Un jour dans le 13e

 L'accident du 22 juillet 1915 - Le Petit-Parisien

Explosion dans une usine rue de Tolbiac

UN MORT. ― CINQ BLESSÉS

Le Petit-Parisien ― 23 juillet 1915

Au cours de la matinée d'hier, un grave accident s'est produit 168, rue de Tolbiac, dans l'usine de M. Billault, où l'on fabrique actuellement des grenades. Un de ces engins a éclaté, tuant, sur le coup, le contremaitre, M. Victor Ballossier, trente-deux ans, demeurant 22, rue Boileau, à Montrouge. En outre, cinq ouvrières ont été blessées : Mmes Jeanne Mercier, vingt-sept ans, 41, rue du Moulinet (atteinte au bas-ventre) et Bonsergent, trente et un ans, rue Caillaux, 15 (blessée à la cuisse droite), qui ont été transportées à l'hôpital Cochin dans un état grave ; Marie Leteloo, trente-cinq ans, 29, rue de la Butte-aux-Cailles (contusion à l'œil gauche) Julie Hans, vingt-quatre ans 24, rue des Cinq-Diamants (blessée à la hanche droite) Charlotte Montreuil, vingt-deux ans, 8, rue Bourgon (blessée à l'épaule droite). Après avoir reçu des soins dans une pharmacie, ces trois dernières ont été ramenées à leur domicile.

La catastrophe de la rue de Tolbiac - 20 octobre 1915


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L'accident du 23 juillet 1915

Saviez-vous que... ?

Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853. Il portait initialement le nom de pont Napoléon III.

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C’est en juin 1890 que la rue de Lourcine, rue traversant les 5e et 13e arrondissements, existant depuis le XIIe siècle et rendue célèbre par Eugène Labiche par sa pièce de théâtre représentée pour la première fois en 1857, changea de nom pour devenir la rue Broca, anthropologue et chirurgien. Cette modification souleva quelques protestations notamment de la part de Henri Wallon. En décembre 1944, la partie de la rue Broca, été comprise entre le boulevard Arago et la rue de la Santé prit le nom de Léon-Maurice Nordmann, avocat et résistant français, fusillé en 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien, en conservant la numérotation de la rue Broca.

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Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Selon Henri Sauval, avocat au Parlement (1623-1676), auteur de « Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris » dont une édition parue en 1724 est facilement accessible, le faubourg Saint-Marceau de composait de quatre quartiers : Mallemaison, Copeaux, Reculettes et Fosse-aux-larrons, autrement dit la potence, aboutissant par en haut à la chaussée de Vitry et par le bas au sentiers des Tripes. Sauval précise que dans la fosse-aux-larrons, il y avait un lieu-dit « Les Tripes ».
Il y eut un chemin puis une rue de la Tripière dans le 13e jusqu’en 1872 au moins, voie qui fut ensuite confondue avec la rue du Gaz.

L'image du jour

Avenue des Gobelins