Dans la presse...

 Le quartier de Croulebarbe a son square - 1938

Le quartier de Croulebarbe a son square

L’Humanité — 20 mai 1938
Photographie parue dans l'Humanité datée du 20 mai 1938

L'inauguration du square de Croulebarbe, dû à l'initiative de notre ami René LE GALL, conseiller municipal du quartier, a eu lieu hier matin, en présence d'une foule nombreuse. Édifié sur l'emplacement de l'ancien jardin de la Manufacture des Gobelins, ce square est l'un des plus beaux de Paris et fait honneur à l'activité de Le Gall.

Au cours de l'inauguration, plusieurs discours ont été prononcés. Notre camarade Le Gall a rendu hommage au labeur des techniciens et ouvriers qui ont réalisé ce square.

Ci-dessus, pendant le discours du préfet de la Seine, on voit, de gauche à droite, nos amis René LE GALL, Léon FROT, Maurice GARDETTE, Lucien MONJAUVIS, conseillers municipaux, et notre camarade FRECHARD, militant bien connu de la population du XIIIe.

Le rôle attribué à M. Le Gall est très exagéré.
En fait, la convention signée le 15 mai 1934 entre l'Etat et la ville de Paris dans le cadre des travaux préparatoires à la loi du 6 juillet 1934 concernant l'organisation à Paris, en 1937, d'une exposition internationale, prévoyait, en son article 5 que "la Ville de Paris deviendrait propriétaire, à partir au 1er janvier 1936, de la partie du jardin des Gobelins qui lui est cédée, à charge pour elle de 1'aménager à ses frais en promenade publique".
La convention prévoyait en outre l'élargissement et la réffection des rue du quartier.
L'existence du projet d'aménagement est attestée depuis 1933.
M. Le Gall qui n'a été élu au conseil municipal qu'en 1935, n'est donc pour rien dans la création du jardin.



Dans la presse...


Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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La cité Tolbiac

Les pittoresques, mais encombrantes, cités de chiffonniers de Montmartre ont presque toutes disparu. Les constructions primitives en pavés réformés et en boîtes de sardines, ont fait place à de belles maisons de rapport en pierres de taille.
Voilà, maintenant, que la réforme va atteindre les autres arrondissements où les pauvres « biffins » s'étaient réfugiés. La cité Tolbiac est la première menacée... (1898)

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La nouvelle rue de Tolbiac

Nous parlions dernièrement de la rue d’Alésia ; aujourd’hui, signalons les transformations qui se font, avec une rapidité vertigineuse, dans le prolongement de cette voie, au delà de la rue de la Glacière... (1877)

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Les apaches de la rive gauche

Ce qui donne à cet extrême sud de Paris un cachet particulier, ce sont les terrains vagues de la Glacière, vallée et coteaux de la Bièvre, vastes étendues inhabitées qui se peuplent d’ailleurs en dépit du pittoresque mais à l’avantage de la sécurité... (1903)

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Le débordement de la Bièvre

Les conséquences de l'orage du 29 mai se sont fait sentir façon particulièrement désastreuse chez un grand nombre de mégissiers riverains de la Bièvre... (1901)

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860. Les protestations des habitants d'Auteuil et de Passy qui, eux, se voyaient attribuer les n°13 associé aux « mariages à la mairie du 13e » autant qu'aux superstitions, eurent raison du projet de numérotation et un nouveau projet aboutit à la nomenclature actuelle.

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La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.

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C'est le 14 juillet 1863 que le premier coup de pioche, — car les premieres dizaines de mètres ont été creusés à la pioche par des puisatiers et non par un forage — du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦