Sur la Bièvre...

 La Bièvre et les Gobelins. - 1897

La Bièvre et les Gobelins.

Le Gaulois — 5 décembre 1897

Cet antique coin de Paris est encore d'actualité. Le conseil municipal a voté l'apposition d'une « plaque » commémorative sur la façade de la manufacture de tapis pour rappeler le souvenir des frères Gobelin, fondateurs de ladite manufacture.

Cette mesure édilitaire, jointe à celle de l'épuration de la Bièvre, nous rappelle les vers si amusants que Claude-le-Petit publia au dix-septième siècle dans son Paris ridicule :

Ne faisons pas ici le cancre
Et passons vite ce ruisseau.
Est-ce de la boue ou de l'eau ?
Est-ce de la suie ou de l'encre ?
Quoi c'est le seigneur Gobelin,
Qu'il est sale et qu'il est vilain !
Je crois que le diable à peau noire
Par régal et par volupté,
Ayant trop chaud en purgatoire
Se vient icy baigner l'esté.

Sévère mais juste.


La Bièvre, ruelle des Gobelins, vue en direction de la rue Croulebarbe

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.

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La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux et au boulevard Kellermann en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907 en présence de MM. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et Henri Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche,qui prirent la parole.

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Pierre et Marie Curie, au moment où ils reçurent le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel », habitaient au 108 du boulevard Kellermann, alors bordé par les fortifications crêtées de gazon vert, une petite maison dont la façade de brique rouge s’abritait derrière un minuscule jardinet, nid de verdure dont le silence était propice aux méditations scientifiques.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦