Faits divers

 paris-treizieme.fr — Jalousie professionnelle (1895)

Jalousie professionnelle

La Presse — 16 mars 1895
Eugène Atget - Chiffonniers rue Barrault (1900-1901)
(Détail interprété)
Source gallica.bnf.fr - Bibliothèque nationale de France

Dans un terrain vague de la rue Barrault, en face du n° 71, sont installées des roulotes habitées par des vanniers.

Un de ces industriels nommé Etienne Schwartz, âge de trente-quatre ans, ne faisait guère d’affaires, tandis que ses voisins, les époux Bruger, gagnaient largement leur vie.

Il en résulta une violente jalousie de la part de Schwartz, qui a tout propos trouvait des motifs pour chercher querelle à ses concurrents.

Avant-hier, un commerçant de l'avenue du Maine, vint commander aux Bruger un lot important de paniers de genres divers. Le vannier disgracié de la fortune fumait mélancoliquement sa pipe, devant sa voiture, faute d'occupation plus sérieuse, lorsqu'il en tendit les conditions avantageuses du marché que venaient de passer ses voisins. Pris d'une violente colère, il les accusa de dénigrer leurs confrères afin d'accaparer tout l'ouvrage.

Une dispute s'éleva alors ; entre les vanniers, au cours de laquelle Mme Bruger dit à son irascible voisin :

— Si vous n'avez pas de travail, ce n’est pas notre faute, mais simplement parce que vous ne savez l'exécuter convenablement.

Schwartz, à ces mots, se retira dans sa roulotte en murmurant des menaces,

Quelques instants plus tard, il sortit arme d'une canne plombée et se rua sur les époux Bruger. Avant que ceux-ci aient eu le temps de se mettre sur la défensive, leur ennemi, les étendit sur le sol en les frappant a la tête avec son arme, puis il prit la fuite.

Les victimes de cet attentat furent relevées par des agents dans un état lamentable. Le mari avait le crâne ouvert ; la femme, l'œil-gauche hors de l’orbite et une plaie profonde à l'occiput-. Ils ont été transportés à l'hôpital de la Pitié et placés salle Volleix.

Schwartz a été arrêté hier matin aux abords de la gare d’Orléans par l’inspecteur Poggi, sur mandat de M. Siadoux, commissaire de police, et écroué au Dépôt.



À lire également...

Une arrestation mouvementée

1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Drame de la jalousie

1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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rue Richemont

Un drame rue Richemont

1904

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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Saviez-vous que... ?

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandises connue des habitants sous le nom de gare de Rungis amis dont kle nom officiel était « gare de la Glacière-Gentilly ».

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La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux et au boulevard Kellermann en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907 en présence de MM. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et Henri Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche,qui prirent la parole.

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C'est en 1868 que la rue de la Barrière-des-Gobelins prit la dénomination de rue Fagon, premier médecin de Louis XIV, directeur du Jardin-du-Roi, mort en 1718.

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