Un jour dans le 13e

 L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

L'Explosion de la rue de Tolbiac a fait une centaine de victimes

Le Journal ― 22 octobre 1915

Rue de Tolbiac, dans l'amoncellement de décombres formé par l'explosion, les pompiers ont, toute la journée d'hier, recherché s'il ne se trouvait aucune nouvelle victime. Ils n'ont découvert qu'un certain nombre de débris humains qui ont été transportés à la Morgue.

M. Poincaré s'est rendu à l'hôpital de la Pitié, auprès des victimes, et aussi à l'hôpital du Val-de-Grâce, où il a remis la croix de la Légion d'honneur au médecin-major Desandré, du corps des sapeurs-pompiers, qui fut blessé par une explosion en concourant au sauvetage en même temps que l'adjudant des pompiers Lejeune.

Le nombre des victimes n'est pas définitivement établi ; il y a à la Morgue trente-cinq corps, dont douze ont été officiellement reconnus, sept femmes et cinq hommes.

Quatre blessés ont succombé : trois femmes et un petit garçon.

Le nombre des blessés atteints gravement est de soixante.

Au total, il y aurait environ cent victimes. Ce n'est que lorsqu'on aura procédé à un contrôle minutieux des personnes employées à la fabrique de la rue de Tolbiac qu'on sera exactement fixé.

Des secours ont été distribués hier aux familles éprouvées, et l'Association nationale des orphelins de la guerre a décidé d'admettre dans ses colonies les enfants des victimes de l'explosion.

La catastrophe de la rue de Tolbiac - 20 octobre 1915


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L'accident du 23 juillet 1915

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Dès les années 1880, l'envoûtement de la Bièvre pour des raisons sanitaires était à l'ordre du jour mais on reculait car cela signifait la mise à mort de toutes les industries qui utilisaient l'eau de la Bièvre et faisaient vivre le quartier Saint-Marcel.

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Le rue Esquirol s'appela Grande-Rue-d'Austerlitz. Son nom actuel lui fut donné en 1864 en souvenir de Dominique Esquirol, médecin aliéniste (1773-1840).

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Le nouveau théâtre Saint-Marcel ouvrit le vendredi 1er octobre 1869. 15 jours plus tôt, il avait reçu l’autorisation de prendre le nom de théâtre des Gobelins. Son directeur était toujours M. Larochelle. Commentant cette ouverture, le Figaro écrivait : « La salle est simple, mais confortable et bien aménagée. Tout y est neuf, lustre, rideaux, décors, etc. La première pierre de ce théâtre fut posée, il y a à peine un an, par la fille aînée du directeur, une mignonne de six ans. Cet immeuble sera sa dot. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.