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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

 L. Victor-Meunier - Le Caporal - 73

73

LE CAPORAL

par
Lucien VICTOR-MEUNIER


TROISIÈME PARTIE


Les apaches de la Butte-aux-Cailles


I
La menace

La soirée s'achevait chez M. le marquis de Champfloran, rue de Verneuil. Soirée tout intime, à la suite d'un dîner simplement familial.

Après le repas, dans le grand salon, discrètement éclairé, le marquis avait fait son « bridge » habituel, en compagnie de son frère, le comte de Champfloran-Mongereau, de son cousin, M. de Billaron, et du vieil ami de la famille, l'abbé Brousserolles. Et la marquise s'était un peu assoupie dans sa bergère, au coin du feu, tandis qu'accoudée au guéridon, et feuilletant distraitement un keepsake, Mlle Germaine de Champfloran, grande et mince, vêtue de blanc, causait à voix basse avec son fiancé, M. Maxime d'Hastecour.

Le mariage devait avoir lieu six semaines plus tard, en décembre. De grands bouquets blancs dans les angles du salon, répandaient de doux parfums.

Quelques minutes avant onze heures, les joueurs se levèrent, la partie étant finie ; et, tout de suite, Maxime d'Hastecour prit congé, alla saluer la marquise- qui se réveilla à demi, effleura délicatement de ses lèvres les doigts blancs et fins de Mlle Germaine, serra la main de son futur beau-père ainsi que celle des parents.

Dans l'antichambre, le domestique l'aida à passer sa pelisse ; en descendant l'escalier, il alluma un cigare ; un instant plus tard, il était dehors.

Son coupé l'attendait à quelques pas ; mais avant qu'il pût faire signe au cocher d’avancer, quelqu’un — qu’il reconnut — se dressa devant lui.

La nuit n'était point obscure et les becs de gaz placés à droite et à gauche de l’hôtel marquis de Champfloran éclairaient le trottoir.

Maxime d'Hastecour eut Une exclamation de surprise et un geste de contrariété.

— Bonsoir, avait dit le nouveau venu.

Son attitude était à la fois humble et familière ; celle d'un ami qui se sait inférieur.

Il paraissait mis correctement ; chapeau de soie et bottines vernies ; au jour, on se fût aperçu que son élégance était quelque peu défraîchie.

— Tu m'attendais donc ? interrogea Maxime d'un ton rude.

L'autre répondit :

— J'ai à te parler.

Un petit rire filtra entre les dents serrées de M. d'Hastecour.

— Tu tombes- assez mal... Je dois avoir le-gousset peu garni... Diable ! il paraît que cela presse, puisque tu es venu faire le pied de grue ici... au risque de t'enrhumer... au lieu de te présenter chez moi demain matin comme d'habitude.

L'accent était celui d'un persiflage cruel et il y eut dans ces mots « comme d’habitude » presque le sifflement d’une gifle.

Et déjà la canne passée sous le bras gauche, M. d'Hastecour portait la main à sa poche.

— Tu te trompes, Maxime, répliqua le nouveau venu, dont le calme était celui d'un homme fait depuis longtemps aux rebuffades et aux mauvais procédés.

Du reste, il se hâta de rectifier :

— Tu ne te trompes pas en disant que je suis très à court ; la guigne me poursuit, et j'aurais cela est vrai, grand besoin d'une petite aide... Mais, ajouta-t-il, en voyant le geste d'impatience que laissait échapper Maxime, .ce n'est pas pour cela que je suis venu t'attendre ici...

Et il répéta :

— j'ai à te parler.

— De quoi donc ? demanda Maxime rendu sérieux par l'attitude de son interlocuteur.

— II se passe des choses graves, reprit celui-ci.

— Quelles ?

— Écoute... Éloignons-nous un peu ; ton cocher pourrait nous entendre. — Soit.

Ils firent quelques pas, côte à côte, sur le trottoir. La rue était déserte.

— Eh bien ! Roger interrogea M. d'Hastecour.

L'autre, baissant la voix, prononça ces trois mots :

— Adah est ici.

— Qui ?

Et Maxime d'Hastecour devint très pâle.

— Adah. Je l'ai vue.

— Impossible !

— Elle... Adah Koknoyr...aussi vrai que nous sommes ici tous les deux, toi, Maxime d'Hastecour, et moi, Roger de Farcheval.

— Je la croyais morte, dit Maxime d'une voix sombre.

— Toutes les espérances ne se réalisent pas, répondit Roger de Farcheval.

Maxime avait un instant baissé la tête ; il la redressa et, les yeux- brillants, questionna d'une voix f ude.

— Elle est à Paris ?

— Depuis hier. Elle est venue chez moi, tantôt, rue Coëtlogon. Comment a-t-elle eu mon adresse ? Je l'ignore. Elle paraît sa voir bien des choses.

— Que veut-elle ?

— Te voir.

— Qu’a-t-elle à me dire ?

— Elle te le dira.

— Quand ?

— Tout de suite.

— Où est-elle ?

— Boulevard Montmorency, à Auteuil.

— C'est là qu'elle habite ?

— Oui, un petit hôtel fort coquet, ma foi.

Maxime haussa les épaules, et il y eut un court silence après lequel Roger de Farcheval dit :

—Tu sais, elle t'attend.

— Es-tu fou ?...

— Pas le moins du monde. Elle m'a prié de venir te faire part de sa présence à Paris et de son vif désir de te voir ce soir même.

— En vérité !... Et elle croit que je vais me rendre à son appel, tout de suite comme çà, là !

— Je crois que tu aurais tort de rie pas y aller.

Maxime couvrit Roger d'un long regard soupçonneux.

— Dis donc, fit-il, toi, tu me parais joliment dans ses intérêts.

— C'est dans le tien que j'agis.

— Vraiment ?

— Oui... Je ne sais ce qu'elle médite, mais sous son calme apparent, j'ai cru deviner une grande agitation intérieure. En un mot, je flaire un danger…Efc.si tu veux, je te dirai qu'il ne s'agit pas plus de son intérêt à elle que de ton Intérêt à toi, mais de notre intérêt à tous les trois.

Maxime tressaillit et devint encore plus pâle.

— Je comprends, murmura-t-il.

Pendant un instant il réfléchit, meurtrissant nerveusement de son talon l'asphalte du trottoir ; à la fin, il dit :

— C'est bien ; j'y vais.

— Mon avis est que tu as raison, répliqua Roger. S'il y a un danger, il vaut mieux le connaître tout de suite pour mieux lui faire face.

— Tu m'accompagnes ?

— C'est inutile... Elle t'attend. Boulevard de Montmorency, 45, Voilà l'adresse. Mais demain matin, si tu veux, je passerai chez toi.

— Entendu.

— A propos... tu n'aurais pas quelques louis sur toi ?

— C'est juste...

Cinq minutes plus tard, le coupé où s’était jeté Maxime d'Hastecour roulait dans la direction d'Auteuil, tandis que Roger de Farcheval s'en allait à pied, palpant dans son gousset les pièces d'or que venait de lui remettre son « ami ».

Le cheval attelé, au coupé était vigoureux. La distance fut vite parcourue. Pendant le trajet, Maxime d'Hastecour demeura immobile, les jambes croisées, mâchonnât son cigare éteint, réfléchissant.

Descendu de voiture, avant de sonner à la porte de l'hôtel portant le n° 45, il inspecta d'un regard rapide les environs. L'endroit était désert, mal éclairé.

L'hôtel se trouvait un peu en retrait, derrière une grille, comme isolé par de grands arbres.

Il eut, un moment, en ordonnant à son cocher de l'attendre, la pensée de lui dire de ne pas hésiter pour accourir au premier appel ; mais il y résista ; l'idée d'un guet-apens était ridicule.

Il fit retentir la sonnette. Tout de suite le gravier de la cour cria sous un pas pesant, et la porte de la grille s'ouvrit. Maxime se trouva en face d'un domestique nègre, de haute stature, qui élevait au-dessus de sa tête une lanterne et dont les dents blanches avaient un éclat singulier dans son visage noir.

Il ne laissa à Maxime le-temps de poser aucune question et ne l'interrogea pas davantage. Évidemment, il avait été bien et dûment stylé.

— Si monsieu veut bien suive moi, dit-il, maît'esse à moi attend monsieu.

Après avoir gravi les cinq marches du perron qu'abritait une marquise, Maxime pénétra à la suite du nègre dans une anti-chambre que faisaient toute sombre les lourdes tentures pendues aux murailles.

Soulevant largement une portière, le nègre annonça d'une voix forte :

— M. Maxime d'Hastecou.

Entièrement vêtue de noir, les bras nus jusqu'aux coudes, le col nu, ses opulents cheveux fauves défaits et ruisselants sur ses épaules, Adah Koknoyr était étendue plutôt qu'assise sur une sorte de divan.

Lorsque Maxime entra elle se souleva légèrement et comme elle mettait ainsi son visage dans le cercle lumineux tracé par l'unique lampe qui, posée sur la cheminée, éclairait le salon, Maxime put voir qu'elle était extrêmement pâle.

— Bonjour, dit-elle d'une voix sans expression.

Elle tendit sa main longue et blanche.

Il ne prit pas cette main ; il salua froidement.

Le nègre avait disparu, laissant derrière lui retomber la portière.

— Vous voyez, reprit Adah, je vous attendais.

II répondit :

— C'est parce que je savais que vous m'attendiez, que je suis venu.

— Et je vous en remercie. Mais asseyez-vous donc..., et débarrassez-vous de votre pelisse... Il fait très chaud, ici.

Il obéit, jeta sa pelisse sur un meuble, posa sa canne et son chapeau et s'assit, en face d'Adah, à trois pas d'elle.

Leurs regards acérés s'entrecroisèrent.

— Je vous sais d'autant plus gré, dit lentement Adah Koknoyr d’avoir répondu à mon appel, que je ne me dissimule pas l'effet désagréable qu’a dû produire sur vous, au moment où vous-sortiez de chez M. le marquis de Champfloran, la nouvelle de ma présence à Paris.

Maxime resta impassible et ne répondit pas.

— Voyons, l'écrit Adah, cette nouvelle avait de quoi vous surprendre et vous a surpris.

— C'est vrai, fit Maxime, du bout des lèvres.

— Vous pensiez que j'étais très loin... Soyez franc, mon cher, allons ! avouez que vous espériez bien ne jamais me revoir. Maxime eut un geste d'impatience.

— En vérité, fit-il, vous ne m'avez pas envoyé chercher pour perdre notre temps à tous les deux en paroles inutiles... Il est tard...-Venez au fait, je vous en prie.

— Comment ! répliqua Adah, de sa voix nonchalante, cela ne vous intéresserait pas de savoir ce que je suis devenue depuis que nous nous sommes séparés ?...



Lucien Victor-Meunier, né à Montfermeil le 2 août 1857 et mort à Paris le 24 mai 1930 fut journaliste, romancier et dramaturge. Il écrivait également sous les noms de Jean Le Bouc, Lucie de Franceville, René Diclette, Jean de La Hague, Jean d'Allata et Montfermeil, ce dernier étant le plus courant.

Il a rédigé de nombreux feuilletons pour la presse et certains de ces feuilletons parurent sous des titres différents avec des personnages, des lieux et des titres de divisions renommés.

Le Caporal, publié initialement en feuilleton à l'automne 1907, prend, dans sa troisième partie intitulée Les Apaches de la Butte-aux-Cailles, le 13e arrondissement pour cadre.

Lucien Victor-Meunier habita le 13e arrondissement et milita pour l'assainissement de la Bièvre (1887).



Le Caporal

Première partie
La justice des hommes

Deuxième partie
Le chemin de croix

Troisième partie
Les Apaches de la Butte-aux-Cailles

  • I - La menace
  • II - Les revenants
  • III - Le repaire
  • IV - Entre complices
  • V - Le coup de la portière
  • VI - Le frère et la sœur
  • VII - La séquestrée
  • VIII - La fille de Jarsaillon
  • IX - Le bon juge
  • X - Ministre et forçat
  • XI - L'évasion
  • XII - Mort aux vaches
  • XIII - Ressuscitée
  • XIV - Justice

Le 13e en littérature

L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

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La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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La rue de la Vistule

La fille du fusillé

par
Paul Samy

Huit heures du soir sonnaient à l’horloge de l’hôpital Marie-Lannelongue, située à l’angle de la rue de Tolbiac et de l’avenue d’Ivry, quand une automobile, arrivant par l’avenue d’Italie, tourna dans la rue de la Vistule et s’arrêta devant une petite grille terminant un mur, derrière lequel s’élevait une maisonnette.

(1924)

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Croulebarbe et la ruelle des Reculettes

La main trouée

par
Montfermeil

Le quartier Croulebarbe est un de ceux que n'a pas encore assainis la pioche du démolisseur, un des recoins restés sordides du vieux Paris.

(1901)

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Un Treizième à découvrir dans...

Zizine

par
Alexandre Arnoux
(1938)

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron
(1894)

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
(1912)

Le drageoir aux épices

par
Joris-Karl Huysmans
(1874)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...


Le Trésor caché

par
Charles Derennes
(1907)


La vieillesse de Monsieur Lecoq

par
Fortuné du Boisgobey
(1878)


La petite Miette

par
Eugène Bonhoure
(1889)


Taupin

par
Séverine
(1909)

La Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

Le quartier Croulebarbe

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

Tout le 13e

À l'horizon, passé la plaine de la Glacière, vers la poterne des Peupliers, les « fortifs » verdoyaient comme une chaîne de collines.

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix, parait-il.

*
*     *

Le monument élevé à la Gloire des mères françaises implanté sur le boulevard Kellermann à proximité de la porte d'Italie est dû au ciseau des sculpteurs Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin qui l'entoure a éré dessiné par l'architecte Paul Bigot. Ce monument a été inauguré le 23 octobre 1938 par le président de la République, M. Albert Lebrun. Le maréchal Pétain était présent à cette cérémonie.

*
*     *

Dans les années 1893-1894, une épidémie de variole se répandit dans le quartier de la Gare et toucha principalement les rues Harvey, du Château-des-Rentiers, Tolbiac et Patay. Au total, plus de soixante immeubles furent contaminés. La population accepta les mesures de prophylaxie avec un empressement marqué; c'est là notamment que, dans les rues Harvey, Château-des-Rentiers, des Chamaillards, Tolbiac, Patay, presque tous les habitants des maisons venaient d'eux-mêmes s'offrir à la vaccination, dans une boutique ou mème en pleine rue. L’invasion du XIIIe arrondissement, dans la partie qui forme le quartier de la Gare, peut être considérée comme ayant été causée par l’apparition d’une bande de forains nomades installée dans des conditions incroyables d’insalubrité ; ils y eurent plusieurs malades dans leur campement sur le bord d’un boulevard longeant les fortifications ; lorsqu’on voulut y pratiquer des mesures de salubrité et les revacciner, ils déguerpirent.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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