logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Le 13e dans la littérature

Littérature

Mary - La goutte de sang - 4

146

LA GOUTTE DE SANG

par
Jules MARY
(1908)


DEUXIÈME PARTIE


La détresse d'une mère

X
(suite)

Toutes ces réflexions, si longues à écrire, Mirador les fit en une seconde, sous l’œil de Boucher, œil de férocité, où il n’y avait pas à attendre de pardon.

Il pensa à interroger le colosse :

— Qu’est-ce que Coribasse ? Pourquoi veut-il se défaire de moi ? Qu’a-t-il contre moi ?

— Je ne sais... Coribassse, c’est Coribasse... on l’appelle aussi l'Ingénieur...

— Oui… c’est convenu... Veux-tu me faire son portrait ? Est-il jeune ? Est-il vieux ? Est-il blond ? Est-il brun ?... On dirait, ma parole, que tu as peur de lui ?

Le bandit frissonna :

— Oui, il n’y a même que de lui que j’aie peur... Son portrait ? À quoi bon vous le faire, vous ne le verrez jamais, puisque je vais vous saigner dans cinq minutes... Jeune, il l’est quand ça lui fait plaisir... et vieux également... blond le matin et brun le soir... Si ça ne vous suffit pas, tant pis... Je dirai plus rien...

Mirador comprit qu’en effet il n’en obtiendrait pas davantage.

— Retirez les cartouches de votre revolver... et jetez-les par la fenêtre... Comme ça, vous n'aurez pas la fantaisie de vous en servir, quand vous serez sous mon genou...

— Tu penses donc avoir raison de moi si aisément ?...

— Oui... j’ai un moyen pour ça...

Posément, l’officier avait obéi à l’injonction du misérable. La fenêtre était ouverte sur le terrain vague. II y lança les balles.

Maintenant, il n’avait pour toute arme que son couteau...

— Un moyen, dis-tu ? Et lequel ?

— Vous allez voir...

Le Boucher envoya un coup de sifflet.

En même temps — ce qui prouvait que l'autre attendait derrière la porte — son compagnon s’élançait dans la chambre... armé comme lui.

Le Boucher dit, goguenard :

— Le moyen, le voilà... Je vous présente Brûleur, qui est aussi fort que moi.

L'officier haussa les épaules, admirable de calme et de sang-froid.

— Je ne lui en fais pas mon compliment... car tu m’as paru un peu... gnolle !...

Le Boucher devint blême. On ne pouvait lui faire un outrage plus sanglant que celui de rabaisser sa force de taureau...

Rapidement — et malgré son calme — Mirador envisageait la situation. Elle était critique. La maison était isolée. Des cris partis de là ne seraient pas entendus. En bas, le patron — sûrement complice — devait prendre soin d’écarter tous les clients jusqu'à ce que le crime fût consommé. La nuit, on se débarrasserait aisément d'un cadavre.

Mirador n’avait à compter que sur lui-même, son adresse merveilleuse, sa souplesse féline, et sur l'effrayante vigueur de ses muscles dont .il avait donné une preuve tout à l’heure, inattendue et insoupçonnée dans un corps si élégant, presque frêle et presque délicat...

Tout à coup, il prête l’oreille vers la fenêtre.

Les sons douloureux de l'accordéon se sont rapprochés... maintenant de la rue, presque en face du mastroquet... Et la voix de tonnerre continue de chanter, formidable, la chanson de Roland

Ayons toujours, Ô braves amis,
De Roland l'âme noble et fière.
Il ne comptait ses ennemis
Qu’étendus morts sur la poussière...

Montre-Tout et l’Amidon étaient là, tout près... Un cri, un signal, une vitre brisée et ils apparaissent revolver au poing !

Et Dingue-Dingue, sûrement, devait se trouver, lui aussi dans les environs... Mirador hésita...

Mais les appeler... c’était compromettre toute la campagne basée sur l’apparente complicité qu’ils recherchaient avec les gens de Coribasse... C’était les faire connaître comme des amis de Mirador... rendre impossible, par conséquent, leur intervention future.

— Non !...

Et contemplant les deux bandits qui montraient les dents, en un rictus de bêtes sûres de vaincre, et déjà ivres du sang qu’elles allaient verser :

— Après tout, ils ne sont que deux...

Il enleva rapidement son pardessus et le roula autour de son bras gauche, tout en esquivant une première et foudroyante attaque du Boucher, dont lé bras retomba dans le vide.

— Tu es bien pressé, l’homme ?... Maintenant, viens... je t’attends !

Brûleur, derrière son camarade, et comme en arrêt, attendait l'occasion favorable de prendre Mirador en traître.

Alors la lutte commença, farouche, silencieuse, pendant qu’au dehors la voix obstinée répétait, comme si l’on se fût douté de ce qui se passait là :

Il ne comptait ses ennemis
Qu’étendus morts sur la poussière...

Le manche du poignard de Mirador était fait d’un large et lourd morceau d’acier et de cuivre terminé par une boule où venait s'encastrer sa pointe de la lame. Dans la main robuste du jeune homme, cela pouvait servir, au besoin, d’assommoir.

Il se tint d'abord sur la défensive, se contentant de parer les coups qu’il recevait alors sur son pardessus. Il ne ripostait pas. Il était évident qu’il ménageait le bandit, non par pitié, mais il ne voulait pas avoir affaire à la police, à donner des explication s’il y avait mort d’homme. Cela l’eût entraîné forcément à des paroles imprudentes où pouvait apparaître tout à coup le nom de Chenavat.

Cinq minutes s’écoulèrent, d’efforts inouïs. Brûleur, le corps penché en avant, guettait toujours le moment propice. Ce n’était pas la première fois, sans doute, qu'ils se battaient ainsi, à deux contre un, et dans ces luttes chacun des deux avait son rôle. Brûleur attendait d’entrer en scène. Quant au Boucher, il haletait de rage impuissante... Par trois fois, il avait cherché un corps à corps, et il avait senti, entre l’étau de son bras, fuir, comme une couleuvre, le torse qu’il étreignait, pendant que de sa main libre, il tentait de frapper, couteau contre couteau... Une fois, la première, il avait cru réussir et il avait crié :

— Frappe dans le dos, Brûleur, pendant que je le tiens ! Mais Brûleur n’avait pas eu le temps de frapper. L'officier s’était dégagé lestement.

Seulement, il avait compris :

— Ah ! Ah ! voilà le coup qu’ils vont tenter... Bon !

La lutte reprit. Pas un mot. Des halètements, des souffles rauques, des râles. Le Boucher avait des yeux sanglants. Ses lèvres immondes, bavaient de l’écume. Mirador, lui, était extrêmement pâle, ses lèvres étaient blanches et ses yeux sombres exprimaient je ne sais quelle folie de témérité.

Soudain, il parut glisser sur les briques du carrelage et plia un instant.

Il n’en fallut pas plus au Boucher, qui s’effondra sur le jeune homme de tout son poids, le couteau en l’air, avec un cri de joie terrible, de sauvage triomphe...

Déjà, Mirador s’était redressé... sa main gauche, maintenait la main armée du bandit comme dans une tenaille... Mais l’autre bras du colosse, où roulaient les cordes des muscles, broyait la poitrine du jeune homme contre son torse d'hercule... Et ce fut ainsi qu’ils restèrent immobiles une seconde... debout...

— Frappe, Brûleur, je le tiens !

Une seconde, pas plus.

Or Jean ne regardait même pas son adversaire dans les yeux, bien qu’il sentît sur son visage l’haleine du misérable... Jean regardait, par-dessus l’épaule du géant — au niveau de laquelle arrivait sa tête — une glace fêlée sur la cheminée... Jean, dans cette glace, regardait Brûleur. Dans cette glace, il vit l’assassin qui s’approchait, par derrière, sinistre, et dont le couteau se leva, rapide, en un geste monstrueux, pour le transpercer d’outre en outre... lèvres ouvertes et dents contractées par l’effort...

Une seconde, pas plus...

À cet instant précis, qu’il guettait dans la glace avec un sang-froid déconcertant, ses muscles se tendirent, son corps souple se sépara du géant, glissa... s’affaissa... se tordit...

Le couteau descendit comme la foudre et ne rencontra pas le vide...

Il rencontra la poitrine du Boucher, où il s’enfonça.

Et l’homme s’abattit en poussant un : « Han ! » d’épouvante et d’horreur.

Jean ne laisse pas au meurtrier le temps de se remettre. Il l’étourdit d’un coup du manche de son poignard sur le crâne. Brûleur tombe assommé près de sa victime...

Mirador reprend haleine, appuyé contre le mur... Il comprime son cœur, dont les battements l'étouffent. Un instant, tout à l’heure, il a redouté la syncope., qui l’eût livré, anéanti, aux deux bandits. Puis, le malaise s’est dissipé... Il referme son couteau désormais inutile, met dans sa poche son revolver déchargé et se penche sur Brûleur.

— Il n’est qu’évanoui... Il s'en tirera avec une forte migraine...

Quant à l’autre, il ne bougeait pas. Le sang coulait à flots de sa blessure.

— Celui-là, s’il en revient, voudra ma peau... Je connais ces âmes de brutes... Elles ne pardonnent jamais... Pourtant, en toute équité, je n’y suis pour rien... Est-ce ma faute, à moi, si ce Brûleur a été d’une maladresse !!...

Il sortit, longea le couloir ténébreux en trébuchant, descendit dans la boutique du marchand de vins. La porte et la fenêtre étaient fermées, les volets étaient clos. Une bougie brûlait sur le comptoir. On se fût cru en pleine nuit et non en plein jour, et le bistro, recroquevillé sur un escabeau, dans un coin, la sueur au front et claquant des dents, attendait le dénouement du drame qui se passait au- dessus de lui.

En apercevant Mirador, frais et tranquille, Mirador souriant, Mirador sans blessure, il se leva d’un bond et alla se réfugier derrière son comptoir.

— Montez là-haut, fit l’officier... J’ai un peu brisé le crâne de votre ami Brûleur ; mais, auparavant, Brûleur avait planté son couteau, par erreur, dans la poitrine de son ami le Boucher... Si celui-ci n’est pas mort, il n’en vaut guère mieux. Tout cela vous regarde. Vous vous débrouillerez avec la police… Mais si vous dites un mot de ma présence ici, un seul moi qui fasse soupçonner que j’ai pu jouer quelque rôle en cette affaire, je dirai moi, la vérité sur le guet-apens dont j’ai failli être victime et auquel vous avez prêté les mains... C’est compris !

— C’est compris, monsieur... balbutia le bistro.

— Ouvrez-moi cette porte... j’ai besoin de prendra l’air... au trot, au trot !

 L’homme obéit. Mirador passa devant lui en tirant une cigarette d’un étui de nacre.

Et l'homme retomba sur son escabeau en disant :

— C’est, le diable ! Ça ne peut être que le diable !

Puis, chancelant, il monta dans la chambre, où deux grands corps étendus, immobiles, disaient l’effroyable lutte… dans la chambre emplie d’une fade odeur de sang...



Jules Mary, regardant le 13e arrondissement

Victor Anatole Jules Mary, plus connu sous le nom de Jules Mary, est né le 20 mars 1851 à Launois-sur-Vence et est décédé le 27 juillet 1922 à Paris.Il était écrivain, dramaturge et feuilletoniste français.

Ses œuvres les plus connus sont Roger-la-Honte et la Pocharde, adaptées au théâtre puis au cinéma.

La Goutte de sang

La Goutte de Sang, grand roman dramatique en trois parties, parut en feuilleton dans le Petit-Parisien à partir du 11 octobre 1908.

Deuxième partie : La détresse d'une mère

  • La Porte de Bicêtre et la rue des Peupliers à proximité de la rue Brillat-Savarin et de la poterne

Troisième partie : Perdues dans Paris

  • La rue des Peupliers

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Madame Sept-Quatre

par
William Cobb
(Jules Lermina)

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

(1873)

Lire


De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

(1912)

Lire


La rue du Dessous-des-Berges

La dame de pique

par
Jules de Gastyne

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

(1906)

Lire


A travers la Maison-Blanche

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

(1907)

Lire


La poterne des Peupliers

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

(1910)

Lire


La rue des Peupliers

Perdues dans Paris

par
Jules Mary

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

(1908)

Lire


Le quartier Croulebarbe

Les esclaves de Paris

par
Émile Gaboriau

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

(1868)

Lire

Un Treizième à découvrir dans...

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
(1912)

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé
(1910)

La dame de pique

par
Jules de Gastyne
(1906)

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier
(1907)

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...


Perdues dans Paris

par
Jules Mary
(1908)


La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé
(1910)


Les esclaves de Paris

par
Émile Gaboriau
(1868)


Un gosse

par
Auguste Brepson
(1928)

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

*
*     *

La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.

*
*     *

En 1929, le 13e comptait 11 cinémas : Le Bobillot, le Cinéma des Bosquets, le Clisson-Palace, l'Éden des Gobelins, le Cinéma des Familles, le Jeanne d'Arc, le cinéma Moderne, le Palais des Gobelins, le Royal-Cinéma, le Sainte-Anne et le Saint-Marcel.

*
*     *

Le 8 février 1885, vers dix heures, deux chevaux attelés à un camion de la compagnie du Nord, chargé de charbon, s’emportaient, rue du Moulinet : malgré les efforts du charretier, le nommé Bruli, ils n'ont pu être maintenus, la pente de la rue étant très rapide en cet endroit, et ils sont allés s'abattre contre un mur de clôture, passage Vandrezanne, n° 10.
Par suite, un des chevaux a été tué sur le coup, l'autre s'est blessé fortement aux jambes. Un pan du mur s'est écroulé, une porte a été brisée et le camion a été mis en pièces. Par un hasard providentiel, le charretier Bruli n'a eu aucun mal.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026