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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 Le drame de la rue Esquirol - 1904

Le drame de la rue Esquirol

Le Figaro ― 25 février 1904

Un drame de la jalousie s’est déroulé hier matin, 23, rue Esquirol. Pendant que son mari dormait, Mme Marie Jacquet, âgée de trente-cinq ans, a tiré sur lui six coups de revolver.

Deux balles ont atteint à la tête M. Jacquet, a été transporté dans un état alarmant à l'hôpital de la Pitié.

Le blessé a refusé de porter plainte contre sa femme, qui a déclaré qu’elle regrettait son acte et qu’elle avait agi. dans un accès de fureur jalouse.


 L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc - 1914

L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Journal des débats politiques et littéraires — 19 juillet 1914

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare.

Vue aérienne de 1919 - Source : IGN - Remonter le temps

Il s'agit là de la réalisation d'une opération de voirie décidée depuis de longues années le prolongement de la rue Jeanne d'Arc, ou plutôt la jonction des deux tronçons extrêmes de cette rue.

La voie une fois terminée formera une rue de plus de 1,200 mètres, reliant la rue Geoffroy-Saint-Hilaire à la rue de Patay, et menant en ligne droite du Jardin des Plantes à la porte de Vitry.

Le tronçon à percer coupera en son milieu le triangle formé par les rues Esquirol, Jenner et le boulevard de la Gare, éventrant ce qui subsistait du petit village dit d’Austerlitz.

Il y eut là, en effet, il y a un siècle, un petit hameau indépendant, appelé souvent village, qui prit en 1806, le nom glorieux d'Austerlitz et fut plus tard rattaché à la capitale.

Extrait d'un plan de 1861 - La rue des Deux-Moulins deviendra la rue Jenner en 1867

On le voit tracé sur le Plan cadastral de 1812, on le retrouve encore sur le Plan routier de la Ville et de ses Faubourgs de 1818; il était délimité par le bouIevard de l’Hôpital, l'abattoir de Villejuif et le boulevard de la barrière d'Ivry, d'une part; puis il longeait les murs du jardin potager de l'hôpital et s'étendait jusqu'à la Seine.

Trois rues coupaient l'agglomération la Grande-Rue (rue Esquirol), le Chemin des Étroites-Ruelles ou Petite-Rue d'Austerlitz (rue de Campo-Formio), et la rue des Deux-Moulins (rue Jenner).

Dans le Dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs de Paris de 1816, de P. de Saint-A…, Austerlitz est ainsi décrit : « C'est une espèce de petit hameau qui se trouve hors barrière sur la rive gauche de la Seine et près de la Salpêtrière et de la Verrerie. Il est formé d'un rassemblement de maisons principalement de pêcheurs et de guinguettes où le peuple de Paris va le dimanche manger les produits de la pêche. On l'appelle Austerlitz depuis la construction du pont du même nom. Il est de la dépendance de la commune de Vitry. »

L'auteur du dictionnaire fait erreur sur ce dernier point le petit hameau dépendait d’Ivry. Il conservait vaillamment en 1816 son nom évocateur de la victoire de 1805, alors que le pont d'Austerlitz avait dû en 1814 prendre le nom de pont du Jardin du Roi, comme, à l'autre bout de Paris, le pont d'Iéna devait à la même époque s'affubler du nom de pont des Invalides.

Austerlitz devait être peu après annexé à Paris l'événement est non de 1818 — mais de 1819, comme le rapporte Fernand Bournon, dans la monographie d'Ivry-sur-Seine.

« Une ordonnance royale du 6 janvier 1819 fit subir au territoire d'Ivry une légère diminution du côté de Paris. L'enceinte, dite des Fermiers généraux, suivait entre la barrière de Fontainebleau (place d'Italie) et la Seine le tracé du boulevard de l'Hôpital, puis en retour d'équerre remontait le cours du fleuve (quai d'Austerlitz) jusqu'à un point placé en aval du port de Bercy actuel. L'ordonnance royale eut pour effet de faire suivre a l'enceinte, à partir de la barrière de Villejuif (angle de la place Pinel), une ligne commune au mur oriental de la Salpêtrière, renfermant ainsi cet établissement dans Paris, ainsi qu'une partie du hameau des Deux-Moulins, qui jusque-là dépendait d'Ivry. »

Le Hameau des Deux-Moulins, c’est Austerlitz. On créa sur l'ancien village un certain nombre de chemins de ronde (la rue Giffard actuelle en fut un); les rues se transformèrent, des jardins et des parcs furent tracés sur les anciens champs.

La rue Esquirol vue de la place Pinel. Dans le fond, le boulevard de l'Hôpital

Entre la rue Jenner et la rue Esquirol un passage s'ouvrit à travers des potagers, dont on voit les emplacements, encore cultivés bordés d'anciens logis villageois. C'est le passage Crouin baptisé du nom de son propriétaire. II va être supprimé par le nouveau tronçon de la rue Jeanne-d'Arc qui amènera aussi la disparition de la lugubre et lépreuse cité Doré, ou du moins de ce qu'il en subsiste.

Le fondateur de cette cité, appelée à l'origine passage Paulmier-Doré, fut un sieur Doré, rapporte M. Hector Pessard, fonctionnaire de l'Ecole polytechnique, socialiste convaincu, qui transforma vers 1830 le parc qu'il avait créé là en une petite cité ouvrière.

Elle se compose de quatre avenues (!) portant les unes les noms des enfants de M. Doré, les avenues. Constance et Constant-Philippe ; les autres les noms d'avenue de Bellevue et de Sainte-Marie.

Ces avenues sont de sombres ruelles éclairées, le soir venu, par des lampes à huile perchées dans d'antiques réverbères aux vitres brisées.

Ces ruelles sont bordées d'une cinquantaine de petites maisonnettes basses, tombant en ruine. La chaussée, au milieu de laquelle court un ruisseau infect, est jonchée de sacs de chiffons, de paillasses éventrées, de tas d'os et de croûtes de pain.

Des enfants, pieds nus, les cheveux hirsutes, courent par les ruelles, au milieu d'un peuple de chats, de chiens, de poules.

C'est le domaine des chiffonniers qui vivent là en véritable tribu indépendante ; la salle basse d'un obscur marchand de vin est leur centre de réunion. Tandis que les hommes sont à la chine par les rues du quartier, les femmes et les enfants sont installés au-devant des portes, sans souci du bruit des autobus et des tramways qui roulent tout près sur le boulevard de la Gare et qui rouleront bientôt sur la nouvelle voie qui passera en cet endroit, vrai foyer de tuberculose, dont le Conseil de salubrité demandait la démolition depuis plus de trente ans.

C. Y.
Au milieu des années 30, le percement se faisait toujours attendre et la partie nord de la rue Jeanne d'Arc conservait l'épithète de "prolongée"

Le projet de percement de la rue Jeanne d'Arc prit beaucoup, beaucoup, beaucoup de retard et c'est finalement le 9 juin 1936 que fut inauguré ce dernier tronçon.


A lire également

L'inauguration de la rue Jeanne-d'Arc (prolongée) dans le XIIIe arrondissement

Une lettre de M. Doré (1882)

La catastrophe de la cité Doré (1925)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

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Deux frères, Georges et Hippolyte Primitif, âgés, le premier de trente-sept ans et le second de trente-deux manouvriers, demeurant dans le treizième arrondissement, avaient voué une haine implacable à un marchand de vin da la rue de Tolbiac

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Lu dans la presse...

La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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La Place Paul Verlaine

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. (1905)

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Avis à la population

Il est établi dans le 13e arrondissement des cantines pour le service des militaires qui montent la garde sur les remparts. (1870)

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Le futur boulevard Saint-Marcel

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L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

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Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

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Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Le percement du boulevard Saint-Marcel

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Nouvelles dénominations de voies

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La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

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