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 Le projet d’extension de la gare d’Orléans - Le Siècle 4 nov. 1862

Le projet d’extension de la gare d’Orléans

Le Siècle — 4 novembre 1862
Extrait d'un plan de l'époque. On remarquera le tracé de la Bièvre

Nous venons de consulter à l'hôtel de ville le plan du projet d'extension de la gare d'Orléans, dont nous avons annoncé samedi la mise à l'enquête. Le projet en question consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital ; la section de la rue de la Gare comprise entre ce boulevard et la rue Fulton serait supprimée, et remplacée par une voie oblique qui, de cette même rue Fulton, aboutirait sur le quai d'Austerlitz, au débouché de la rue Papin.

Le dépôt actuel de la ville, dit dépôt de la Bièvre, qui se trouve dans le périmètre à exproprier par la compagnie, serait transféré à droite de la voie oblique, sur un triangle réservé à l'est de la rue Papin actuelle et à l'occident de la rue Watt. Quant à la maison d'arrêt de la garde nationale, qui, doit être aussi changée de place, nous ne savons où elle sera transférée.

Par ces changements, les rues Jouffroy et Papin seront supprimées, et l'ancienne pompe du quai d'Austerlitz, également comprise dans le périmètre à exproprier, sera remplacée par la nouvelle, que l'on achève d'établir un peu plus haut.

La gare du boulevard de l'Hôpital, qui a maintenant 350 mètres de long et trois hectares et demi de superficie, étant depuis longtemps devenue insuffisante, la compagnie hésita d’abord entre le projet de création d'une seconde gare spécialement affectée, au service du nouveau réseau, et qui serait placée en tête de la ligne de Tours à Paris par Vendôme, et celui de réunir tout le service à la gare du boulevard, de l'Hôpital, en raccordant la nouvelle ligne de Tours avec celle d'Orléans, à Brétigny. Après mûres réflexions, elle s'est enfin arrêtée à ce dernier parti ; de là la nécessité de mettre la gare actuelle en état de suffire à l'immense mouvement de voyageurs, de voitures et de colis qui doit en être la conséquence ; les agrandissements projetés porteraient à sept hectares, la superficie de cette gare.

La nouvelle section de bâtiments s’élèverait en bordure du quai d'Austerlitz, depuis la place Valhubert jusqu'au débouché actuel de la rue Papin, et serait affectée au service des départs ; les bureaux et la cour de l'administration auraient leur façade dans le quart de cercle, ouvert, en face du jet d'eau, à l'angle du quai d'Austerlitz. Les anciennes constructions seraient réservées aux services de l'arrivée. Le futur embarcadère serait mis en communication avec la voie actuelle, par un embranchement, qui viendrait s'y souder près de l'ancien boulevard extérieur.



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Les boulevards extérieurs et le boulevard du Transit dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs sur la rive gauche, entre l’ex-barrière d'Enfer et le pont de Bercy, est terminée dans la partie qui traverse le quatorzième arrondissement, et se continue à travers le treizième. (1863)

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L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare. (1914)

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Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête. (1923)

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L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

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Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

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Saviez-vous que... ?

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

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Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.

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La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, l'un dans le colonel Chabert, l'autre dans les Misérables, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.

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Le 2 aout 1929, place d’Italie, les passants observaient un aigle planant majestueusement au-dessus d’eux à une altitude variant de 30 à 50 mètres. Le royal oiseau venait de s'échapper du Muséum d'histoire naturelle. Il n’a pu être rattrapé.

L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.