Dans la presse...

 Les ossements de la Maison-Blanche provenaient du cimetière d'Ivry - 1923

Les ossements de la Maison-Blanche provenaient du cimetière d'Ivry

Le Journal ― 11 août 1923

À la suite de l'enquête de M. Fauvel, commissaire de police de la Maison-Blanche, les ossements humains découverts par des terrassiers, avant-hier, dans la cour d'une maison située à l'angle de la rue Damesme et de la rue Dieulafoy, ne sauraient plus guère offrir d'intérêt Après un examen dans les services du laboratoire municipal, les ossements ont été reconnus vieux d'un siècle au moins. Voilà qui reléguerait à une date lointaine un précurseur de Landru, si toutefois on envisageait cette hypothèse.

Mais voici, au sujet de cette affaire macabre, des détails plus comiques. M. d'Estève, ingénieur, demeurant 15, rue des Malmaisons, est allé hier spontanément au commissariat déclarer que le dernier locataire de la maison de la rue Damesme, celui-là même que certains voisins bien renseignés désignaient à la police comme un coupable possible, lui avait fait de son vivant des confidences touchant, les fameux ossements. « J'ai dans mon jardin, aurait-il dit en riant, des vieux os, des vieux crânes dont la découverte un jour pourrait bien intriguer beaucoup de monde. Certainement, on échafaudera beaucoup d'hypothèses. »

Enfin, le gendre du défunt locataire est allé déclarer, lui aussi, que son beau-père avait fait venir dans son jardin de la terre provenant du cimetière d'Ivry. En sorte que le mystère enveloppant cette découverte se trouve à peu près éclairci.


A liré également :

Des ossements humains découverts par des terrassiers (Le Journal du 10 aout)

Les faits tels que rapportés par L'Humanité

Dans la presse...


Le monde de la hotte

Elles disparaissent peu à peu les pittoresques et grouillantes cités de chiffonniers, ces capharnaüms parisiens où viennent s'entasser pêlemêle les déchets et les rebuts de la grande ville... (1898)

Lire la suite


Dans le passage Moret où règne la misère

Que l'on démolisse les taudis, nids à tuberculose qui pullulent dans la « Ville-Lumière », nous n'y trouverons rien redire, au contraire ! Mais que sous prétexte d'assainissement, comme cela s'est produit passage Moret, on expulse, en 21 jours, au profit d'un garage, des malheureux que l’on a finalement « logés » dans des taudis sans nom, c'est un véritable scandale ! (1927)

...


Oasis faubourienne

Tout un coin de Paris est en train de se modifier singulièrement. Huysmans ne reconnaîtrait plus sa Bièvre. Non seulement le ruisseau nauséabond est maintenant couvert depuis bien des années, mais le sinistre passage Moret a presque complètement disparu de la topographie parisienne et, au milieu de cette année, les fameux jardins dont la jouissance était réservée aux tisseurs et dessinateurs de la Manufacture des Gobelins, vergers en friche qui, quelquefois, servaient de dépôt d'ordures aux gens du quartier, auront perdu leur aspect de Paradou abandonné. (1937)

...


Un jardin unique en son genre, celui des Gobelins, va être inauguré la semaine prochaine

Paris aura la semaine prochaine un nouveau jardin public, un très beau jardin. Il n’en possédera jamais trop !
Le fait est d’autant plus intéressant que ce nouveau jardin se trouve dans un arrondissement, au reste fort peuplé, le 13e, qui, il y a encore un an, ne possédait pas le moindre square. (1938)

...


Aux Gobelins: le nouveau jardin a été inauguré et ouvert au public

Hier matin, était inauguré, dans le quartier Croulebarbe, un nouveau jardin public. II s'étend sur 22.500 mètres carrés, derrière la Manufacture des Gobelins et le Garde-Meubles National.
C'est à Émile Deslandres que l'on doit cette initiative. Ayant représenté pendant plus de vingt-cinq années ce quartier, au nom du Socialisme, il s’était penché sur les misères et les besoins de la classe ouvrière dont il était lui-même. (1938)

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

*
*     *

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

*
*     *

C'est le 10 juillet 1899 que le Conseil municipal de Paris décida de donner le nom d'Abel Hovelacque à la rue de Gentilly.

*
*     *

En février 1885, un cantonnier nommé J... regagnait son domicile rue Damesme, numéro 2. Malheureusement il avait fait de si fréquentes stations chez les marchands de vins que le chemin lui semblait horriblement long, Aussi pour l'abréger, à un moment donné, ne trouva-t-il rien de mieux que d'essayer de franchir la Bièvre à pieds joints. La rivière n'est certes pas bien large, mais les jambes de l'ivrogne n'avaient pas un ressort suffisant et le malheureux tomba dans l'eau bourbeuse.
Quelques passants se portèrent à son secours, mais malgré d'activés recherches, on ne put le retirer qu'après, un quart d'heure, et tous les soins furent impuissants à le rappeler à la vie.

L'image du jour

La rue de la Colonie vue de la rue Vergniaud en 1912