Châtelain, Despagnet ; MM. d'Haennens, Benoist, Pinot, Rondou, Landry, administrateurs, G. Rozenbaum, médecin-dentiste attaché à l'établissement, Mmes Aubineau et Tiget, directrices du dispensaire et de la crèche.

MM. Rousselle et Tiget expliquent au Président de la République le fonctionnement et le but de l'établissement qu'ils ont créé.

Le Dispensaire comprend : Un préau où sont reçus les enfants malades, une salle de chirurgie pour les opérations, un cabinet dentaire, une salle destinée aux maladies des yeux, une autre pour les maladies cutanées, une pharmacie, une étuve à désinfecter, des cabines à hydrothérapie, etc.

Depuis sa fondation, qui date du mois de janvier dernier, le Dispensaire a traité 1,139 enfants malades.

Les médicaments leur sont distribués gratuitement et les docteurs que nous avons cités plus haut leur prodiguent leurs soins à titre gracieux.

Ces messieurs ont fait visiter au Président les différents services du Dispensaire, au fonctionnement desquels il s'est vivement intéressé.

Puis, a eu lieu la visite de la Crèche, dirigée par Mme Tiget.

Environ quarante bébés étaient présents dans la pouponnière. M. Félix Faure en a embrassé plusieurs, entre autres la petite fille de la directrice, Mme Tiget, et un charmant bébé appartenant à M. Sauterne, économe de l'hôpital de la Maternité.

Avant de se retirer, le Président de la République a apposé sa signature sur le livre des visites de l'établissement et il a remis une somme de cent francs au Dispensaire et une somme égale à la Crèche.

M. Tiget, secrétaire général de l'administration, a reçu des mains de M. Félix Faure les palmes académiques,

Une demi-heure plus tard, un lunch était offert au Président et à sa suite dans la salle des fêtes de la mairie de l'arrondissement.

Avant de regagner l'Élysée, M. Félix Faure a visité la crèche municipale des Gobelins, où il a remis 100 francs à la directrice et une médaille d'honneur à M. Retie, administrateur.

À quatre heures et demie, le cortège présidentiel, acclamé par la foule, regagnait l'Élysée.

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Le monument aux mères françaises est présenté la presse

Aujourd'hui, à 10 heures, sera présenté à la presse, boulevard Kellermann, le monument élevé à la gloire des mères françaises, sous le patronage du Matin, qui sera inauguré le 23 octobre, à 14 h 30 en présence du président de la République et des plus hautes personnalités. (1938)

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Les travaux de construction de la rue de Tolbiac

Les transformations de la rue d'AIésia se font, avec une rapidité vertigineuse, dans le prolongement de cette voie, au-delà de rue de la Glacière.
Dans cette partie, la nouvelle rue prendra le nom de rue Tolbiac, et sera poussée jusqu'à l'avenue d'Italie. (1877)

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Cuir de Russie

La Butte-aux-Cailles, ce n'est plus Paris; ce n'est pas, non plus, la banlieue, encore moins la province : c'est la Butte-aux-Cailles, et voilà tout. (1885)

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Un quartier qui s'écroule

Un fait fort curieux se produit en ce moment dans la partie du quartier de la Maison-Blanche, comprise entre les rues de Tolbiac, de la Providence et de l'Espérance. (1898)

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Les futures grandes voies du 13e arrondissement

Le système d'ensemble des grands travaux de la ville de Paris, rive gauche, touche par des points trop nombreux aux intérêts de la population et de la propriété parisiennes pour que son étude ne soit pas, pour le Siècle, l'objet d'un sérieux examen.
Nous analyserons successivement chacune des grandes lignes appelées à ajouter à la splendeur et au bien-être de la ville, et nous allons commencer ce travail par les voies qui doivent régénérer le douzième arrondissement le plus pauvre jusqu'ici et le plus délaissé. (1858)

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Saviez-vous que... ?

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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C'est la création de la rivière et des lacs du bois de Boulogne qui fit perdre aux prairies de la Glacière son caractère de lieu de rendez-vous pour les amateurs de patinage.

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Le 1er mars 1932, l'usine de chaussures (qui répandait aux alentours de manière permanente une odeur de vernis) installée boulevard Kellermann (au 10) était ravagée par un incendie.

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La mairie du 13e a été construite sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte et grand prix de Rome (1828-1881). Les extensions latérales sont dues à Antoine Soudée.
M. Bonnet avait aussi étudié, sur un terrain à l'angle de la rue de Tolbiac et de la rue Damesme, un projet d'église qui ne fut pas exécuté et que celui de l'église Saint-Anne remplaça.

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