Dans la presse...

 Les enfants riches aux petits chiffonniers - 1899

L’arbre de Noël

Les enfants riches aux petits chiffonniers

Le Monde illustré — 21 janvier 1899

Avenue d'Italie, près des fortifications, rue Gandon, 25, dans un terrain vague sur lequel on entre par une petite porte ouverte sur un mur de peu d'élévation.

Un long hangar en bois, briques et plâtre que des cloisons mobiles séparent en trois parties se dresse à gauche de ce terrain et à côté d'une roulotte vénérée qui dans les temps héroïques de l'œuvre a joué un rôle protecteur. — Elle avait déjà rendu les mêmes services au patronage de Saint-Joseph.

Le Monde illustré — 21 janvier 1899

Trois ou quatre cents enfants se pressent aux portes que tiennent fermées avant l'heure, les organisateurs de la fête. Enfin tout est prêt. En deux minutes la salle est comble. L'ordre est maintenu par la Société de gymnastique et d'exercices militaires organisée par le Patronage. Peu de parents ; il n'y a pas de dimanche pour les chiffonniers et les marchands de mouron, qui forment la majorité des habitants de ce faubourg déshérité.

L'arbre de Noël se dresse au fond de la salle, sur une estrade que ferment quelques draperies rehaussées de drapeaux.

Après quelques mots de remerciements pour les généreux donateurs, M. de Guntz, président des œuvres ouvrières d'assistance et de patronage des Malmaisons, commence la distribution des jouets et des vêtements chauds aux enfants.

Le soir, les parents et les enfants plus grands se sont réunis pour le gâteau des Rois. — Les marchands de mouron ont pu lancer leur petite chanson.


APPEL AUX ENFANTS RICHES

Appel aux enfants riches pour l'arbre de Noël des petits chiffonniers, et enfants abandonnés des patronages des Malmaisons (25, rue Gandon (Maison-Blanche, 13e arrondissement).

On supplie les enfants riches, petits garçons et petites filles, de ne pas oublier le petit Noël de leurs frères et sœurs et pauvres et abandonnés qui n’ont souvent d’autre étrenne que leur morceau de pain sec quotidien et les quelques haillons dont ils sont couverts et on leur demande de bien vouloir mettre de côté pour eux les vieux jouets, livres et vêtements dont ils peuvent disposer et nul feront tant d’heureux.

Les jeunes donateurs sont invités avec la plus vive instance à venir, eux-mêmes, offrir leurs présents aux enfants pauvres, à la distribution de l’arbre de Noël, qui aura lieu le dimanche 15 janvier à deux heures, au siège de l'Œuvre. Leur présence à cette petite fête de famille sera pour tous un précieux et touchant encouragement.

Prière d'écrire à M. le directeur des Œuvres ouvrières des Malmaisons, 145, avenue Malakoff, qui fera prendre à domicile ou de bien vouloir faire parvenir les dons, soit au siège de l’Œuvre, 25, rue Gandon (13e arrondissement, près la barrière d’Italie), soit 143, avenue Malakoff.

Paru dans la Gazette Nationale
ou le Moniteur Universel en date du 21 décembre 1898

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Saviez-vous que ...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.

L'image du jour

La Bièvre, passage Moret

Vu dans la presse...

1889

Un nouveau dispensaire

Les habitants du XIIIe arrondissement viennent d'être dotés d'un dispensaire spécial pour enfants malades.
Édifié par les soins de la Société philanthropique, cet établissement est dû à la générosité de Mme Edouard André. Il se trouve, 4, rue Jean-Marie-Jégo. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue nouvelle et qui n'est inscrite dans aucun, indicateur, disons qu'elle est située près de la place d'Italie, à la jonction de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue du Moulin-des-Prés. (1889)

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1881

L’enterrement de Blanqui

Ce n'est qu'hier soir, à six heures, que l\'administration des Pompes funèbres a été informée, par la mairie du treizième arrondissement, de l\'heure officielle des obsèques de Blanqui et de la classe choisie par la famille, pour le corbillard et les tentures. (1881)

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1881

Les obsèques de Blanqui

Dès neuf heures du matin, les employés des Pompes funèbres sont venus tendre la porte extérieure de la maison où est mort Blanqui, 25, boulevard d'Italie. Au milieu de la tenture se détache un écusson avec la lettre B. Il n'y a que très peu de monde encore sur le boulevard. Ce n'est que vers dix heures que l'on commence à arriver. (1881)

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1864

Le point sur les travaux dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs, commencée l'année dernière sur la rive gauche, entre le quai de la gare et la place de l'ex-barrière d'Enfer, a été entreprise par les deux extrémités en même temps ; ces travaux sont terminés d'un côté jusqu'à proximité de la place d'Italie, et de l’autre jusqu'au boulevard d'Ivry, qu'on va transformer à son tour. (1864)

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1903

Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903)

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1882

L'anniversaire de la mort de Blanqui

Malgré les récentes instructions du préfet de police défendant la formation des cortèges sur la voie publique, les journaux révolutionnaires avaient convoqué leurs amis à plusieurs reprises, pour une heure de l'après-midi, devant la maison où est mort Blanqui l'an dernier, au n° 25 du boulevard d'Italie, au coin de la rue du Moulin-des-Prés. Un temps superbe : pas un nuage au ciel, un chaud soleil et un air vif. (1882)

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1896

Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
Toute la gauche du boulevard de l'Hôpital est occupée, comme on sait, par des établissements municipaux ou privés qui couvrent une surface très étendue. Il y a l'hospice de la Salpêtrière, le magasin central de l'Assistance publique, deux ou trois maisons, puis les chantiers du charbon de Paris et les abattoirs de Villejuif. (1896)

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1865

Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
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1908

Explosion à la raffinerie Say

Les deux mille quatre cents ouvriers de la raffinerie Say, 123, boulevard de la Gare, étaient en plein travail, hier matin, vers huit heures et demie, lorsqu'une explosion formidable se produisit dans l'atelier central, d'une superficie de quatre cents mètres carrés ; il y a là sept étages superposés au-dessus du sol et trois galeries souterraines où des hommes, des femmes, des jeunes filles sont occupés au cassage ou à l'empaquetage du sucre, de six heures du matin à six heures du soir… (1908)

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1912

L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.
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1901

L'œuvre des petits chiffonniers

Si le promeneur, en haut de l'avenue d'Italie, avait l'idée de prendre à droite le passage Raymond, il aurait bientôt une vision étrange ! En plein Paris, à cinquante mètres d'une large voie, sillonnée de tramways, il se trouverait en face d'innombrables cahutes, d'aspect sordide où vivent pêle-mêle près de deux mille chiffonniers. (1901)

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1926

A bas les taudis !

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