Dans la presse...

 Un fragment de voie romaine mise à jour avenue de Choisy - 1906

Un fragment de voie romaine mis à jour avenue de Choisy

La France — 23 juin 1906

La vieille Lutèce reparait de tous côtés à la lumière. On connait le fragment de son mur d’enceinte que le Métropolitain vient de rencontrer dans la Cité. Mais il y a autre chose ; à l’angle de l’avenue de Choisy et de la rue de la Vistule, un coup de pioche heureux vient de mettre à découvert, à 1 m. 40 en contre-bas du trottoir, l’antique voie de Lutèce à Lugdunum.

Cette voie partait de l’actuelle église Saint-Séverin, traversait un cimetière, gravissait le mont Lucotitius en suivant la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, prenait l’alignement de la rue Mouffetard, descendait le versant méridional du Lucotitius en laissant à sa droite un cimetière chrétien situé près de la rue de l’Arbalète, franchissait la Bièvre, gravissait le mont Cetardus dans la direction de l’avenue des Gobelins en coupant un vaste champ de sépultures chrétiennes, parvenait à la place d’Italie, escaladait le mont Glandiolus, suivait l’alignement de l’avenue de Choisy, et se dirigeait sur Juvisy, Essonnes, Melun, Sens, Auxerre, Avallon, Autun, Chalon pour aboutir à Lyon.

La partie qui vient d’être mise à nu, sur 14 mètres de long, offre une largeur de 8 mètres. Son pavage est formé par deux rangées de moellons bruis super posés avec des joints contrariés. L’épaisseur de ce stralumen est de 0. m.40; et le bombement, en son milieu, accuse une flèche de 0 m. 27 de haut.

M. Charles Magne, qui nous fait part de cette découverte, nous rappelle qu’en 1897 il trouva, non loin de là, d’intéressants témoins de la vie de nos pères. Souhaitons que, cette fois encore, il enrichisse sa collection de quelques précieuses dépouilles.

Le titre a été ajouté. Par ailleurs, l'existence du "mont Glandolius" mentionné dans le texte reste à confirmer. (NdE)



Dans la presse...


Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903)

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L'anniversaire de la mort de Blanqui

Malgré les récentes instructions du préfet de police défendant la formation des cortèges sur la voie publique, les journaux révolutionnaires avaient convoqué leurs amis à plusieurs reprises, pour une heure de l'après-midi, devant la maison où est mort Blanqui l'an dernier, au n° 25 du boulevard d'Italie, au coin de la rue du Moulin-des-Prés. Un temps superbe : pas un nuage au ciel, un chaud soleil et un air vif. (1882)

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Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
Toute la gauche du boulevard de l'Hôpital est occupée, comme on sait, par des établissements municipaux ou privés qui couvrent une surface très étendue. Il y a l'hospice de la Salpêtrière, le magasin central de l'Assistance publique, deux ou trois maisons, puis les chantiers du charbon de Paris et les abattoirs de Villejuif. (1896)

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Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
C'est de cette dernière section que nous allons nous occuper aujourd'hui. (1865)

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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Le XIIIème arrondissement avait une superficie de 625 hectares à sa création.

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L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.

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Le 15 février 1883 des gardiens de la paix attrapaient une cigogne dans le jardin situé au milieu de la place d’Italie et remirent l’animal à M. Perruche, commissaire de police du quartier Croulebarbe qui l’envoya à la fourrière où elle mourut quelques jours après faute de nourriture adaptée.
A la déception de ceux qui croyaient que cette cigogne annonçait le printemps, il s’avéra qu’elle appartenait à un nommé Blochet, chimiste à Ivry, qui l’a fit empailler.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦